| \n Cela signifie que le probl\u00e8me juridique \u00e9ventuel serait l\u2019absence de d\u00e9claration, et non le fait de ne pas \u00eatre physiquement porteur du r\u00e9c\u00e9piss\u00e9.<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n\n \n \n\n\n| \n Il faut donc distinguer \u00ab\u00a0pr\u00e9senter un document\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0justifier de la r\u00e9gularit\u00e9 de l\u2019arme\u00a0\u00bb. Un agent de contr\u00f4le peut naturellement v\u00e9rifier l\u2019arme elle-m\u00eame, son num\u00e9ro de s\u00e9rie et sa situation administrative. Le SIA est justement con\u00e7u pour permettre aux autorit\u00e9s habilit\u00e9es d\u2019acc\u00e9der aux donn\u00e9es n\u00e9cessaires \u00e0 la tra\u00e7abilit\u00e9 des armes. L\u2019article R. 312-86 d\u00e9finit notamment les cat\u00e9gories d\u2019agents pouvant acc\u00e9der aux donn\u00e9es du SIA dans la limite de leurs attributions et de leur besoin d\u2019en conna\u00eetre.\u00a0Il ne mentionne pas les agents de l\u2019OFB.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n \n \n \n\n\n| \n Autrement dit : l\u2019absence de r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 SIA dans la poche du chasseur ne signifie pas que l\u2019arme est en situation irr\u00e9guli\u00e8re. En revanche, si l\u2019arme de cat\u00e9gorie C n\u2019est pas d\u00e9clar\u00e9e, c\u2019est une tout autre question, susceptible de relever de l\u2019article L. 317-4-1.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n \n \n \n\n\n\nDiff\u00e9rences entre agents de l\u2019OFB et gendarmes<\/strong><\/h1>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n\n \n \n\n\n| \n Il faut distinguer les pouvoirs des inspecteurs de l\u2019environnement de l\u2019OFB de ceux des gendarmes, car leur fondement juridique n\u2019est pas exactement le m\u00eame.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n \n \n \n\n\n\nLes agents de l\u2019OFB : des pouvoirs de police judiciaire importants<\/strong><\/h2>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n\n \n \n\n\n| \n Les agents de l\u2019OFB qui ont la qualit\u00e9 d\u2019inspecteurs de l\u2019environnement sont habilit\u00e9s \u00e0 rechercher et constater les infractions relevant notamment du livre IV du Code de l\u2019environnement, qui comprend la r\u00e9glementation de la chasse.\u00a0Le Code de l\u2019environnement leur donne donc un v\u00e9ritable pouvoir de contr\u00f4le, et pas seulement un pouvoir de demander les trois documents du permis.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n \n \n \n\n\n| \n 1. L\u2019inspecteur de l\u2019OFB peut contr\u00f4ler l\u2019arme<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n\n \n \n\n\n| \n Les inspecteurs de l\u2019environnement de l\u2019OFB sont express\u00e9ment habilit\u00e9s \u00e0 rechercher et constater les infractions au Code de l\u2019environnement. L\u2019article L. 172-4 leur attribue ces comp\u00e9tences, tandis que l\u2019article L. 172-5 pr\u00e9voit qu\u2019ils recherchent les infractions \u00ab\u00a0en quelque lieu qu\u2019elles soient commises\u00a0\u00bb<\/em>.\u00a0 Cela signifie qu\u2019un contr\u00f4le de chasse ne se limite pas \u00e0 v\u00e9rifier le permis et le gibier.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n\n \n \n\n\n| \n Ils peuvent notamment rechercher une infraction concernant l\u2019emploi de l\u2019arme dans le cadre de la chasse.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n \n \n \n\n\n| \n Il faut ici distinguer le contr\u00f4le de l\u2019arme de la fouille corporelle. L\u2019inspecteur peut proc\u00e9der aux constatations mat\u00e9rielles n\u00e9cessaires \u00e0 la recherche d\u2019une infraction. Il dispose notamment du pouvoir de demander communication des documents n\u00e9cessaires au contr\u00f4le et, lorsqu\u2019ils sont informatis\u00e9s, d\u2019acc\u00e9der aux logiciels et donn\u00e9es correspondants. C\u2019est l\u2019article L. 172-11<\/strong> qui le pr\u00e9voit express\u00e9ment.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n\n \n \n\n\n| \n Il peut donc, par exemple :<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n \n \n \n \n- demander au chasseur de lui pr\u00e9senter son arme ;<\/li>\n
- relever marque, mod\u00e8le et num\u00e9ro de s\u00e9rie<\/strong> ;<\/li>\n
- v\u00e9rifier les caract\u00e9ristiques de l\u2019arme ;<\/li>\n
- constater la pr\u00e9sence d\u2019une munition dans l\u2019arme ;<\/li>\n
- v\u00e9rifier les conditions dans lesquelles elle est utilis\u00e9e ;<\/li>\n
- rechercher une infraction li\u00e9e \u00e0 son utilisation.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n
\n \n \n\n\n| \n 2. Peut-il prendre lui-m\u00eame le fusil des mains du chasseur ?<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n\n \n \n\n\n| \n Il semble n\u2019y avoir aucun texte donnant \u00e0 l\u2019inspecteur de l\u2019environnement un pouvoir g\u00e9n\u00e9ral de fouille corporelle ou de manipulation arbitraire de l\u2019arme d\u2019un chasseur. Son pouvoir est celui de la recherche et de la constatation d\u2019une infraction. Il peut en revanche proc\u00e9der \u00e0 la saisie de l\u2019arme<\/strong> lorsqu\u2019elle constitue l\u2019objet ou l\u2019instrument ayant servi \u00e0 commettre une infraction ou destin\u00e9 \u00e0 la commettre : c\u2019est express\u00e9ment pr\u00e9vu par l\u2019article L. 172-12, 1\u00b0.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n\n \n \n\n\n| \n 3. Peuvent-ils v\u00e9rifier directement le SIA ?<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n | | | | | | | | | | | | | | |