Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier de la Marne



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Faune, habitats, chasse


DEPLIANT ADCGG pour l'organisation de vos chasses

Nous vous offrons ce dépliant pour que l'organisation de vos journée de chasse soit des plus agréables
- Vous y retrouverez le nombre des animaux vus, tirés, prélevés lors de vos différentes battues, a remettre en fin de journée à votre chef de ligne, direteur de battue pour une meilleur gestion,
- Le code de vos sonneries à compléter (chaque société a les siennes et les invités sont parfois "perdus" ),
- un mémo pour la détermination de l'age du "gibier rouge",
- un mémo sur la réaction du gibier au coup de feu,
- une fiche a remplir en cas de gibier blessé et a remettre à votre chef de ligne ou directeur de battue

Comment procéder :
1 Faire une copie recto verso de ce dépliant
2 Couper la feuille en 2
3 Plier en 3 volets ce document
4 Le remettre à vos actionnaires, traqueurs, invités
5 Il est GRATUIT fait en profiter vos amis......

MEMO CODE SONNERIE

Nous vous offrons cet aide mémoire "Code de SONNERIE"

- Le code de vos sonneries à compléter (chaque société a les siennes et les invités sont parfois "perdus" ),
- un mémo pour la détermination de l'age du "gibier rouge",

Comment procéder :
1 Imprimer le document
2 Compléter votre code sonnerie
3 Faire des copies recto verso de ce dépliant sur des papier BRISTOL
4 Couper la feuille en 4 suivant les pointillés, le must plastifiez ces cartes
4 Le remettre à vos actionnaires, traqueurs, invités
5 Il est GRATUIT fait en profiter vos amis......

Ajouté le 22 septembre 2010

Fiche Reaction Gibier au coup de feu

Nous vous offrons cet aide mémoire "réaction du gibier au coup de feu"
- réaction du gibier au coup de feu
- le comportement du chasseur de grand gibier après le tir
- les "différents types " de sang (foie, poumons, etc....)


Comment procéder :
1 Imprimer le document
2 Faire des copies recto verso de ce dépliant sur des papier BRISTOL
3 Couper la feuille, le must plastifiez ces cartes
4 Le remettre à vos actionnaires, traqueurs, invités
5 Il est GRATUIT fait en profiter vos amis......

Ajouté le 24 septembre 2010

Code des Brisées

Tout ce que vous devez savoir sur les brisées....voici le code des brisées pour les connaitre, les comprendre, et peut etre en appliquer certaines....

Ajouté 25 avril 2010

Brochure "gérer le cerf"

Editée par l' ANCGG
Ouvrage épuisé .....mais en accés libre sur le net.....

Ajouté 22 octobre 2010

Comment juger un cerf

Par nos amis Belges une quinze de cerfs a évaluer....

Ajouté le 23 octobre 2010

Fiabilié de l'age postmortem du cerf par l'examen du systeme dentaire

par le Docteur Jean-Pierre BRIOT lors du symposium cerf


Ajouté le 24 juillet 2010

Les biches suitées : un indicateur pour la gestion des populations de Cerf ?

La gestion des populations d’ongulés sauvages repose sur le suivi d’indicateurs qui permettent d’apprécier l’état d’équilibre entre la population animale et son habitat.
Chez le Cerf élaphe, la mise au point d’indicateurs de changements écologiques constitue l’un des objectifs essentiels des travaux menés actuellement par l’ONCFS.
Le taux de femelles suitées pourrait être un de ceux-ci mais la méthode nécessite une validation. Un test réalisé à partir de plus de dix années de données d’observation collectées sur une population contrôlée,au sein de laquelle des biches individuellement marquées ont pu être suivies tout au long de l’année, ne plaide cependant pas en faveur de cette méthode. Explications.

Ajouté le03 avril 2011

longueur de la patte arriere du chevreuil indice de condition


phase juvenille chez le chevreuil


indice d'abroutissement nouvel indicateur de la relation "foret -gibier"


Enquete nationale Blaireau


Cible de reglage RWS

Imprimez cette cible, et vérifiez le réglage de votre optique bien sur en respectant les règles de Sécurité

Appeau BUTTOLO

Prendre la balle de caoutchouc dans la main pour que le pouce se trouve au milieu de la page. A titre d'illustration montre. Une légère pression est suffisante pour produire la plus naturelle de l'accouplement d'appel oeufs. Voir l'illustration B. Pour produire le terrorcry, appuyez rapidement avec le pouce, mais modérément jusqu'à atteindre le bas de la balle de caoutchouc, dans laquelle le mécanisme se fixe et en mouvement constitue le terrorcry-leurre, comme le montre l'illustration C.

L'accouplement d'appel est reproduite par l'application d'une pression à la poire en caoutchouc, et donc de changer la forme de la position A de la position B (voir illustration). Le cap a monté un avant et deux ouvertures latérales trou pour former les airs.

Pour produire un appel d'offres, l'accouplement naturel appel, garder une ou deux ouvertures de la fermer, si vous souhaitez garder une main libre. omsert petites chevilles de bois à travers les ouvertures des deux côtés du capuchon en caoutchouc, et de cette manière vous pouvez garder votre arme en position de tir pendant que decoying.

Si les trois ouvertures sont couverts, l'appel se fera entendre en particulier doux et soumis.
Mating Call
Deux explosions de 3 secondes de pause entre les sons (FIE... FIE), puis 10 secondes de pause, puis trois explosions fie avec 3 secondes de pause entre les sons (FIE... Fie... Fie), de nouveau 10 secondes de pause, puis deux explosions, et ainsi de suite comme avant.
fie 3/s fie 10/s ---------- fie 3/s fie 3/s fie 10/s ---------- fie 3/s fie 10/s ----------
fie 3/s fie 3/s fie 10/s ---------- fie 3/s fie 10/s ---------- fie 3/s fie 3/s fie --------
Puis, deux à trois minutes de repos. après quoi l'ensemble du thème peut être répété. Avant de commencer à attirer, OAY attention que le stand est monté comme silencieusement que possible.
Terror Call
Prendre la balle de caoutchouc dans la main comme on le voit sur l'illustration A, et, balle de presse de la position A (voir illustraion) en position C, le bas de la balle, comme dans l'appel d'accouplement. Ainsi, une chanson est produit semblable à un «pia». Si l'on a obtenu la fermeté nécessaire, puis le decoying se fait selon qu'il thème suivant, towit: une fois "pi", puis courte pause, puis «pia avec 3 secondes de pause," pia "avec 3 secondes de pause," pia " avec 5 secondes de pause, "pia" avec 3 secondes de pause, "pia" avec 3 secondes de pause, "pia" avec 5 secondes de pause ", pia avec 3 secondes de pause," pia "avec 3 secondes de pause," pia "avec 2 minutes pause, etc. Le dernier morceaux doivent être faites avec main tremblante, dans ce cas, la balle doit être enfoncée rapidement
Ceci est comme suit:

pia -----pia 3/s pia 3/s pia 5/s ----- pia 3/s pia 3/s pia15/s -----
Roe Calling Conseils
Il ne faut pas trop de leurre. Le moins et le plus calme leurres, meilleurs sont les résultats lorsque les oeufs de vocation. Quand commence à attirer, à partir de début decoying dans votre poche ou envelopper d'un linge autour de l'appelant afin que la musique ne peut être entendu pour une petite distance. "quand venteux, omettre de leurre".
Après la decoying, on devrait au moins rester tranquillement sur le stand pendant 15 minutes, comme elle mai arriver, que lors de la sortie du stand trop rapidement, le chevreuil mâle mai printemps off bêler.
A. Buttolo
TRADUIT AVEC GOOGLE
les liens
http://www.thehuntinglife.com/html/sections/articles/shooting/buttolo-call-roe.html

http://www.buttolo.com/

Ajouté le 13 aout 2010

Quelles sont les règles pour l’utilisation d’une arme blanche et de l’épieu à la chasse ?ans on

Une arme étant conçue pour tuer ou blesser (1), l’usage à la chasse d’armes blanches de 6ème catégorie (baïonnette, sabre-baïonnette, poignard, couteau, dague ou épieu) (2), quelque soit la taille doit, être justifié. L’acquisition reste autorisée sauf pour les personnes de moins de 16 ans. Pour ces dernières, la présentation d’une licence de sport pour la pratique des armes blanches et l’autorisation de la personne qui exerce l’autorité parentale sont obligatoires.
Il y a une différence fondamentale entre la détention, le transport et le port des armes à feu ou des armes blanches. C’’est, le motif qui détermine la légitimité du port de l’arme blanche.

Qu’entend-on par motif légitime ?

En action de chasse, il est légitime qu’un chasseur puisse avoir à sa ceinture une dague de chasse . Ainsi, il peut transporter un couteau de chasse, une dague ou un épieu entre le lieu de chasse et son domicile.
Hors action de chasse une arme blanche n’a pas à être portée. Sauf cas particuliers, une autorisation de détention d’un fusil ou d’une carabine ne donne pas la possibilité de porter une arme blanche sur soi. Les motifs type "se défendre" ou "au cas où" ne sont également pas des motifs légitimes.
Ainsi a été jugé coupable de port d’arme prohibé, le porteur d’un couteau muni d’un dispositif de blocage de la lame permettant de la rendre solidaire du manche, à double tranchant sur toute la longueur ou tout au moins à la pointe, d’une longueur supérieure à 15 cm (3).
En revanche doit être relaxé le porteur d’un couteau de type « laguiole » dans la mesure où il s’agit d’un couteau pliant non muni d’un dispositif de blocage de la lame permettant de le transformer en couteau poignard susceptible de porter un coup violent (46).Rien n’empêche les personnes qui le préfèrent d’utiliser leur propre couteau de poche lors d’un repas.

Si, à la chasse, le port d’une arme blanche est légitime pour un chasseur et essentiel pour servir un animal aux abois ou sur ses fins, il n’en demeure pas moins que la chasse avec une arme blanche n’est pas autorisée.

Que peut-on faire avec une arme blanche à la chasse ?
La chasse à l’épieu comme celle avec une dague ne sont pas autorisées en tant que telles en France. En effet, la loi cite de manière limitative les modes de chasse autorisés "soit à tir, soit à courre, à cor et à cri, soit au vol suivant les distinctions établies par des arrêtés du ministre chargé de la chasse" 5 L’épieu ou la dague (96 peuvent être utilisés uniquement pour la mise à mort d’un animal aux abois ou mortellement blessé par un tir réussi.

Lorsqu’il s’agit de la chasse à tir, l’usage de l’épieu ou de la dague ne pose plus de problème pour achever l’animal mortellement blessé qui ne peut plus échapper au chasseur. S’il s’agit de la chasse à courre, l’acte constitutif peut être admis lorsque l’animal est dans la situation de ne plus pouvoir s’échapper et survivre. « Achever un animal mortellement blessé ou aux abois ne constitue pas un acte de chasse, de même que la curée (…) sur les territoires ou s’exerce le droit de chasse de leur propriétaire durant les périodes d’ouverture de la chasse fixées par l’autorité administrative » (7).

La jurisprudence a confirmé cette pratique. « Dès lors qu’un cerf, poursuivi depuis de longues heures, s’est réfugié dans un jardin entièrement clos, a été coincé dans un angle et n’a pu s’échapper, et que rien n’indique qu’il n’aurait pu s’enfuir si la configuration des lieux en cul de sac n’avait pas favorisé les chiens et ne l’en avait empêché, la preuve n’est pas rapportée que l’animal était aux abois ou sur ses fins (…) » 8).

La loi fait la distinction entre l’action de capture ou de mise à mort qui est un acte de chasse et le fait d’achever un animal aux abois ou sur ses fins à l’arme blanche.
Concernant la question de savoir à quel moment le gibier est « aux abois », il importe de s’intéresser à l’acte d’appropriation de l’animal à partir du moment où il ne peut plus échapper à l’appréhension du chasseur. C’est ainsi que l’on entend par sanglier qui tient au ferme, celui qui s’accule dans son fort, refuse de débucher et tient tête aux chiens, on doit convenir qu’il n’est pas pour autant forcément blessé ou épuisé au point de ne pouvoir s’échapper ou survivre. A ce titre, il a été écrit qu’il n’est jamais certain qu’un sanglier qui s’arrête soit véritablement un sanglier forcé, c’est à dire pris (9). Par ailleurs, le cerf et le chevreuil sur leurs fins doivent être souvent relancés et les chiens n’y réussissent pas toujours (10 Ainsi, la notion d’être « aux abois » doit s’entendre comme l’animal blessé ou épuisé à un stade tel qu’il ne peut plus s’échapper physiquement au chasseur.

Puisque l’utilisation d’une arme blanche (épieu, dague…) pour achever un animal mortellement blessé ou aux abois ne constitue pas un acte de chasse, il n’est pas nécessaire d’être titulaire du permis de chasser validé. Attention cependant à rester dans le cadre strictement défini ci-dessus car a contrario, « constitue un acte de chasse tout acte volontaire lié à la recherche, à la poursuite ou à l’attente du gibier ayant pour but ou pour résultat la capture ou la mort de celui-ci. ».

Si vous êtes en infraction :

Le fait de porter ou transporter, sans motif légitime, une arme de 6ème catégorie, est un délit passible d’un maximum de 3 ans d’emprisonnement et d’une amende pouvant aller jusqu’à 3750 € (art. L.2339-9 Code de la Défense).
Si vous pratiquez la chasse à l’arme blanche et sans préjudice des infractions pouvant être relevées par ailleurs et cumulées pour les mêmes faits (par exemple : absence de permis de chasser, chasse sur autrui…), vous pouvez être poursuivis d’une contravention de 5ème classe (art. R. 428-8 Code de l’Environnement). il s’agira d’un délit dans le cas où l’infraction sera accompagnée de circonstances aggravantes (art. L. 428-5 du même code).

Les conseils de la rédaction

Couteau, dague, baïonnette sont à porter dans un étui lors de l’action de chasse et ne peuvent être utilisés que pour servir un animal aux abois ou mortellement blessé. En ce qui concerne l’épieu, étant interdit comme arme de chasse, les conducteurs de chiens doivent donc le transporter neutralisé ou dans un étui (il en est de même en cas de déplacement dans un véhicule), comme le fait par ailleurs
la vénerie, où cette arme est de port quasi ancestrale, et ce, sans la moindre difficulté.


Pour en savoir plus :
(1) Art. 132-75 Code Pénal.
(2) Décret n° 95-589 du 6 mai 1995 relatif à l’application du décret du 18 avril 1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions (art. 2, 57et s.).
(3) Texte n° DA 98-039 du 26 mars 1998 D.G. Douanes.
(4) Jugement du 29 janv. 1997 par le TGI de Grenoble– JCP 1997-IV-2054.
(5) Art. L. 424-4 du Ccode de l’Environnement.
(6) Conformément à la définition du Dictionnaire de la chasse de P.L. DUCHARTRE : la dague désigne un poignard à lame longue ou épée à lame courte, ce terme est parfois utilisé comme synonyme de couteau de chasse (p. 187) car quand « la grande vénerie fut codifiée, à partir de 1580, la vénerie en vint à mettre au point une nouvelle version du « culter venatoris » qui prit le nom de couteau de chasse désignant une épée courte à lame large que le veneur moderne porte au côté fixe à un ceinturon » (p. 176).
(7) Art. L. 420-3 du Code de l’Environnement.
(8) Arrêt de la Cour d’appel d’Amiens du 25 fév. 1997.
(9) H. de Falandre, encyclopédie de la vénerie française, p. 173.
(10) Encyclopédie de la vénerie française, p. 166 et s.

Source : ONCFS - article paru dans la Revue nationale de la chasse n° 745 – octobre 2009, p.23.
ajouté 27/07/2010

Le droit de suite

Par principe, « nul n’a la faculté de chasser sur la propriété d’autrui sans le consentement du propriétaire ou de ses ayants droit » (1). Ainsi, le droit de suite du gibier sur le terrain d’autrui devrait être considéré comme fait de chasse sur le terrain d’autrui, alors même qu’il aurait commencé sur un terrain où l’on dispose du droit de chasse. Mais ce principe connaît des atténuations.

Le droit de suite sur le gibier blessé

Il n’y a pas fait de chasse sur le terrain d’autrui et donc pas d’infraction quand le chasseur va achever l’animal qu’il a déjà mortellement blessé ou sur ses fins, ou ramasser un gibier tué dans des conditions licites. Le droit de suite du gibier mortellement blessé est donc permis sur le terrain d’autrui (2). Par contre, le fait de poursuivre sur le terrain d’autrui et d’y achever un gibier simplement blessé constitue un acte de chasse et une contravention, faute d’autorisation de la part du propriétaire (3). C’est pourquoi, le cas échéant, il appartiendra au chasseur de rapporter, la preuve qu’il a bien mortellement blessé ou épuisé le gibier avant qu’il tombe sur le terrain d’autrui (4). Il n’y a capture effective du gibier que lorsque ce dernier ne peut plus échapper à l’appréhension sûre et certaine du tireur. De sorte que l’animal res nullius blessé mortellement devient la propriété du chasseur puisqu’il ne peut s’échapper et survivre à sa capture définitive par le tireur.
En l’absence d’élément matériel (topographie, traces de sang…) pouvant apporter la preuve que ce gibier n’a pas été mortellement blessé lord du premier tir, il n’y a de définition juridique de l’animal mortellement blessé. Cela est laissé à l’appréciation souveraine des juges. De surcroît, l’appréhension de blessures mortelles peut être délicate lorsque le gibier est atteint de lésions internes non visibles mais insidieuses et réelles dont seule une autopsie peut déterminer les causes réelles. De manière précise, on pourrait reconnaître qu’un animal est mortellement blessé dans les cas : d’une lésion importante visible permettant une appréhension dans un temps relativement court au tir réalisé ou d’une lésion interne engageant le pronostic vital de 48 heures établi en matière animale.

Appréciation souveraine du juge

Dès lors à la question de savoir si un gibier poursuivi considéré par le tireur comme mortellement blessé peut, somme toute, parcourir une distance relative et être achevé par le tireur initial, il revient à l’appréciation souveraine du juge de déterminer à partir de quel moment le gibier peut être considéré comme mortellement blessé. La jurisprudence a reconnu que la perte d’un membre pour l’animal constituait une blessure telle que le gibier devait être ainsi considéré comme approprié et donc que sa poursuite ne constituait pas un acte de chasse (5). Par contre, les juges ont condamné un chasseur qui « fusil chargé en main et accompagné de son chien en laisse », recherchait un lièvre blessé passé sur le terrain d’autrui. La Cour a rappelé opportunément que le droit d’aller chercher un gibier mortellement blessé, sur le terrain d’autrui « s’entend de la simple appréhension du gibier et non de la poursuite du gibier ». Usant de leur appréciation souveraine, les juges n’ont pas cru, en outre, qu’un lièvre blessé pouvait continuer sa course si longtemps (6).
En résumé, on ne peut que conseiller dans le cadre d’une recherche avec l’aide ou non d’un chien de sang de prévenir le détenteur du droit de chasse du territoire sur lequel la recherche va s’opérer afin d’obtenir son autorisation.

La quête des chiens

Selon le code de l’environnement, « peut ne pas être considéré comme une infraction le passage des chiens courants sur l’héritage d’autrui, lorsque ces chiens sont à la suite d’un gibier lancé sur la propriété de leur maître, sauf l’action civile, s’il y a lieu, en cas de dommages » (7). Le passage sur le terrain d’autrui de chiens courants, qui sont à la poursuite d’un gibier, ne cesse d’être une infraction de chasse que si le maître des chiens justifie qu’il a fait tout ce qui dépendait de lui pour empêcher la poursuite des chiens sur le terrain d’autrui (8). N’est pas non plus punissable le chasseur qui justifie que les chiens ont quêté contre sa volonté et indépendamment de toute participation de sa part (9). Ainsi, l’excuse absolutoire visée par le code de l’environnement ne peut pas être invoquée par le maître de chiens courants qui n’a ni essayé de rompre les chiens partis à la quête de gibier sur le territoire d’autrui ni prouvé qu’il lui aurait été impossible de le faire (10).
A noter également que la seule possibilité de poursuivre un gibier mortellement blessé dans une réserve de chasse et de faune sauvage est de procéder à la recherche de l’animal blessé ou de contrôler le résultat du tir avec l’aide ou non d’un chien de sang, en y pénétrant non armé. La recherche du gibier blessé avec un chien spécialisé n’est autorisée que pour les seuls conducteurs de chiens de sang.
Les conseils de la rédaction

En premier lieu, n’oubliez jamais que nul n’a la faculté de chasser sans l’accord du propriétaire ou de ses ayants droits.
Pour garder d’excellentes relations avec vos voisins, n’hésitez pas à leur demander l’autorisation de venir récupérer « votre » gibier mortellement blessé sur leur territoire.
Pour la recherche au sang, préparez le terrain en prévenant certes le conducteur de chien mais aussi le détenteur du droit de chasse du territoire où l’animal blessé a fui.
Enfin, dernier point qui nous semble essentiel, rassurez votre voisin sur vos intentions.
Ainsi, si vous allez chercher un gibier chez lui mortellement blessé et non loin de la limite de votre territoire, laissez ou confiez à un collègue votre arme déchargée. Il n’est jamais agréable de croiser une personne inconnue armée chez soi.

Si vous êtes en infraction :

Le fait de chasser sur le terrain d’autrui sans le consentement du propriétaire ou du détenteur du droit de chasse est passible d’une contravention de la 5ème classe d’un montant de 1500 € (art. R. 428-1 du code de l’environnement). Il s’agira d’un délit dans le cas où l’infraction sera accompagnée de circonstances aggravantes (art. L. 428-4 et suivants du même code). Ces peines peuvent être cumulées à des dommages-intérêts dans le cas où le propriétaire a engagé une action civile du fait de dommages subis sur sa propriété.
Pour en savoir plus :

1. Art. L. 422-1 du code de l’environnement.
2. Crim., 23 juillet 1869, Bull. crim. n° 179.
3. -Crim., 28 août 1868, Crim. 20 décembre 1894.
4. Civ. 2ème ch. 30 octobre 1958.
5. Cass. 20 déc . 1894, Trib. corr. Romorantin 17 mai 1955.
6. Cour d’appel d’Amiens 12 mars 1986.
7. Art. R. 428-1 II du code de l’environnement.
8. Crim. 17 juin 1921, DP 1922.5.5.
9. Crim. 4 mai 1939, Gaz. Pal. 1939.2.34.
10. Crim. 30 mars 1994, 93-83.336.

Source : ONCFS - article paru dans la Revue nationale de la chasse n° 749 – février 2010, p.17.
Ajouté le 08 octobre 2010

UNE SALLE POUR LA DÉCOUPE DU GIBIER APRÈS LA CHASSE. QUELLES SONT NOS OBLIGATIONS EN MATIÈRE D’HYGIÈNE ?

La réglementation sur les salles de chasse, salles d’éviscération ou de découpe, chambres froides ou autre lieu d’entreposage du gibier dépend essentiellement de la destination du gibier : partage privé entre chasseurs et leurs proches ou commercialisation, qu’il s’agisse de marché de détail local ou de négociants ou de particuliers en fin de chasse. En particulier, dès lors que vous avez une activité de commercialisation (particuliers en fin de chasse, marché de détail local ou ateliers de traitement) et que vous disposez d’une chambre froide, alors vous êtes soumis à la réglementation « centre de collecte » (plus amples détails ci-dessous).

ajouté le 31 mars 2011

POINT SUR LA REGLEMENTATION DES SOUS-PRODUITS ANIMAUX. APPLICATION AU GIBIER

ajouté le 1 avril 2011

LA SECURITE A LA CHASSE ASPECTS JURIDIQUES

Un accident de chasse, quelle que soit sa gravité, entraîne de nombreuses conséquences sur le
plan juridique. S’il implique la mise en cause de la responsabilité civile et pénale du chasseur, cet
accident peut aussi entraîner la mise en cause de l'association elle-même et de ses dirigeants ou
celle du titulaire du droit de chasse (son représentant s’il s’agit d’une personne morale telle qu’une
SCI par ex.) pour les chasses privées. Cette mise en cause est faite en la qualité d’organisateur de
chasse des dirigeants ou du titulaire du droit de chasse.
L'application des recommandations juridiques présentées dans ce mémento permettra la mise
en place et l’application de mesures pour éviter les accidents.


Annie CHARLEZ
Chef de la Mission Conseil Juridique
ONCFS

Ajouté le 1 avril 2011

L’EXAMEN INITIAL DU GIBIER : UNE PRECAUTION SANITAIRE OBLIGATOIRE

Cet « examen initial » du gibier, devra être assuré par une personne du groupe de chasse qui aura participé à une FORMATION assurée par la FDC. Il suffira donc d’un chasseur formé par équipe de chasseurs concernés.

Cette formation présente l’examen initial, les bonnes pratiques en matière d’hygiène de la venaison, aborde la mise en œuvre de la traçabilité et traite des mesures préventives contre la trichine du sanglier.

En attendant, vous pouvez toujours consulter l’AIDE MEMOIRE DE L’EXAMEN INITIAL sur le site de la FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS. Vous y retrouverez notamment le TABLEAU REGEMENTAIRE de l’ensemble des dispositions actuelles ou à venir.

AJOUT2 LE 4 AVRIL 2011

TRICHINELLOSE

La trichine est un petit vers d’1 millimètre de long, parasite de l’homme
et de nombreux animaux.
La larve de ce parasite s’enkyste dans les muscles de son hôte. C’est donc exclusivement par la consommation de viande parasitée (muscle
parasité), que le parasite passe d’un hôte à un autre.
Ainsi, l’homme peut être contaminé en consommant de la viande trichinée mal cuite. Le porc, le cheval, le sanglier, mais aussi d’une manière générale les carnivores ou omnivores sont, par cette voie, les vecteurs de la trichine chez l’homme.
Chez l’homme, la maladie s’exprime par de la grande fatigue, de l’oedème u visage et de fortes douleurs musculaires qui durent longtemps (plusieurs mois). Elle reste très rarement mortelle mais peut être fatale chez des personnes affaiblies.
Le traitement existe mais il est d’autant plus efficace qu’il est mis en oeuvre tôt.
Chez l’animal, le parasite ne provoque aucun symptôme et, même quand la carcasse est ouverte, éviscérée et inspectée, aucune lésion n’est visible. Le seul moyen de vérifier si un animal est atteint de trichine est l’analyse de laboratoire.
Cette analyse est pratiquée systématiquement sur les chevaux destinés à la consommation, sur les porcs issus d’élevages en plein air et sur un
échantillonnage de porcs issus d’élevages en bâtiments.
Le contrôle est également obligatoire sur le sanglier dès lors que la venaison est mise sur le marché, dans un circuit de distribution : soit
commerce de gros (atelier de traitement de gibier qui fait faire lui-même l’analyse), soit commerce de détail (restaurateur, boucher, traiteur, grande
surface) ou banquets, repas de chasse ou repas associatifs. Le contrôle est alors effectué par les chasseurs.
Les chasseurs qui se trouvent dans ce cas doivent alors prélever la langue du sanglier ou les piliers du diaphragme, les envoyer à l’analyse (laboratoire départemental agréé) avec une fiche de renseignements et
conserver le sanglier en chambre froide jusqu’à réception du résultat (par fax ou courrier). Durée : environ 3 jours.
Dans les cas où le contrôle par analyse n’est pas obligatoire, c'est-à-dire pour la
consommation privée et la cession directe d’un chasseur à un voisin, ami, famille, …, il est fortement recommandé d’adopter les précautions suivantes :
- bien cuire la viande (la viande de sanglier doit être grise à coeur) : daubes, ou autre
cuisson longue
- si l’on veut consommer la viande de sanglier en carpaccio ou au barbecue, laissant la viande saignante, faire analyser la carcasse au préalable. Même recommandation pour la viande de sanglier fumée ou salée.
La nouvelle réglementation sur l’hygiène alimentaire de la viande de gibier exige en plus qu’une information soit faite par le chasseur aux particuliers (hors du cercle familial), à qui il fait don d’une pièce de sanglier, pour qu’ils
sachent quelles précautions prendre. Des sacs à gibier ont été conçus pour ce faire. Adressez-vous à votre Fédération.
La cuisson à coeur est la seule précaution valable à 100%.
Attention : la congélation à domicile n’est pas un gage de sécurité !
Premièrement, cela dépend des trichines (T. britovi est plus résistante) et pour celles qui sont sensibles à la congélation (T. spiralis), il faut respecter -23°C pendant 3 semaines. Mais combien de congélateurs domestiques atteignent -23°C ? Très peu ! Surtout quand on y loge brutalement un gros morceau de viande !

Support Révision Brevet Grand Gibier Option Venerie

Ajouté le 27/04/12

L’ÉCORÇAGE PAR LE CERF (Cervus elaphus) : UNE AUTOVERMIFUGATION PAR LES TANINS

THESE
pour obtenir le grade de
DOCTEUR VETERINAIRE DIPLOME D’ETAT
présentée et soutenue publiquement en 2005
devant l’Université Paul-Sabatier de Toulouse
par Anouk, Amélie, Alice DECORS

Des solutions locales plutôt qu'une solution nationale pour lutter contre la prolifération des sangliers

Une étude en français publiée sur le site d'ELO (European Landowners' Organisation) s'est penchée sur les conséquences de "l'explosion démographique du sanglier en Europe" et les difficultés de gestion qui concernent à la fois les villes et le milieu rural dans l'UE.

L'étude met en avant le caractère invasif du sanglier et le fait qu'il est devenu un animal de moins en moins timoré vis à vis de l’homme, ainsi que l'augmentation des populations dans toute l’Europe, conséquence de plusieurs facteurs cumulés :

Phénomène d’emblavement des cultures qui a augmenté et varié le type de territoires occupés par le sanglier qui a su massivement profiter de ces nouveaux couverts tranquilles,
Terres agricoles, qui auparavant n’étaient pas un habitat naturel pour le sanglier, le sont devenues, car il y trouve le refuge, la quiétude et la nourriture qui lui font défaut dans d’autres habitats,
Absence d’un véritable prédateur : dans certaines régions seulement, le loup est l’unique prédateur apte à réguler l’augmentation du sanglier. Néanmoins, cette fonction est en général assurée par l’intervention des chasseurs qui, par le biais du prélèvement, peuvent endiguer cette explosion démographique,
Changement climatique qui a un impact considérable et indiscutable dans l’évolution des populations de sangliers en Europe,

Elle évoque également les problèmes liés à cette augmentation exceptionnelle (augmentation de 4 à 5 fois en moyenne par pays en 20 ans) :

Economique : les dommages dans les cultures augmentent chaque année.
Sanitaire : il existe un risque de prolifération de maladies, telles que la grippe porcine, le streptocoque suis ou encore la brucellose (brucella suis biovar).
Humain : L’augmentation des accidents routiers représente aujourd’hui un risque sans précédent.

Elle étudie les différentes réponses apportées en Europe (en France, au Luxembourg, en Wallonie, en Allemagne, au Portugal et en Espagne) et outre-Atlantique, et leurs conséquences parfois perverses (ex : interdiction du nourrissage dans les Vosges).

Et elle en conclue que "le problème a besoin de solutions locales, plutôt que nationale" et "qu'une approche équilibrée utilisant diverses mesures*, semble la solution la plus pragmatique pour réduire la population de sangliers tout en prenant en compte les considérations environnementales du territoire d’accueil et éviter des effets indésirables".



*LES MESURES PROPOSEES PAR L'ETUDE :

Acceptation d’une période de prélèvement intensif transitoire, le temps de ramener les populations à un niveau équilibré,
Agrainage dissuasif en période sensible pour les cultures, et pour préserver les prairies,
Extensions des périodes de chasse,
Mise en place de cultures faunistiques, du type pollinisateur pour améliorer la biodiversité et les populations d’insectes en bordure des forêts, facilitant également le tir,
Mise en place de corridors de tir parallèles ou non au semis,
Garantir des espaces de quiétude pour le gibier dans les différentes forêts,
Inciter à une meilleure collaboration entre les différents acteurs du milieu rural,
Eliminer toutes sortes de restriction de tir,
Monitorage sur plusieurs saisons

Sources chassons.com ajouté le 05/11/12

Le traitement de la venaison du grand gibier sur le lieu de chasse

Les règlements européens sur l'hygiène alimentaire parus en 2004, et l’arrêté ministériel du 18 décembre
2009 paru le 29 décembre ou Journal Officiel ont renforcé les exigences sanitaires liées au traitement du
gibier sauvage tué à la chasse et destiné à être mis sur le marché, commercialisé, ou offert à l’occasion
d’un repas associatif ou repas de chasse hors du cadre familial. Cette nouvelle réglementation applicable
en France à partir du 29 décembre 2009 institue 2 nouvelles obligations : la traçabilité dès le territoire de
chasse et l'examen initial du gibier sauvage. Elle introduit également une liste de bonnes pratiques à
observer après la mort du gibier. Elle rappelle enfin l'obligation de procéder à un test de détection de la
trichine chez le sanglier pour toute cession à un revendeur final ou en vue d'un repas de chasse hors du
toit familial.

Ajouté le 24/07/13

Rapport scientifique ONCFS 2012


Etude de dangerosité des minitions chevrotines ANCGG

Ajouté le 19/03/14

Dégâts forestiers et grand gibier : Reconnaissance et conséquence

Source ONCFS

Table de correlation sanglier poids pleins poids vides

Ajouté le 28/07/2014