Association Bas-Rhinoise des Chasseurs de Grand Gibier



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Le mot du Président


Mars 2021 Le mot du Président

Chères Amies, chers Amis,
Je tiens à remercier l’ensemble des participants à notre Assemblée Générale « digitale » preuve s’il en est
que notre association est forte de membres qui s’investissent et maintiennent le lien .
Je remercie le Conseil d’administration de la confiance qu’il m’accorde en m’élisant au poste de Président.
Je remercie Liliane Martin notre Présidente sortante pour l’engagement dont elle a fait preuve au sein du
conseil d’administration depuis 1996. Il faut souligner que sous sa présidence notre association est
devenue la plus grande association départementale de France de l’ANCGG: Bravo et Merci Liliane !
Soyez assurés qu’avec votre conseil nous maintiendrons le cap :
• le recrutement est notre priorité
• vous proposer des formations et des activités de développement de vos connaissances
cynégétiques et de partage d’expérience sera notre priorité : la formation est l’ADN de notre
association
• nous poser en défenseurs de la chasse et de notre éthique est notre raison d’être.
Et maintenant place à l’action, inscrivez-vous à nos stages et réunion pour que vive notre association.
Je vous dis à très bientôt en physique autour d’un sanglier à la broche convivial !
Waidmansheil !
Bruno Keiff

Mai 2020

Le mot de la Présidente

Chers amies et amis, chers adhérents,

Nous venons tous de vivre des temps difficiles, chacun ayant certainement eu dans son entourage l’une ou l’autre personne atteinte par le Covid 19. Par quelques informations reçues, je sais que dans le monde des chasseurs, pas plus épargné qu’un autre, il y a eu des cas quelques fois graves et que nous ne nous retrouverons pas tous aux prochaines battues. Mes pensées vont vers ces familles.

Les cieux semblent s’ouvrir à nouveau, et la vie doit reprendre son cours au mieux des possibilités.

Les membres du CA restent actifs et travaillent avec conviction afin de continuer à faire avancer l’association. Nous peaufinons nos projets de fin d’année car nous espérons que la situation sera stabilisée et que nous pourrons nous y retrouver.

Ce numéro est principalement consacré au compte rendu de notre Assemblée Générale qui s’est déroulée à Reichstett le 21 Février dernier.

Vous y trouverez le calendrier des évènements que nous avions prévus pour cette année. Certains ont déjà dû être annulés au regard de la veille sanitaire en vigueur. Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure pour les suivants.

Nous vous transmettons notre bulletin LES RAGOTS, comme annoncé pour la 1ere fois en version dématérialisée. Les personnes qui se sont fait connaître pour garder la version papier seront servies.

Je vous en souhaite une bonne lecture.

Gardez le moral, les jours heureux reviendront, restez vigilants et continuez à prendre soin de vous et de tous.

Juin 2019

Chers Amies et Amis,

Ce ragot est essentiellement consacré à notre Assemblée Générale du 16 mars, qui a revêtu cette année un aspect exceptionnel, comme vous le savez tous, elle s’inscrivait dans les événements 2019 fêtant le 20ème anniversaire de notre Association.

Je vous laisse le plaisir de la découvrir au travers des articles qui suivent.
Je reviens des Journées Nationales de l’ANCGG, qui rassemblent un grand nombre d’associations départementales. Leur contenu vous sera diffusé dans notre prochaine édition.

Toutefois, je veux dès maintenant vous parler du sujet le plus brûlant abordé, encore et toujours la PPA - Peste Porcine Africaine. Oui, elle reste une sérieuse menace pour nos sangliers et par conséquent pour l’ensemble des chasseurs français. Si elle passe nos frontières, nous ne pourrons plus rentrer dans nos forêts de la même façon, sinon avec mission de destruction totale de nos sangliers.

Lors de notre AG, le conférencier belge, le Dr Fernand VANDENPUT, nous indiquait que 708 carcasses analysées en Belgique se révélaient positives à la PPA. Samedi 25/5, il nous informait que ce chiffre se situait aux environs de 825. Le foyer principal qui se déplaçait vers l’Ouest, se dirige maintenant vers le nord de la Belgique, donc les Ardennes. La progression naturelle se situe entre 1 et 7 km par mois, variable très certainement en fonction de la densité des compagnies.

250 km de barrières ont déjà été implantées en Belgique, la France est à pied d’œuvre, suivant l’évolution des déplacements des sangliers atteints et retrouvés morts.

Il affirme une nouvelle fois que l’homme est le principal vecteur et responsable de la propagation, pouvant déplacer le virus sur plusieurs centaines de km par les véhicules.

Une phrase assez terrifiante a été prononcée par un vétérinaire local :
« Nous n’en sommes plus à nous demander SI la PPA arrivera en France, mais QUAND elle arrivera.»

Il est donc indispensable de ne pas perdre de vue le cataclysme qui peut nous toucher par la mort de nos sangliers et l’abattage des élevages porcins. Une catastrophe économique pour notre pays, si la France n’est plus déclarée indemne de PPA. Continuons à prélever, soyons vigilants sur le terrain par nos observations, et déclarons immédiatement toute carcasse suspecte, en l’approchant avec les plus grands soins sanitaires qui s’imposent.
Pour les chasseurs se déplaçant vers un pays européen infecté – 8 actuellement – bien vérifier la situation sanitaire du territoire de chasse, nettoyer bottes, pneus et tapis de sol de vos véhicules ainsi que vêtements à l’eau savonneuse avant le retour, s’il y a le moindre doute. Les pattes des chiens peuvent également être porteuses du virus.

Le vaccin espagnol en cours d’élaboration donne beaucoup d’espoir, mais n’ayant pas encore été testé en milieu naturel et dans les conditions réelles, il reste quelques inconnues, et en particulier, les conséquences en cas de surdose ingérée par le sanglier.

PERMIS 2019 - Ce qu’on peut en déduire selon les informations perçues à ce jour

Rappel : La F.D.C. nous a informés par mail que la validation des permis de chasser pourra se faire à compter du 11 juin.

PERMIS DEPARTEMENTAL
Il reste toujours valable sous sa forme connue actuelle.

PERMIS NATIONAL
Il est acquis qu’il sera proposé à 200 € auquel se rajoutera le prix du timbre sanglier de 70 €
Ce timbre sera opérant uniquement dans le Bas-Rhin au départ, mais dès acceptation de la loi chasse et modification des statuts des Fonds d’indemnisations des Dégâts des 3 départements à loi locale : Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle, il sera valable pour l’ensemble de ces 3 départements. Cette information devrait être confirmée fin juin, début juillet.
Si vous allez chasser le sanglier dans d’autres départements, il vous appartiendra de vous acquitter des droits en vigueur dans le département concerné.
Pour vos invités venant d’autres départements, il faudra adopter la réciprocité de cette règle.

Dans l’espoir de vous retrouver nombreux lors de notre concert caritatif du DIMANCHE 23 juin - 17 h - à WASSELONNE, en faveur d’enfants autistes, je vous souhaite d’agréables affûts couronnés de succès.

Cordialement, en Saint Hubert.

Liliane MARTIN



Janvier 2019

Chers Amies et Amis,


L’année 2019 vient de prendre place sur nos calendriers. 2019 est une année exceptionnelle pour notre association, car elle marque son 20 ème anniversaire.
Dans les archives, on retrouve le procès-verbal de l’assemblée constitutive, daté du 16 JUIN 1999. Les membres fondateurs cités sont : Henry FARNY (président), Daniel HOERLE (vice-président), Christiane ANSTOTZ (secrétaire), François RAEPPEL (trésorier) Bernard PFISTER & Romain PFISTER (réviseurs aux comptes) et Antoine LESIRE. Ces 7 précurseurs ont bâti les fondations de notre association et lui ont donné la vie. Thierry NEFF pendant 10 ans et Michel GASCARD pendant 3 ans, avec leurs équipes, lui ont donné ensuite la possibilité de grandir pour être ce qu’elle représente à ce jour.
Merci à eux et encore félicitations pour leur esprit d’initiative.

En 2019, nous souhaitons être encore plus proches de vous, vous rencontrer et échanger davantage. Pour célébrer notre 20e anniversaire, cette année sera riche en manifestations et pour chacune d’elles, nous tenterons de vous surprendre tout en respectant notre principal objectif : la formation, l’information et le respect de notre éthique. N’hésitez pas à nous faire part de vos idées ! Notre boîte mail et nos téléphones sont là pour accueillir vos propositions. Nous comptons sur vous. Toute aide est bienvenue.



Quelques mots et réflexions sur l’actualité :

PPA (succession d’informations contradictoires)

Les nouvelles se succèdent. Tantôt alarmistes : 11 carcasses retrouvées en Belgique à proximité des clôtures françaises, article affirmant que le virus était en Meuse. Tantôt rassurantes : l’Est républicain rectifie cette nouvelle le 29/12 en affirmant que les analyses se sont révélées négatives. Le ministère de l’Agriculture du gouvernement Wallon dit regretter que « des gens ébruitent de mauvaises informations et parlent un peu vite » L’article précise aussi que ce fléau semble bien géré, car ce gouvernement est conseillé par des experts européens qui s’appuient sur l’expérience acquise dans les pays de l’Est. Des mesures draconiennes ont été prises. 7000 porcs d’élevage ont été abattus de manière préventive. Dans les zones noyau et tampon, l’accès aux forêts est toujours interdit et les cadences de chasse et de piégeage sont très soutenues.
Le 3/1 on peut lire sur le web ces quelques lignes dans La Meuse Luxembourgeoise : la PPA se déplace vers l’Ouest, donc vers la France, et une 4ème clôture devrait être installée sous peu du côté de Chiny, quant aux sangliers découverts récemment à MEIX, ils sont positifs.
Une question me hante, que faisaient 11 carcasses regroupées au même endroit ? Personne ne semble s’en émouvoir. Un cimetière des éléphants ? Allez savoir...
Quant à nous, restons très conscients de la gravité de cette menace. La seule anticipation possible est de faire de bons prélèvements pour diminuer nos populations de sanglier, ce qui sera aussi productif pour diminuer les dégâts agricoles.
Souhaitons tout le courage nécessaire à nos amis Belges pour ce combat, en espérant que « En passant par la Lorraine… » nous ne nous retrouvions pas dans la même peine.
Les accidents de chasse (en baisse cette saison selon les statistiques)
On peut constater que lors des battues, les règles de sécurité sont parfaitement énoncées au rond du matin par les invitants. Les chefs de ligne doivent être conscients de l’importance de leur rôle et ne pas hésiter à prendre quelques minutes supplémentaires pour exprimer clairement leurs instructions.
D’aucuns aussi se déplacent en pleine traque après un tir pour aller voir si le gibier est bien à terre. On peut comprendre l’impatience voire le stress du chasseur, mais cette attitude est trop risquée, pouvant vous placer devant le canon du voisin. Même après un tir, restons calmes, patients et silencieux, respectons la chasse de chacun. Le temps de se réjouir et raconter son action aux amis viendra après les 2 coups de corne, ou mieux encore pendant le repas.

Le Schéma Nouveau…  (Naissance douloureuse !!)

Le texte sur l’agrainage, défini à ce jour, n’apparaît sans doute pas à tous comme idéal, mais je pense sincèrement que tous les représentants des chasseurs n’avaient qu’un but, nous défendre et faire au mieux en jonglant dans la jungle des lois et décrets que chaque gouvernement promulgue pour concilier les intérêts de toutes les parties intervenant dans l’élaboration du schéma. Chacune d’elle est persuadée de détenir la vérité de sorte qu’il est difficile d’arriver à un compromis. Face à quelques divergences d’opinions, d’aucuns se sont laissés aller à une petite guerre fratricide. Ne cherchons pas d’ennemis dans nos propres rangs, il y en a déjà assez de déclarés ou en embuscade. La sérénité semble être revenue, nous les félicitons et les remercions pour le travail accompli.
De la part de tous les membres du Conseil d’Administration, je termine en vous renouvelant nos vœux les plus sincères, traditionnels et cynégétiques .
Waidmannsheil à tous pour la suite de vos battues.
Cordialement,
en Saint Hubert.

Liliane MARTIN

Novembre 2018

Chers amies et amis, chers membres,

Depuis notre dernier bulletin nous avons eu le plaisir de voir les chevreuils se poursuivre pour le rut, puis le brame a ravi nos oreilles.

Malheureusement des nouvelles sont venues entacher ces bons moments. Relayées par les réseaux sociaux, les prises de position anti-chasse ne cessent d’augmenter. Certains opposants, au nom de la défense du droit animal, n’hésitent pas à saccager nos miradors, les souiller ou scier les barreaux. Comment comprendre qu’au nom d’une idéologie, ils n’hésitent pas à mettre en danger la vie d’êtres humains ? Peut-on encore parler de respect de la nature et de tout ce qui la compose ? Force est de constater leur manque de connaissance de cette nature qu’ils prétendent défendre et rendre plus belle.

Les « anti-spécistes » s’attaquent également aux boucheries, aux éleveurs, aux abattoirs, utilisant des termes tels que « camp d’extermination, camp de la mort, génocide animal ...» qui nous renvoient à une époque des plus douloureuses de notre histoire. Peut-on encore parler d’idéologie ou doit-on dire extrémisme ? Au nom de ce dogme qu’est l’animalisme, ne perdent-ils pas de vue les fondamentaux de l’humanisme ?
Tout un chacun a droit à son opinion, mais la liberté des uns doit s’arrêter là où commence celle des autres.

Ne répondons pas à la violence par la violence, n’appliquons pas la loi du talion qui ne peut que nous desservir.
Défendons l’image de la chasse pour en assurer sa pérennité. Prenons notre destin en main sans attendre. Restons courtois envers les autres utilisateurs de la nature, véhiculons une meilleure image de la chasse, dialoguons et expliquons notre rôle de gestionnaire. C’est un début, mais les ruisseaux font les grandes rivières….

Par ailleurs, la presse consacre bon nombre d’articles, photos à l’appui, sur les dégâts générés par les sangliers et les grands cervidés. Qui est responsable ? Les chasseurs, évidemment ! Parce qu’ils ne prélèvent pas assez... Bien que cela soit un autre débat, nous nous retrouvons attaqués sur tous nos flancs par des courants d’idées antinomiques : l’idéologie et les intérêts financiers.

Nous sommes aussi confrontés à la médiatisation des conclusions du rapport du 15/3/2018 de l’ANSES (l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire) concernant les risques d’intoxication au plomb lors de la consommation de gibier. Même si cette étude peut être contestée pour diverses raisons, nous ne pouvons pas en ignorer les répercussions possibles sur la consommation de la venaison. Soyons conscients et réactifs, faisons évoluer nos pratiques, commençons à aborder le virage qui s’impose à nous. Je pense évidemment en premier lieu, au changement de munitions, le plomb de nos balles étant largement décrié. Ne pas modifier nos habitudes, reviendrait à accepter de subir dans l’avenir une réglementation imposée.

Telle une épée de Damoclès, la peste porcine africaine (PPA) est à notre porte. Aucun vaccin n’existant pour cette maladie animale, nous ne pouvons la combattre qu’en appliquant toutes les consignes de prévention qui nous sont données. A l’instar des chasseurs frontaliers qui se sont déjà impliqués dans la construction d’un linéaire de clôture, notre engagement sera décisif dans ce combat.

Gardons notre optimisme et profitons de cette nouvelle saison de battues que je vous souhaite la plus agréable possible. WAIDMANNSHEIL !

Sincères salutations, en Saint Hubert.

Liliane MARTIN

Juillet 2018

Chers amies et amis, chers membres,

Avant tout, je voudrais vous féliciter et vous remercier pour votre fidélité à l’ABRCGG.

En effet, j’ai participé du 25 au 27 mai aux journées nationales de l’ANCGG (association nationale), le classement des 80 associations départementales a été donné, nous figurons parmi les quatre plus importantes (plus de 200 membres) et nous occupons la seconde place au niveau national. Je crois que nous pouvons être fiers, nous les Alsaciens, pour notre implication dans le monde de la chasse. On se doit de maintenir ce cap, voire de l’améliorer. Pour ce faire, je compte sur vous pour parler de l’ABRCGG à vos amis chasseurs, afin qu’ils nous rejoignent et fassent grossir les rangs des adhérents.
L’associatif est encore un des rares vecteurs qui permette de se faire entendre, et comme il me plaît à le répéter, une association est le reflet de ses membres.

*** Comme vous avez pu le constater, notre projet de cours de tir de chasse a vu le jour (voir article en page 8), le 1er cours s’est déroulé le 30 juin à la satisfaction générale.

*** Le Brevet Grand Gibier s’est terminé le même jour à Épinal, où 2 de nos candidats se sont représentés à l’épreuve et où notre benjamine Victoria (16 ans seulement) a décroché une médaille d’or.

*** Nouvelle pression administrative !
Le programme national de la forêt et du bois (issu de la loi LAAAF) adopté au printemps 2016 devait régionalement se décliner dans les deux ans « en programmes régionaux de la forêt et du bois ».
Ce plan régional est géré par la Commission Régionale Forêt Bois qui, en ce qui concerne l’équilibre Sylvo-Cynégétique, s’adjoint les services d’un comité paritaire Sylvo-Cynégétique composé de 5 chasseurs et de 5 forestiers.
Actuellement des zones à forts dégâts ont déjà été identifiées, et classées en zones dites « à enjeux ». A degré moindre de dégâts, certaines zones peuvent être classées « à surveiller ».
Dès cette année, l’administration a réagi en augmentant les attributions (essentiellement dans les zones à enjeux) dans l’espoir que les chasseurs s’engagent à atteindre les objectifs qui leur sont fixés.
Les futurs schémas départementaux des 10 départements du Grand Est en cours d’élaboration, devront s’inscrire dans le cadre défini par la réglementation du plan régional Forêt-Bois.

*** La maladie de Lyme a fait plusieurs titres dans la presse ces derniers temps, Santé Publique France actualisant ses données de surveillance.
Un espoir de vaccin est en train de naître en Europe grâce à une société de biotechnologie franco-autrichienne (VALNEVA). Les autorités américaines y portent beaucoup d’intérêt, car selon le centre de prévention et de contrôle des maladies, 300 000 personnes y sont diagnostiquées chaque année. Malgré les aspects positifs des premiers tests de ce vaccin, les essais cliniques vont encore durer quelques années avant l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché.

Les statistiques montrent que l’Alsace fait partie des secteurs les plus touchés par cette maladie (281 cas pour 100 000 habitants en 2016). Il serait prudent d’en tenir compte lors de nos sorties, de porter des chaussettes et des manches longues et si possible utiliser un répulsif.

Je vous souhaite à tous un bel été avec d’agréables vacances et de beaux affûts couronnés de réussite.

Bien amicalement, en Saint Hubert.

Liliane MARTIN

Avril 2018

Chers amies et amis, chers membres,

Je voudrais tout d’abord réitérer mes remerciements chaleureux, déjà présentés lors de mon élection à l’issue de notre AG du 16 février 2018, aux membres du Conseil d’Administration qui par leurs votes m’ont désignée nouvelle présidente de notre association.

J’ai pleinement conscience de l’honneur qui m’a été fait, et suis doublement honorée, d’abord pour la confiance qu’ils ont mise en ma personne, et pour le fait que je sois la seule présidente à ce jour au niveau national. Ceci prouve, on ne peut plus en douter, que le machisme imputé au monde de la chasse n’a pas cours à l’A.B.R.C.G.G., qui montre l’exemple en tout point.

Quelqu’un m’a demandé si j’allais révolutionner l’association ? Pourquoi le ferais-je ? Elle a toujours été conduite dans l’esprit de la charte de l’A.N.C.G.G. (association nationale).

Notre A.D. (association départementale) ne m’appartient pas, je ne prévois pas son rapt, mais je dois en tout point être garante du respect de notre éthique.
Je désire poursuivre la dynamique de nos actions de formation, d’information et d’organisation d’événements.

Prévoir des rencontres avec les diverses instances qui touchent notre monde cynégétique pour échanger nos idées sur les différents problèmes d’actualité et se faire part de nos acquis et expériences afin de trouver des solutions communes. Notre planète chasse est en danger, il ne faut pas s’éparpiller dans des querelles de clocher ; au contraire former comme dans la famille cerf, une harde soudée aux fins de surveillance et de défense pour préserver nos forêts et tous ses habitants. Cela devrait nous permettre de pérenniser notre passion dans le respect de la Nature qui nous a été confiée.

Je compte aussi fortement sur vous tous les membres qui font de l’ABRCGG ce qu’elle est, pour être force de proposition, pour me soutenir dans toutes nos actions et surtout sur votre fidélité à son appartenance.

Avant de conclure je veux rendre un très sincère hommage au Président Michel Gascard, pour les années passées à la tête de notre association pour laquelle il s’est dévoué pleinement sans ménager ni ses efforts, ni son temps. Lors de la dernière A.G., il a émis le souhait de quitter la présidence tout en restant membre du C.A. Merci à lui car je sais pouvoir compter sur son soutien indéfectible.

Liliane Martin

Lettre envoyée au Docteur Francis ROUCHER suite à son article "Le cerf a-t-il encore sa place dans nos forêts".

Monsieur,

Votre article intitulé « Le Cerf a-t-il encore sa place dans nos forêts » a retenu toute mon attention.
Après le livre blanc de la propriété forestière, nous pensions en avoir terminé avec les attaques injustifiées contre les grands cervidés, force est de constater que ce n’est pas le cas.

Il n'y a rien de nouveau sous le soleil, les relations entre le cerf et la forêt ont vécu régulièrement des périodes de crises tout au long des dernières décennies qui ont été rapportées dans des ouvrages dont la tonalité variait en fonction des intérêts des uns et des autres. Certains d’entre eux ont le mérite d’une certaine objectivité comme « La forêt au fil de l’homme » (Fernand du Boisrouvray -1973), « Le Dernier Cerf » (Gérard Jadoul et Jean-Pierre Verhoeven – 1990).

Ci-dessous quelques extraits du « Dernier Cerf », Chapitre II « Le Cerf affamé ».

« Il faut bien plus de 5 cervidés aux 100 ha pour mettre en péril la survie de la forêt, d’une forêt différente de la nôtre sûrement, mais d’une forêt remplissant la majeure partie de ses rôles d’origine ».
Et à propos de l’équilibre forêt – gibier :
« L’équilibre dont nous parlons et qui fera bientôt loi dans la plupart de nos massifs n’est, en aucun cas l’équilibre forêt – gibier, mais l’équilibre entre une rentabilité économique optimale et une présence animale minimale ».
« L’ancienne forêt acceptait 5 cerfs aux 100 ha, la nôtre n’en tolère que 1,5 ou 2, celle qu’on nous prépare ne le supportera plus ».
Et cette phrase prémonitoire :
« Dégâts d’écorcement et de frotture. Toutes les formes de dégâts sont actuellement mises en évidence, pour dénoncer les surdensités de cerfs. Or elles ne sont bien souvent que la conséquence d’une artificialisation sans cesse croissante de nos forêts qui condamne les animaux à s’adapter et donc à écorcer pour survivre. Si cette artificialisation se poursuit encore, l’unique biche survivante commettra toujours des dégâts et il faudra se résoudre à éliminer la « surdensité » en la supprimant ».
Et cet avertissement dans le même ouvrage où les auteurs y citent l’intégralité de la déclaration du chef indien Seattle (1854) en réponse à la proposition d’achat de la plus grande partie des terre indiennes par le président des États-Unis :
« Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent. »
Cette dernière pensée rejoint la conclusion d’une récente étude parue dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences » réalisée par les chercheurs de l’Université de Stanford et de l’Université Nationale autonome de Mexico. Cette étude traite de l’accélération de l’anéantissement de la vie sauvage en raison de la disparition de leur habitat, de la surconsommation des ressources, de la pollution du développement des espèces invasives et de maladies. Y contribuent également le changement climatique et la surpopulation humaine. Il ne resterait plus que quelques dizaines d’années pour juguler « cet anéantissement biologique qui met en danger les fondements de la civilisation humaine ».

Est-il nécessaire alors d’accélérer la disparition du dernier grand (trop grand sans doute pour certains) mammifère d'Europe par une action délibérée de l’homme ? Au contraire, si l’on se réfère à l’étude précédente, la forêt et le cerf sont menacés par les mêmes phénomènes et tous les acteurs concernés devraient faire cause commune pour empêcher cette échéance.
N'ayant pas l'étendue de votre CV et n'étant pas l'auteur de l'étude que vous mettez en cause, je me limiterai à quelques observations sur certains points de votre texte.

Il ne sert à rien de polémiquer sur le fait de savoir si le cerf est un animal de plaine ou de forêt. Il est en forêt et n'est pas prêt d'en sortir compte tenu de l'augmentation constante de la pression humaine sauf à l'éradiquer ce qui est une autre paire de manches. (Notons cependant que dans le livre « Red Deer, Behavior and Ecologie of two sexes » que vous citez et dont on reparlera plus loin, T.H. Clutton-Brock indique au début du paragraphe 2.3 « Les cervidés vivent en Écosse depuis la fin du Pléistocène. La plupart du temps ils ont vécu dans un environnement essentiellement forestier qui comportait probablement toujours des étendues importantes de milieux ouverts ». Et aussi, « Richtie (1920) suggère qu’il y a environ 7 000 ans, il se peut qu’environ 54% de la surface de l’Écosse ait été couverte par des forêts. Bouleaux, saules, aulnes étaient courants et les forêts de pins d’Écosse couvraient des proportions importantes du pays, atteignant leur surface maximum à cette époque. »)
Dans un premier temps c’est l’action de l’homme qui a réduit la surface de ces forêts au profit de l’élevage avant de la faire remonter à nouveau au cours du siècle dernier au profit du cerf en réduisant la surface des milieux ouverts. Les Vosges ont participé également à ce mouvement avec les plantations d’épicéas qui ont fait disparaitre de précieuses sources de nourriture pour les animaux.

Oui, le cerf contribue à la biodiversité du milieu et la démonstration du contraire à partir de l’exemple du tapis de myrtille est un peu limite. S’il est exact que le cerf consomme plus ou moins les buissons de myrtille certaines années, elles ne disparaissent pas pour autant et dans tous les cas se retrouvent au même niveau les années suivantes. Pour peu que de nouveaux puits de lumière puissent s’installer elles en profiteront pour s’étendre davantage si le sol leur est favorable.

Il ne sert à rien de polémiquer sur les tailles respectives corporelles et relatives de la ramure chez les cerfs. Il faut commencer par les laisser vieillir et le reste dépend de la qualité du biotope, de la richesse du sol en minéraux, du climat etc….. (voir T.H. Clutton-Brock paragraphe 2.2 et la suite). Nous trouvons bien des différences entre les cerfs de certains massifs des Vosges, de même qu’ entre ceux des Vosges, de Haute-Saône et de Bourgogne. Quant à ceux de Nouvelle Zélande, il se dit qu’ils auraient pu bénéficier de traitements particuliers de la part des meilleurs éleveurs du monde.

Je vous remercie pour votre éloge du livre de T.H. Clutton-Brock « Red Deer, Behaviour and Ecologie of two sexes » que vous qualifiez comme l’étude la plus complète et la plus documentée d’une espèce animale et la plus fiable au monde. Qui plus est rédigée dans un anglais parfait que je suppose vous maitrisez parfaitement.
Je me suis souvent demandé pourquoi ce livre n’avait jamais été traduit depuis sa parution en 1982. On y a fait référence souvent pour entretenir des polémiques incertaines, certains allant y piocher par morceaux ce qui pouvait servir à l’appui de leurs démonstrations. Or dans ce livre tout se tient. D’autres rejettent l’étude par principe sous prétexte que son contexte n’a rien à voir avec ce qu’Ils connaissent ou pensent connaitre. Oui, un cerf élaphe reste un cerf élaphe.

Alors, Monsieur, compte tenu de vos références, de la connaissance que vous avez de l’étude de T.H.Clutton-Brock et de son équipe, de vos relations avec eux, je ne comprends pas pourquoi vous n’avez pas traduit ce livre. Vous auriez rendu un grand service au monde de la chasse française, aux naturalistes et fait œuvre utile auprès du monde forestier qui regarderait les grands cervidés avec un autre regard. Pour les mêmes raisons je ne comprends pas non plus pourquoi vous considérez les grands cervidés comme de la chair à « suppositoires » ce qui dénote pour le moins un manque de respect pour un animal qui mérite mieux.

Le chasseur d’Alsace passionné du cerf que je suis s’est donc attelé à ce travail. C’est ainsi que la traduction de l’étude « Le Cerf Élaphe, Comportement et Écologie des Deux Sexes » est parue fin 2014 aux Éditions Crépin-Leblond avec l’appui de l’ANCGG, de l’Association Bas-Rhinoise des Chasseurs de Grand Gibier, de la Fédération Départementale des Chasseurs du Bas-Rhin, des chasseurs alsaciens et pour la 2ème édition, de la Fondation François Sommer. Voilà qui pourrait vous faire trouver quelques points positifs à cette Alsace que vous n’appréciez pas beaucoup d’après vos commentaires très critiques.

Pour le reste je trouve que certaines de vos observations ne correspondent pas ou plus aux réalités du moment que ce soit sur l’état de la forêt, les causes de dégâts, les densités de populations ou la compétence des chasseurs.

Rien ne dit d’ailleurs que le cerf est le premier responsable des dégâts en forêt, témoin une récente étude intitulée « Forst vor Wild » (La forêt avant le gibier) qui nous vient d’Allemagne, pays utilisé depuis peu comme exemple par les forestiers français.
Le mode d’exploitation forestière de plus en plus industriel est le premier mis en cause avec l’utilisation d’engins forestiers plus ou moins adaptés, de plus en plus puissants, produisant des dégâts au sol, tassements, dégâts aux racines, eaux stagnantes, dégâts aux chemins…etc.
Il y est indiqué qu’en ce qui concerne l’impact financier, ce sont de loin les dégâts liés à l’abattage et au débardage qui sont les plus importants. Sans parler de la création de nouveaux chemins, de l’élargissement des anciens, de leur empierrement pour faciliter le passage des grumiers.

Vos préconisations sont extrêmes et ne correspondent pas à l’éthique de chasse que nous entendons pratiquer et à l’état d’esprit officiellement souhaité entre chasseurs et forestiers, elles ne pourront être mises en œuvre comme vous le proposez qu’à la condition de remplacer les premiers par des mercenaires abatteurs. Il n’est pas dit que cela conviendra à tous les citoyens.

En Saint-Hubert

Michel Gascard
Président de l’Association des Chasseurs de Grand Gibier du Bas-Rhin

Décembre 2017

Chers membres, chers amis chasseurs,

Déjà une nouvelle année qui se termine sans l'avoir vue passer. Est-ce une question d'âge, on dit qu'à partir d'un certain âge les années comptent doubles, 80 ans ? 84 ans ? Cela dépend aussi sans doute du rythme et de l'intensité de nos activités. Celles de l'ABRCGG sont assez soutenues, l'agenda mentionné dans notre bulletin de juillet a été intégralement exécuté et vous pourrez en prendre connaissance dans les pages qui suivent.

Le mot du président de ce dernier numéro attirait l'attention sur un article du Dr Francis ROUCHER intitulé « Le cerf a-t-il encore sa place dans nos forêts? ». Réponse lui a été faite comme promis. Si vous souhaitez en prendre connaissance notre secrétaire Dominique se fera un plaisir de vous la communiquer.

Les conclusions des groupes de réflexion sur le futur schéma départemental de gestion cynégétique qui se sont poursuivies ces derniers mois ont été transmises à nos instances cynégétiques.

La formation constitue un des piliers de nos activités. Notre catalogue va s'enrichir d'un module de formation au tir de haut niveau (voir article pages suivantes). Il bénéficiera aux candidats au Brevet Grand Gibier et sera proposé aux membres de l'association.


La période de fin d'année qui approche est propice aux cadeaux, à faire une pause utile à la réflexion avant d'entamer une nouvelle année. Pour la favoriser, une fois n'est pas coutume, je vous recommande la lecture d'un livre, excellent complément par ailleurs au module sylviculture du Brevet Grand Gibier, et qui s'inscrit tout à fait dans nos préoccupations sur le devenir de nos forêts. Ce livre nous vient d'Allemagne où beaucoup de gestionnaires forestiers y trouvent des références en matière sylvicole.
Il s'agit du livre de Peter WOHLLEBEN, titre français, « La vie secrète des arbres, ce qu'ils ressentent, comment ils communiquent », aux éditions Arènes, 27 rue Jacob, 75006 Paris (arenes@arenes.fr). Et puis, un 2ème pour les germanophones de Werner SCHMITT, « Rotwildrepressalien, Forst vor Wild ».

Notre assemblée générale se déroulera le vendredi soir 16 février dans la salle des fêtes de Reichstett, réservez dès à présent cette soirée animée par nos sonneurs, votre présence sera un encouragement pour les membres du conseil d'administration au service de l'association.

Il n'y aura sans doute pas de bulletin d'information avant la fin du 1er trimestre 2018, je profite donc de cette dernière occasion pour souhaiter à toutes et tous d'excellentes fêtes de fin d'année et pleine réussite en cette fin d'année cynégétique.

Et pour l'année nouvelle qui se profile, meilleurs vœux à toutes et tous, de bonheur, de santé et de prospérité.

Que Saint-Hubert éclaire les différentes instances qui président aux destinées de nos activités cynégétiques à travers la mise en place du futur Schéma Départemental de Gestion Cynégétiques qui influe pour une bonne part sur la vie de beaucoup d'entre nous, sur celle de la forêt et sur celle des animaux.

En Saint-Hubert.

Bien à vous.

Michel GASCARD

Photo : C. GROS


Juillet 2017

Chers membres, chers amis chasseurs,

Nous venons de dépasser la moitié de l'année et vous trouverez dans ce numéro 48, les comptes rendus des principales activités annoncées dans l'agenda 2017.

Nous avons aussi participé le 21 mai à la rencontre de BUST consacrée à la maladie de Lyme en présence de Judith ALBERTAT et du Dr Béatrice MILBERT (Vice-présidente de CHRONIMED). L'ABRCGG a apporté sa contribution au fond I For Lyme destiné à financer la recherche pour la mise au point de tests diagnostiques fiables et complets permettant l'orientation future de traitements mieux adaptés aux patients. Les chasseurs figurent en nombre parmi les personnes atteintes de cette maladie. Récemment encore, certains de nos membres proches ont été infectés. A côté des précautions de prévention maintenant largement diffusées, il est important d'être très vigilant, de détecter et de faire prendre en charge, dès les premières semaines, les conséquences d'une piqûre de tique qui nous semble évoluer anormalement, avec un traitement antibiotique approprié qui a toute les chances d'être efficace.

Les plans de chasse des grands cervidés ont été maintenant établis dans le cadre des différents échelons de concertation et en particulier celui des groupes sectoriels qui sont les plus importants, compte tenu de la qualité de leurs membres, de leur proximité et de leur connaissance du terrain. Souhaitons que ces plans de chasse ne soient pas remis en cause à d'autres niveaux par des compléments discutables comme l'année précédente.

Il nous est reporté que des réflexions sont en cours dans le cadre du Grand Est pour tenter de définir de nouvelles orientations dans les domaines de l'organisation et des pratiques de chasse. Pour notre part, nous préconisons conformément à la charte des chasseurs de grand gibier, le respect d'une éthique irréprochable à travers le respect d'un tir qualitatif, de l'écologie des animaux, de la structure des populations et de leur sociabilité.

A ce sujet, après le livre blanc, nous pensions en avoir terminé avec les agressions contre le cerf. Il n'en est rien. Témoin cette diatribe contre le cerf du Dr Francis ROUCHER dans un article intitulé « Le cerf a-t-il encore sa place dans nos forêts » en réponse à une demande d'opinion d'AgroParisTech sur l'étude d'Annik SCHNITZLER « Approche écologique et historique du cerf dans le massif vosgien ». Il sera répondu à cet article pour la partie qui nous concerne.

La question des aménagements cynégétiques avait été soulevée lors de notre A.G. 2016 au Mont Sainte-Odile en présence de Monsieur RENAUD, maintenant Directeur Territorial Grand Est (voir compte rendu). Monsieur RENAUD avait insisté sur la nécessaire concertation entre les forestiers de terrain et les locataires de chasse sur ce sujet. Cette disposition a figuré en bonne place dans l'ordre du jour de la commission consultative des chasses en forêts domaniales du 30 juin dernier. Il appartient à chaque locataire d'effectuer la démarche auprès de son correspondant forestier pour définir, en concertation, les aménagements souhaités.
Dans cette optique, n’hésitez pas à participer à notre module de formation équilibre forêt-gibier qui se déroulera le samedi 7 octobre prochain au chalet de chasse du SCHAEFERPLATZ au-dessus de REINHARDSMUNSTER. Cette formation fait partie du programme assez fourni de ce dernier semestre 2017 avec le challenge de tir du 2 septembre, les séances de Cyné'tir des 4 et 11 octobre destinées à tous nos membres et prises en charge par l'ABRCGG. Sans oublier notre traditionnelle conférence annuelle qui nous verra accueillir François MAGNIEN, grand spécialiste du sanglier, à l'occasion de la sortie de son dernier livre « Plaidoyer pour le sanglier » qu'il se fera un plaisir de dédicacer.

Les nouvelles ouvertures se profilent avec bientôt le retour du brame.

Mes meilleurs souhaits en Saint-Hubert.

Bien à vous.

Michel GASCARD.


Avril 2017

Chers membres, chers amis chasseurs,

Notre assemblée générale ordinaire s'est tenue le 3 mars dans la salle des fêtes de Reichstett et, de l'avis général, à la satisfaction des participants. Il faut dire qu'elle a été agrémentée par les sonneurs de l'école de cor de chasse de l'association, en progression remarquée. Elle s'est conclue par un verre de l'amitié accompagné de pains surprises faits maison par notre nouvelle administratrice Céline SCHLEMMER puis par un copieux repas pris sur place avec daim au menu.
Merci à celles et ceux qui ont participé à nos diverses activités tout au long de l'année, les ont présentées, ont préparé cette assemblée, participé aux divers travaux post assemblée.

Les activités annoncées lors de l'assemblée sont déjà bien engagées avec 4 séances de formation théorique au brevet grand gibier suivies par 19 nouveaux candidats et les 2 premiers entraînements au tir.

Trois groupes de travail sur le nouveau Schéma Départemental de Gestion Cynégétique se sont réunis et seront suivis de plusieurs autres.

Se profile la journée de formation sur l'équilibre forêt-gibier du 22 avril et nous recommandons à toutes les personnes concernées de participer à ces journées qui ne peuvent que leur apporter une compétence dans le dialogue avec la propriété forestière. Une deuxième journée est envisagée le 7 octobre (à confirmer).

Le temps de la concertation sur les plans de chasse est revenu. Veillons à ce que cette concertation soit réelle, respectée et appliquée dans un état d'esprit constructif. Ce dialogue « renforcé » figure d'ailleurs dans les mesures préconisées par le « Programme national de la forêt et du bois ».
Le plan de chasse est un outil de gestion au service du chasseur et des populations qui en sont l'objet. Il doit fonctionner dans les deux sens et son utilisation unique dans une optique de réduction exagérée des populations sans accompagnement par des mesures d'aménagements favorables à la faune par exemple, pourrait à terme nuire à la biodiversité et s'avérer contraire au principe de prélèvement raisonnable.
A propos du plan de chasse il semblerait naturel que celui du chamois figure dans le nouveau Schéma Départemental avec comme déjà suggéré dans un précédent « Ragots » les prédateurs du grand gibier.
Nous avons aussi, chasseurs, un rôle d'information à jouer auprès du grand public et plus particulièrement auprès des milieux écologistes, informations sur l'écologie et l'éthologie des espèces chassées, sur les contraintes que nous subissons et sur notre éthique de chasse.

Se profile également pour beaucoup d'entre nous l'ouverture générale du sanglier. S'ouvre alors une période de possibilité de réduction de la population en prélevant à l'affût les jeunes femelles non suitées.
La recherche du gibier blessé fait partie de notre éthique de chasse, si nécessaire usons en sans modération.

Bonne nouvelle saison de chasse à toutes et tous.

Michel GASCARD

Janvier 2017

Chers membres, chers amis chasseurs,

L’année écoulée a été riche en activités et vous en trouverez le compte-rendu concernant les derniers mois dans les pages qui suivent.

Nous vous rendrons compte de l'ensemble de l'année 2016 lors de notre assemblée générale ordinaire qui se tiendra le 3 mars 2017 en soirée dans la salle des fêtes de Reichstett et vous proposerons une mise à jour de nos statuts dans le cadre de l'assemblée générale extraordinaire qui suivra.

En ce début d'année les résultats de notre activité cynégétique de la saison en cours sont encore partiels, la tendance indique des résultats variables en fonction des secteurs et des espèces.
Pour le sanglier il est noté une diminution générale des prélèvements.
Les fortes pluies de printemps au moment des mises bas ont décimé nombre de portées. Une nouvelle période de chaleurs s'est déclarée chez les laies entraînant de nouvelles naissances et la présence de nombreux petits sangliers au moment des battues.

Les plans de chasse de grands cervidés sont inégalement avancés et le chevreuil a presque disparu de certains secteurs.


Notre activité pour l'année 2017 s'annonce dense. De nombreuses pré-inscriptions au brevet grand gibier laissent présager une promotion 2017 de bonne facture, caractéristique d'un intérêt grandissant pour cette formation et d'une reconnaissance de sa qualité.

La préparation du nouveau schéma départemental cynégétique constituera l'un des fils conducteurs de l'année 2017. Nous proposons à cet égard la constitution de groupes de travail en vue d'établir des propositions basées sur une concertation la plus large possible.
Il nous paraît utile de compléter certains chapitres par exemple (formation) et d'en introduire de nouveaux (prédateurs) pour tenir compte d'évolutions prévisibles de notre environnement cynégétique.

La formation préparatoire au brevet grand gibier, conçue par notre association nationale, a apporté un élément déterminant pour sa reconnaissance d'utilité publique en août 2012. Elle répond tout à fait au niveau de qualification de plus en plus exigeant demandé aux chasseurs en matière de connaissance des espèces, suivi de populations, appréciation de l'équilibre forêt-gibier. La mention de cette formation, dispensée par notre association, dans la rubrique correspondante du Schéma départemental cynégétique constituerait une reconnaissance de sa pertinence.

Un autre aspect concerne les prédateurs dont le suivi n’est pas l’objet d’une grande transparence, conséquence d’une volonté délibérée ? Le Schéma actuel traite uniquement les prédateurs du petit gibier, or il est nécessaire dès à présent de prévoir un cadre de prise en compte des prédateurs de gros gibier, lynx et loup, qui à terme auront des conséquences importantes pour les locataires et les bailleurs. Il serait fort utile aussi de faire figurer dans le schéma l’organigramme des organisations chargées de leur suivi de sorte que chacun sache à quoi s’en tenir.

Le conseil d'administration vous présente ses meilleurs vœux ainsi qu’à vos familles, réussite professionnelle pour les actifs, bon rétablissement pour les convalescents, sérénité retrouvée pour ceux qui sont dans le souci, santé et bonheur pour tous, solidarité entre chasseurs, relations apaisées entre chasseurs et propriété forestière et bien sûr une excellente nouvelle année cynégétique.

Bien à vous.
En Saint Hubert.

Michel GASCARD

Octobre 2016

Chers membres, chers amis chasseurs,

Ce nouveau numéro comporte notre nouveau logo. Nous y avons inséré le daim et le chamois. Au delà de la reconnaissance de la présence de ces espèces dans notre département, cette démarche se veut militante. La biodiversité implique en effet qu'il n'y ait pas lieu d'empêcher la présence naturelle d'une espèce et si nous devons accepter la présence d'espèces prédatrices comme le loup et le lynx, acceptons les toutes.

Dans le précédent « Ragots » d'avril 2016 nous avions fait part de notre inquiétude suite à la parution du « Livre blanc » de la propriété forestière. La proposition d' « une concertation renforcée et d'un partenariat rénové » nous semblait pouvoir être partagée. Malheureusement, il apparaît un décalage entre la théorie et la pratique, ce qui renforce notre inquiétude. En effet, si cette concertation avec tous les acteurs concernés se manifeste dans certains cas au niveau local et à l'échelle d'une unité de gestion, force est de constater que les préconisations qui en sont issues sont remises en cause à d'autres échelons. C'est le cas pour les attributions de plans de chasse dont certains ont été découverts fortement augmentés à réception des bracelets. On peut alors se demander si l'objectif de ce livre blanc n'est pas tout simplement de préparer l'opinion publique à des mesures drastiques de réduction des populations de grands cervidés et à une approche strictement industrielle et économique de la gestion de la forêt, au mépris de ses autres fonctions.

Les pressions qui en découlent nous apportent une autre source d'inquiétude quant à leur impact sur l'éthique de chasse. Des remontées d'informations en provenance de plusieurs lots de chasse mentionnent des tirs de biches dès l'ouverture du 23 août au mépris du devenir des faons. Compte tenu de la durée de dépendance entre les faons et leur mère, les orphelins ainsi créés ont toutes les chances de mourir ou, dans le cas contraire, d'avoir un développement insuffisant qui les poursuivra toute leur existence. Ces situations malheureuses arrivent trop souvent de façon involontaire pour qu'on ne les provoque pas. Le faible poids de ces faons dû à un développement anormal sera-t-il mis sur le compte d'une surdensité ? Lui attribuera-t-on des caractéristiques génétiques justiciables d'une protection ? Ne faudrait-il pas les prélever à tout âge quelque soit leur sexe ? Nous préconisons que toute réduction de population, dont la nécessité est avérée, soit réalisée dans le respect du tir qualitatif, de la biologie des animaux, de la structure de cette population et de sa sociabilité.

Une formation « équilibre forêt-gibier » a été mise au point par l'ANCGG en collaboration avec l'IRSTEA et le CNPF à destination des chasseurs. Cette formation, organisée par l'ABRCGG en liaison avec la délégation Lorraine-Alsace du CNPF a fait l'objet de deux sessions en 2016 pour une trentaine de participants. En dehors de l'aspect purement technique, ces sessions ont été l'occasion d'échanges fructueux qui s'inscrivent tout à fait dans le dialogue préconisé dans « les propositions d'actions pour l'avenir » contenues dans le livre blanc. Il serait regrettable que les chasseurs ne trouvent pas d'écho à leur démarche de concertation.

D'autres sujets de préoccupations nous sont parvenus avec une pétition à propos du projet de suppression de la chasse le dimanche et d'une consultation publique sur la proposition ministérielle de réintroduire la chevrotine pour le tir du sanglier dans les Landes.

Dans certains départements, nos collègues chasseurs ne chassent que le dimanche. Comment feront-ils pour réaliser les plans de chasse ? Nous devons être solidaires en votant contre cette interdiction. Quant au retour de la chevrotine, plusieurs études ont prouvé sa nocivité pour des raisons de sécurité (difficulté de respecter l'angle de 30° suite aux ricochets, même à courte distance) et des raisons d'efficacité (blessures fréquentes avec recherches difficiles). Notre position ne change pas et nous sommes contre ce projet d’arrêté.

Le brame avec ses grandes émotions va laisser la place aux battues, de grands et vieux cerfs ont été prélevés justifiant une gestion privilégiant leur vieillissement.

Bonnes battues dans la convivialité et la sécurité.

Bien à vous. En Saint-Hubert.
Michel GASCARD

Photo : Pierre KOENIG

Avril 2016

Chers membres, chers amis chasseurs,

L'assemblée générale ordinaire de notre association s'est déroulée à la satisfaction générale d'après les avis exprimés par de nombreux participants. Le mérite en revient à toutes celles et ceux qui ont participé à nos nombreuses activités tout au long de l'année, les ont présentées et ont préparé cette assemblée. Toutes et tous méritent nos félicitations et nos plus chaleureux remerciements.

Le programme 2016 est déjà bien engagé avec notre participation à l'exposition des trophées de Durstel, les premières sessions de formation du brevet grand gibier et nos interventions dans les AG de GGC et de SLC.

Le livre blanc fait toujours partie de nos préoccupations suite à sa parution brutale qui a été un choc pour les chasseurs. S'il traduit une inquiétude de la part de la propriété forestière, il a été reçu avec une inquiétude non moins grande de la part de nombreux chasseurs en raison de ses attaques contre la faune sauvage, de la méthode et des arguments utilisés dont certains sont pour le moins contestables. Cette inquiétude est renforcée par la persistance de cette campagne dans les médias auprès de l'opinion publique ce qui pose question, alors que le livre blanc propose « une concertation renforcée et un partenariat rénové ».

Nous serons attentifs à l'application de cette proposition en toutes occasions et militerons pour que les propositions issues de cette concertation soient respectées.
Comme une concertation et un partenariat équilibré impliquent une compétence égale dans les domaines concernés, nous mettons dès à présent en pratique l'une de nos propositions figurant dans nos réponses au livre blanc avec la mise en place d'une formation sur l'équilibre forêt-gibier conçue par l'ANCGG, en relation avec la propriété forestière. Par la suite sera proposée une formation aux questions cynégétiques à destination des forestiers.

Un nouveau sujet de préoccupation nous est fourni par l'actualité avec des projets inquiétants de battues administratives visant les grands cervidés. Cette question doit être traitée dans le cadre d'une concertation préalable avec toutes les parties prenantes sans perdre de vue le nécessaire respect des animaux, de la structure des populations et de leur sociabilité.

Ce respect s'inscrit dans le cadre du tir qualitatif dont la suppression serait une erreur fondamentale. Elle entraînerait le déstructuration des populations avec pour conséquence un effet inverse du but recherché, déstabilisation des animaux, perturbation de la reproduction avec impact sur les dates de naissance, augmentation du stress et finalement augmentation des dégâts.

La nouvelle saison de chasse s'annonce avec l'ouverture officielle du sanglier et bientôt celle du brocard. C'est le moment d'effectuer le réglage des armes et de s’entraîner au tir pour en améliorer l'efficacité, les statistiques récentes de l'UDUCR 67 montrent toujours un pourcentage anormalement élevé de blessures dans le cadre des tirs d'affût.

Bonne ouverture à toutes et tous.

Bien à vous. En Saint-Hubert

Michel GASCARD


Décembre 2015

Chers membres, chers amis chasseurs,

Le rythme d'activité de notre association ne s'est pas relâché au cours des derniers mois. Deux nouveaux membres ont été cooptés par le conseil d'administration, Jean-François Vetter a pris en charge la gestion du stock et de l'intendance tandis que Madame Dominique Ludwig va prendre le poste de secrétaire en remplacement de Germain Klein. Merci à Germain pour sa disponibilité, son efficacité, ses conseils techniques, l'apport de ses idées, son rôle de modérateur quand les circonstances le nécessitaient.

Les activités planifiées à l'agenda 2015 du précédent « Ragots » se sont déroulées en partie comme prévu, vous en trouverez les comptes-rendus dans le ragot N° 43 ainsi que sur notre site.

La conférence sur l'arrivée naturelle du chamois dans le Bas-Rhin planifiée initialement le 19 novembre a été reportée à l'après-midi du samedi 12 mars 2016 au Mont Ste Odile après notre Assemblée Générale qui se tiendra au courant de la matinée. Vous pourrez à cette occasion apprécier les progrès des élèves du cours « Cor de chasse à tir » dispensé par Michel Chappon.
Contrairement à ce qui était annoncé dans « Les Ragots » précédent, nous avons été amenés à modifier la date de notre AG suite à l'avancement d'une semaine de l'exposition des trophées qui se tiendra à DURSTEL les 20 et 21 février 2016.

Au cours de l'été nous avons relayé le courrier de Gérard BEDARIDA notre Président national, adressé à la direction nationale de l'ONF, à propos de certaines dispositions contestables figurant dans les contrats sylvo-cynégétiques.
Dominique notre future secrétaire est entrée très rapidement en action avec la préparation du « Power Point » de présentation des diverses contributions lors de la soirée du 19 novembre organisée par l'ABRCGG, suite à la parution du livre blanc de la propriété forestière.
En effet, nous avons été fort occupés ces dernières semaines avec l'arrivée de ce livre blanc qui a fait l'objet de nombreuses discussions, tant sur le fond que sur la forme. Sans préjuger de la forme et du contenu de la synthèse finale qui suivront, force est de reconnaître que ce document a été reçu avec inquiétude et mécontentement par le monde de la chasse, venant après la parution méthodique d'une partie de son contenu dans la presse tout au long des derniers mois. Il est en effet difficile d'accepter la prise à témoin non contradictoire de l'opinion publique par une coalition étrange et incertaine qui met le monde de la chasse en porte-à-faux, les uns l'accusant de ne pas assez prélever d'animaux et les autres les accusant du contraire. Il n'est pas bien non plus d'accuser la faune sauvage chassable de tous les maux avec des arguments qui prêtent pour le moins à contestation. Enfin, le chasseur n'est pas qu'un régulateur, le réduire à ce rôle c'est méconnaître le rôle social de la chasse et les graves conséquences qu'entraînerait sa disparition. Pour la plupart d'entre nous la chasse est une culture ancrée profondément, une école de transmission, d'acquisition progressive, de patience et de ténacité, d'apprentissage de la vie et de la mort. C'est un milieu où se manifeste la convivialité, le partage, la solidarité et souvent la fraternité et pour certains un refuge qui aide à surmonter les difficultés de l'existence.

Je vous souhaite ainsi qu’à vos proches un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année.
Bien à vous.
En Saint Hubert.

Michel GASCARD

Juillet 2015

Chers membres, chers amis chasseurs,

Mon premier « Mot du président » est l'occasion de vous dire combien je suis sensible à l'honneur qui m'a été fait de vous représenter. Je remercie ceux d'entre vous, nombreux, qui m'ont fait part de leur soutien et manifesté leurs encouragements. J'assurerai cette responsabilité avec le concours de votre conseil d'administration qui s'est engagé à me soutenir sans réserve.

Le rythme d'activité de votre association est très soutenu et il n'y a pas eu de temps mort, avec la prise de connaissance des circuits internes, la définition des différentes fonctions des membres du CA dont certaines ont été modifiées à leur demande, la recherche de nouvelles compétences.

Au cours de cette même période (mars à juin) nous avons accompagné dans une ambiance studieuse et très conviviale les candidats au brevet grand gibier jusqu'à l'épreuve finale dont vous trouverez les excellents résultats dans le ragot N° 42. L'équipe brevet emmenée par Hubert Chatelet assisté de Michel Chappon, Jean-Pierre Kuntz, Hubert Ziegler a, une fois de plus, fait preuve de son efficacité sans oublier les différents intervenants dont la compétence a été unanimement reconnue. Félicitation à tous.

Nombreuses ont été les participations de membres du CA aux différentes assemblées générales (Fédération des chasseurs, GGC et associations spécialisées). Pour notre part, un certain nombre de manifestations prévues dans l'agenda 2015 sont arrivées à échéance. Les conférences du Mont Sainte Odile du 6 juin ont été reportées faute d'un nombre suffisant de participants, ce n'est que partie remise et nous en reparlerons prochainement.
Le même jour, le concert pour orgue et trompes de chasse organisé par le grand ordonnateur Michel Vital, au profit d’œuvres caritatives, a remporté un grand succès avec une participation de près de 600 personnes. Enfin, nous étions présents à la fête du piégeage de Kolbsheim le 14 juin où nous avons eu le plaisir de recevoir la visite de nombreux brevetés de la veille.

Parallèlement, notre duo de charme Laurence et Lili prépare activement le challenge de tir du 5 septembre doté de prix de qualité dont vous avez reçu récemment l'invitation et le programme. Attention, le nombre de participants est limité à 100 et nous prévoyons dès à présent une participation maximale, inscrivez-vous donc sans attendre.

Suivront les journées interrégionales dans la Meuse les 12 et 13 septembre, la messe de St Hubert le 6 novembre et notre traditionnelle conférence de mi-novembre dont le thème est encore à définir.

Notre secrétaire Germain Klein souhaitait depuis longtemps mettre en place une section « Cor de chasse ». C'est chose faite. Une formation gratuite à cet instrument pour nos membres à jour de cotisation sera dispensée par Michel Chappon. Le planning et la procédure d'inscription figurent dans le document joint au courrier d'annonce du challenge de tir. Attention, pour des raisons d'efficacité le nombre de participants par cours est limité à 10. Remerciements et félicitations à Michel Chappon qui ajoute une 2ème corde à son arc.

Le monde de la chasse va devoir relever de nombreux défis dans l'avenir et votre association y prendra sa part. Nous nous opposerons aux demandes de retour de la chevrotine avec notre Association Nationale (mémoire sur le sujet dans le prochain Grande Faune) et nous appuierons notre Président de Fédération Départementale qui a pris position contre ce retour. Pour information, la chevrotine a été impliquée la saison dernière dans 5 accidents de chasse dont 2 mortels (3 en Corse et 2 sur le continent où la chevrotine est interdite). Dans ces deux derniers cas (un mortel) les victimes se tenaient respectivement à 73 et 85 mètres du tireur.


Nous devrons acquérir une compétence de bon niveau dans le domaine de l'équilibre forêt-gibier pour être en mesure de surveiller l'évolution des indices de suivi dans le cadre des contrats sylvo-cynégétiques et d'identifier avec le forestier la nature des travaux d'aménagements à réaliser. Pour ce faire, l'Association Nationale a mis au point une formation théorique et pratique avec le CRPF et l'IRSTEA. Votre association a posé les premières bases de cette formation. Il est prévu d'organiser 3 séances d'une journée, 2 pour la forêt de montagne entre mi-avril et mi-mai et 1 pour la forêt de plaine entre mi-mars et mi-avril. Pour des raisons d'efficacité le nombre de participants par cession sera limité entre 15 et 20 personnes.
Enfin, nous devrons améliorer nos connaissances des espèces en particulier en matière d'écologie des grands cervidés. Cette connaissance nous permettra d'influer dans les nombreux débats à venir à propos de la gestion de ces grands animaux et de leur plan de chasse avec les premières réflexions sur le futur schéma qui se profilent à l'horizon 2016. Le livre « Le cerf élaphe » dont nous avons reçu la 2ème édition peut vous y aider et nous sommes à votre disposition pour vous le fournir.

Notre association entend être une force de propositions, plus nous serons nombreux plus elle aura de poids et sera représentative de la chasse du grand gibier dans notre département grâce à l'apport de toutes vos compétences réunies autour de la charte des chasseurs de grand gibier.

Bien à vous.
En Saint-Hubert.

Michel GASCARD

Janvier 2015

Mesdames, Messieurs, Chers Membres Chasseurs de Grand Gibier,

C’est avec un plaisir non dissimulé que je m’adresse à vous en ce début d’année et une certaine satisfaction pour le travail effectué tout au long de cette année par votre Conseil d’Administration.
Les journées nationales ont été couronnées de succès comme vous avez pu le lire dans « Grande Faune ».
Notre Président National et l’ensemble du Conseil d’Administration National nous ont remerciés pour la qualité du programme, des débats techniques, de l’accueil des délégations, présidents et représentants, du site choisi le « Mont Sainte-Odile » qui restera dans les mémoires des participants.

« L’Alsace a placé la barre très haute, avis aux amateurs de challenge pour les années à venir » a écrit Guy Bonnet dans Grande Faune n°142.

Autre sujet de satisfaction, le brevet Grand Gibier avec un taux de réussite de plus de 90 %, l’équipe Brevet et l’ensemble des formateurs ont encore en 2014 réussi des prouesses.

Enfin deux membres de notre association départementale ont été à l’honneur au plan national en cette fin d’année 2014.
Gilbert Titeux qui a tenu une conférence sur le thème « l’Alsace, une terre d’histoire de la chasse du grand gibier » à la Maison de la Chasse et de la Nature à Paris devant les représentants nationaux du monde de la chasse, sous l’égide de notre association nationale et de la Fondation Françoise Sommer.

Puis, Michel Gascard qui a traduit en français le livre de T. H. Clutton-Brock sur l’étude scientifique du Cerf Elaphe, Comportement et Ecologie des Deux Sexes. Avec le concours de notre association locale mais aussi nationale, la Fédération des Chasseurs 67 et trois GGC Bas-rhinois : Haslach et environs, Champ du Feu, la Petite Pierre ainsi que l’UDUCR.

Nous avons également relevé le défi en obtenant la souscription de la quasi totalité des 500 exemplaires nécessaires à cette édition par l’Editeur Crépin-Leblond avant la fin de l’année 2014!

Oui je suis très fier de votre implication et réactivité. Notre association n’a-t-elle pas dans son objet social et principal d’améliorer les connaissances des chasseurs de Grand Gibier ?

En 2014, elle y a parfaitement répondu.
Bravo à vous tous et rendez-vous en 2015 pour de nouvelles aventures.

Permettez-moi en ce début d’année d’y associer les plus chaleureux vœux de votre CA.


Sincèrement vôtre,
Thierry NEFF