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Plan de chasse qualitatif des grands cervidés

 Ne pas confondre sélectif et qualitatif !

Lorsque les chasseurs ont le choix, ils orientent prioritairement leur tir sur les sujets les plus gros, porteurs des bois les plus développés, laissant ainsi peu de chance aux animaux de vieillir .
Pour tenter de remédier à cette situation, l'ANCGG a imaginé un plan qualitatif par sexe et par classe d'âge qui réponde aux exigences biologiques et comportementales de l'espèce.

Il préconise :

1) La répartition des attributions en trois tiers sensiblement égaux : 1/3 de cerfs coiffés, 13 de biches, 1/3 de jeunes de l'année, ce qui permet d' éviter un déséquilibre marqué au profit des femelles et des jeunes, donc de mieux maîtriser la dynamique des populations et les dommages à la végétation.
2 ) Le contrôle des prélèvements des mâles à l'aide de 2 bracelets spécifiques dont la définition est fondée sur un critère visuel indiscutable reflétant globalement l'appartenance à une classe d'âge.

Par exemple :
bracelet C1 :cerfs jusqu'à 8 ou 10 cors ( à pointe ou à fourche sommitale )
bracelet C2 : cerfs à empaumure (s ).
Le premier concernera surtout les cerfs jeunes et subadultes, le second essentiellement les cerfs adultes et vieux, mais la détermination des critères dépend du type de biotope qui influe beaucoup sur la rapidité de croissance des animaux .
L'attribution de C2 ne doit jamais excéder 20 à 30 % du total.

Ce plan simple et pragmatique tient compte du fait incontournable qu'en France 75 % des coiffés sont réalisés en battue. Il ne repose pas sur l'estimation– toujours aléatoire – de l'âge précis des animaux vivants. Enfin, il se montre respectueux du polymorphisme naturel.
Aucun type de cerf n'est favorisé ou défavorisé : on tire les daguets sans tenir compte de la longueur de leurs perches, les sujets avec ou sans empaumure selon leur fréquence au sein des populations. Rappelons à ce titre que deux facteurs apparaissent autrement essentiels pour conserver l' intégrité du patrimoine génétique : l'existence d'un effectif reproducteur suffisant et la libre circulation qui permet les échanges.
La menace n° 1 qui pèse sur les grands ongulés, ce n'est pas le plan qualitatif mais la fragmentation de l'espace naturel.

A condition de ne pas prélever trop de mâles par rapport à l'accroissement annuel, la répartition C1- C2 permet d'épargner une proportion importante de cerfs d'âge moyen  (ce que fait la nature ) et d'aboutir à la constitution d'une classe d'animaux d'âge mûr.
Mise en application , avec des variantes locales, dans une trentaine de départements qui réalisent  un fort pourcentage du tableau national ( un peu plus de 50% ), cette gestion qualitative porte ses fruits. Le nombre de cerfs de 9-10 ans et plus y a sensiblement augmenté et la progression régulière de trophées inscriptibles au catalogue national constitue une preuve supplémentaire de son efficacité.
Le plan préconisé par l'ANCGG nous paraît actuellement le meilleur compromis possible entre une régulation aisée ( fortes attributions, chasses collectives ) et les objectifs recherchés ( harmonie faune – flore, équilibre social des populations ). Il ne constitue ni une panacée ni un dogme.
Analysons objectivement ses résultats sur le terrain et n' oublions jamais, comme l'écrivait Hegel, que "La vérité est fille du temps, non de l'autorité".

Guy Bonnet
au nom de l' ANCGG.

Télécharger la note 2005 sur le plan de chasse qualitatif simple de l'espèce cerf