Association des Chasseurs de Grand Gibier des Yvelines



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Faune, habitats, chasse



Après quelques journées de chasse, nous pouvons constater la présence importante des sangliers.

A la fermeture, en mars, on avait pu voir de nombreuses laies suitées de marcassins que l’on retrouve aujourd’hui ( 8 mois plus tard ) sur le terrain.

On peut penser que, vu la clémence de l’hiver dernier, les pertes ont été limitées.

De plus, aujourd’hui, le constat est fait de la présence d’une fructification importante : glands, faines et châtaignes, ce qui ne peut que concourir au développement des populations.

Afin de limiter cette prolifération et les dégâts qui ne vont pas manquer d’en découler, nous pensons donc, au sein de l’ ACGGY que, il parait plus que souhaitable lors des chasses, de limiter les consignes de tir et de ne préserver que les laies meneuses ou suitées et en dehors de cela de tirer tous les autres sangliers sans distinction de classe d’âge ni de sexe.

Nous espérons que, si ces recommandations sont entendues, cela limite les dégâts et les conséquences financières qui ne manqueront pas d’en découler, celles-ci étant déjà actuellement à la limite du supportable par les chasseurs que nous sommes.

Nous vous souhaitons une très bonne saison de chasse.

Cordialement en Saint Hubert



JB. MARTIN

Vice-président ACGGY
30.10.2014

Variations des populations de chevreuils : causes et conséquences pour la gestion des populations.

A la suite de la conférence sur le chevreuil effectuée par Daniel Delorme , chercheur à l'ONCFS le 21 novembre à Rambouillet, l'ACGGY met en ligne le résultat de ses études et les documents techniques relatifs à la survie juvénile des faons de chevreuil et aux méthodes de gestion validées scientifiquement.

Ces documents sont joints sous forme téléchargeables.
L'ACGGY remercie l'ONCFS pour la communication de ces documents et pour sa collaboration efficace et appréciée.

Résumé de la conférence :
La densité de chevreuils et les caractéristiques de l’environnement (abondance, richesse des ressources alimentaires...) affectent la reproduction des chevrettes et la survie des jeunes de l’année.
Ceci provoque des variations importantes de l’accroissement annuel des populations.

L’identification des causes de variations de la productivité est primordiale pour la gestion. L’utilisation des indicateurs de changement écologiques, méthodes basées sur le suivi de l’équilibre chevreuil-milieu, s’avère tout à fait pertinente dans ce contexte


La phase juvénile chez le chevreuil

La phase juvénile du chevreuil est un moment critique pour l'espèce.
En effet, le taux de survie juvénile varie dans des proportions importantes d'une année à l'autre ce qui a une influence directe en termes démographiques. Dans un deuxième temps, le succès de la croissance et de la prise de poids du chevrillard à l'issue de l'hiver a une une influence durable sur sa capacité à reproduite dans les années à venir. C'est ce qu'on appelle l'effet cohorte.



La mortalité du jeune chevreuil

Article de Daniel Delorme et Guy Van Laere - ONCFS paru dans le chasseur de l'Est

Longueur de la patte arrière : un indicateur fiable du suivi des populations de chevreuil en forêt

Le Groupe Chevreuil associant l'ONCFS, le CNRS, le CEMAGREF, l'INRA, le CEFS, l'ONF et la FNC a récemment validé un nouvel indicateur d'évolution de la qualité d'une population (Indicateur de Changement Ecologique) pour le chevreuil : la mesure de la longueur de la patte arrière des chevrillards

Fiche technique de l'ONCFS sur les bio-indicateurs applicables au chevreuil


Fiche technique de l'ONCFS sur les Indices Kilométriques d'Abondance (IKA)


Fiche technique de l'ONCFS sur les suivis d'évolution d'effectifs de cervidésans


Demandes de tir d'été de sangliers

Les demandes d'autorisation de tir d'été du sanglier doivent être adressées àla DDAF avec le plan du territoire et une envelope timbrée pour la réponse.
Vous pouvez télécharger le formulaire de demande en cliquant sur le lien ci-contre.

arrêté préfectoral définissant les catégories de bracelets du plan de chasse cerfans

Cet arrêté définit les règles d'utilisation des différentes catégories de bracelets pour le plan de chasse qualitatif du cerf.
Arrêté permanent publié le 11 mai 2005 :
CEM (Cerf Elaphe Mâle) Cerf coiffé ou jeune mâle de l'année
C1 Cerf mâle portant 10 pointes ou moins
C2 Cerf mâle et cerf mulet
CEF (Cerf Elaphe Femelle) Biche adulte, bichette ou jeune femelle de l'année.
JCB (Jeune Cerf ou Biche) Jeune mâle ou femelle de moins d'un an obligatoirement.
DAG (Daguet) Cerf mâle portant 2 pointes seules

Demandes de tir d'été de chevreuils et grands cervidés

Les demandes de tir d'été pour la nouvelle saison et les compte-rendus pour l'année passée doivent parvenir à la DDAF dans les 10 jours qui suivent la cloture annuelle de la chasse, soit le 10 mars.
Vous pouvez télécharger ces 2 documents en cliquant sur le lien ci-contre.

arrêté préfectoral fixant les dates de chasse dans les Yvelines pour la saison 2005/2006

En matière de grand gibier, les changements pour la saison 2005-2006 dus à la Loi DTR sont les suivants :
Définition de la chasse de jour (affût et approche) : de une heure avant le lever du soleil jusqu'à une heure après le coucher du soleil, selon l'horaire des lever et coucher de soleil à la préfecture (Versailles).
Le grand gibier tué accidentellement à la suite d'une collision avec un véhicule automobile peut être transporté par le conducteur sous réserve d'en avoir préalablement avisé la Gendarmerie Nationale ou la Police Nationale.


Demandes de plan de chasse

Les demandes de plan de chasse et les bilans de la saison passée doivent parvenir à la FICEVY avant le 10 mars.

Règlementation départementale sur l'agrainage

L'aigrainage dans les Yvelines n'est autorisé qu'après déclaration préalable et conjointe à la DDAF et à la FICEVY.
Cette déclaration est valable un an et doit donc être renouvellée pour la prochaine saison.
Principales dispositions de l'arrêté préfectoral :
Cet agrainage n'est autorisé que dans les massifs boisés d'une surface supérieure ou égale à 50 hectares.
Il doit être pratiqué tout au long de l'année.
L'agrainage "en tas" est interdit.
L'usage d'aliments transformés est strictement interdit.

suivi des populations d'ongulés en Ile de France

L'association collabore à la réactualisation de l'étude sur la répartition et la circulation des ongulés en Ile de France.

Cette étude est menée conjointement par l'IAURIF, la Fédération Régionale des Chasseurs dIle de France, l'ONCFS, et la DRAF.

Si vous êtes amené à constater une collision automobile avec un ongulé sauvage (cerf, chevreuil, sanglier, daim), nous vous serions reconnaissants de bien vouloir remplir la fiche collision ci-jointe et la transmettre à l'adresse suivante : FICEVY, BP46, 78512 Rambouillet cedex.

Maitrise des populations de sangliers

5 sangliers poursuivis dans les rues des Mureaux par une voiture de police, gyrophare allumé.
Un lieutenant de louveterie requis pour abattre un sanglier dans le triangle de Rocquencourt sous l’œil ébahi des automobilistes pris dans les bouchons.
De 20 à 30 sangliers tués en une seule journée sur différents petits territoires de la région (moins de 150 hectares).

De tels exemples se sont largement répétés cette année et sont d’autant plus inquiétants qu’ils sont corroborés par une hausse spectaculaire des prélèvements et des dégâts.
Les risques en terme de sécurité (collisions), santé (maladies pour les hommes et les animaux), dégâts (sur les terres agricoles ou sur les terrains de sport) ont dépassé la « cote d’alerte » et nous obligent à réagir vigoureusement.
Bien sur, cette situation connaît des variations d’un massif à un autre, mais la tendance à l’aggravation est générale sur plusieurs années.
L’instauration du bouton sanglier (Ficevy) ou de la taxe à l’hectare (Seine et Marne) a juste assuré l’équilibre des comptes et il nous faut mettre en place désormais des méthodes de gestion qui nous permettront de maîtriser les populations de sanglier.
L’objectif de cette démarche n’est pas de « casser » les populations et de tout détruire, mais simplement d’organiser une pression de chasse appropriée aux densités de sangliers sur chaque secteur et d’équilibrer ainsi prélèvement et accroissement.
Il n’existe à ce jour aucune solution miracle avérée et nous devons faire preuve d’imagination pour trouver les méthodes qui nous permettront de réguler correctement les populations de sangliers.
A contrario des cerfs et chevreuils qui font l’objet chaque année d’une analyse et d’un plan de chasse, les sangliers sont prélevés (ou non prélevés) de manière aléatoire par les territoires. C’est pourquoi les réflexions actuelles débordent de la simple pratique de la chasse pour aborder 4 aspects essentiels :
Analyser l’état annuel des populations
Décider des prélèvements à opérer
Appliquer de nouvelles règles de gestion
Corriger les situations exceptionnelles.

ANALYSER L'ETAT ANNUEL DES POPULATIONS

Il s’agit d’une étape annuelle indispensable pour pouvoir prendre les bonnes décisions. Cette analyse repose souvent sur les comptages. Toutefois, le caractère grégaire, erratique et nocturne des populations de sanglier joint à la faible surface moyenne des territoires de notre région rend ces comptages difficiles.
Deux éléments sont en revanche susceptibles de nous donner des informations plus précises : une confrontation des observations des différents territoires d’un même massif à fin février, et l’évaluation en temps réel des dossiers de dégâts en trois étapes (semis, céréales à paille, maïs). Les dégâts étant très souvent directement proportionnels aux populations, la FICEVY a notablement amélioré la vitesse d’élaboration de ces dossiers et leur représentation cartographique à l’échelon de chaque commune.

DECIDER LES PRELEVEMENTS A REALISER

Aujourd’hui, il n ‘existe aucune instance de réflexion et de décision sur les prélèvements à effectuer localement dans chaque massif. Livrés à eux-mêmes, les territoires ne peuvent se fier qu’à leurs propres observations et réagissent souvent plus en fonction de leur tempérament (opportuniste ou protecteur).
Seul un système de décision associant les différentes parties prenantes, chasseurs, agriculteurs, fédération, permettrait d’aboutir à des décisions cohérentes et concertées en matière de prélèvement souhaitable par massif.
Cela peut très bien se faire dans un cadre associatif sans contrainte réglementaire et administrative au sein d'un GIC (Groupement d'Intérêt Cynégétique) ou d'un GIASC (Groupement d'Intérêt Agricole, Sylvicole et Cynégétique). Dans cette hypothèse, il faudrait généraliser la mise en place de ces structures sur les trois départements car actuellement seuls 2 massifs sur les 156 que compte la région ont mis en place un GIC sangliers sur quelques territoires volontaires.
Cela peut également se faire au travers d'un plan de chasse sanglier. Le plan de chasse peut s'avérer nécessaire lorsqu'une trop grande diversité de territoires ou de comportements (enclaves) empêche de mettre en œuvre une politique cohérente. L'intérêt majeur du plan de chasse sanglier dans les massifs où le cheptel est pléthorique, réside dans la fixation d'un nombre minimum d'animaux à prélever obligatoirement et par voie de conséquences dans les actions qui peuvent être entreprises en cas de non réalisation du minimum fixé. En contre partie, le plan de chasse comporte quelques inconvénients : moyens humains nécessaires pour contrôler l'exécution du plan de chasse, charges administratives, difficultés à étalonner les attributions…
La solution se trouve sûrement dans la mise en œuvre simultanée des 2 systèmes : un plan de chasse réglementaire avec minimum obligatoire sur les secteurs à forts dégâts, simple concertation entre acteurs de l'environnement sur les autres massifs afin d'éviter un processus lourd là où il n'est pas indispensable.

APPLIQUER DE NOUVELLES REGLES DE GESTION

La majorité des règles de gestion appliquées aujourd’hui sont des mesures qui favorisent le développement des sangliers. L’agrainage hivernal assure une croissance corporelle continue des sangliers qui atteignent très rapidement le poids minimum pour se reproduire. Ceci favorise le phénomène des naissances décalées qui accroît le taux de reproduction et limite les prélèvements en saison de chasse (laies suitées). Les excès conduisent au nourrissage, à l’entretien de populations sans rapport avec la capacité d’accueil des territoires et à une dénaturation de l’éthique de la chasse. Une étude de l’impact réel sur les 3 départements est en cours pour trouver la forme de réglementation la plus adaptée.
Les règles de gestion généralement pratiquées : tir des moins de 50 kg, tir des mâles de plus de 100 kg sont elles aussi des mesures visant au seul développement quantitatif des populations et sont désormais inappropriées. Il suffit d’imaginer ce qu’aurait donné sur nos forêts un plan de chasse « grands cervidés » sans tir de biches et avec tir des seuls cerfs de plus de 12 cors et des JCB ! S’il est naturel de toujours tirer beaucoup de marcassins et de bêtes rousses, il est indispensable de tirer également des laies dès lors qu’elles ne sont pas suitées et de remonter les limites de poids maxi à 70/80 kg lorsqu’il y a trop d’animaux. Ces modifications doivent tenir compte de la recherche d’un meilleur équilibre avec le milieu (aménagement d’espaces nourriciers en forêt sur 2 à 4% du la surface forestière) et avec les autres espèces (grand et petit gibier, faune protégée). Les expériences de l’an passé montrent que l’accentuation de la pression de chasse dès le début de saison est efficace tandis que les chasses de rattrapage (notamment en mars) n’apportent que de maigres résultats et beaucoup de perturbation. Il faut enfin noter que compte tenu du fort taux de reproduction de l’espèce sanglier, il serait facile de refaire monter les populations si par mégarde les prélèvements avaient été trop forts la saison précédente.


CORRIGER LES SITUATIONS EXCEPTIONNELLES

Du fait du contexte péri-urbain, de nombreuses contraintes limitent l’exercice de la chasse : zones non chassables ou non chassées, réserves, nombre de jours limités. Ces contraintes viennent compliquer notre problème de régulation des sangliers. La chasse traditionnelle de loisirs ne peut plus être appliquée sur ce type de secteurs et doit s’accompagner de mesures de sécurité spéciales. Dans le même temps, certains territoires ne jouent pas le jeu et « caressent » le gibier sans réaliser les prélèvements nécéssaires, laissant finalement la collectivité des chasseurs financer leurs sur-effectifs de sangliers.
Les louvetiers peuvent contribuer à résorber ces déséquilibres via parfois des battues administratives mais surtout des actions plus efficaces et ciblées comme le tir de nuit.
Il est intéressant de remarquer que le département de la Drôme a réduit sa facture de dégâts (10.000 sangliers prélevés pour 60.000 euros de dégâts, soit un coût de 6 euros par sanglier) en intensifiant l’action des louvetiers qui prélèvent 5% du tableau annuel (200 en battue administrative, 300 en tir de nuit). Sans aller jusqu’à un tel niveau, ce type de régulation spécifique supposera d’augmenter le nombre de lieutenants de louveterie dans le futur et d’améliorer la formation des chasseurs.

Tous les thèmes exposés ci-dessus constituent une synthèse très rapide des réflexions en cours au niveau national ou local. Ils méritent d’être analysés et nuancés dans notre contexte.
Nous disposons d’une année pour formuler les solutions, en débattre et retenir les plus adaptées. Ces orientations devront certainement être inscrites dans les Schémas Départementaux de Gestion Cynégétique (SDGC). Il y a toutefois urgence car on ne peut pas se contenter de la situation actuelle où notre seule réponse consiste à ajuster un prix de bouton ou de taxe à l’hectare pour équilibrer les comptes.
Les collisions automobiles, la hausse des dégâts, les risques de maladie, le mécontentement de la société civile ne nous laisseront certainement pas le temps d’attendre.