Association Ardennaise des Chasseurs de Grand Gibier



      Accueil
      Brevet Grand Gibier
      Cotation des trophées
      Activités de l'Association
      Actualités
      Situation du département
      Faune, habitats, chasse
      Conducteurs de chiens
        de sang
      Le mot du Président
      Adhésion
      Membres du Conseil
      Quiz Grand Gibier

Pour mieux connaître…
l'Association Ardennaise des Chasseurs de Grand Gibier

Pour l'aider à
être mieux reconnue encore…

Demandez votre adhésion en remplissant le bulletin de demande d'adhésion à adresser au siège de l'AACGG ou par courrier électronique au secrétaire.

Les photos figurant sur cette page sont l'oeuvre de Stanislas Beauvière ( Tel : 03 24 26 54 05 ). La reproduction de ces photos est interdite sans son accord.


 

Pour une chasse moins chère et différente

Le point de vue du président Jean-Marc THIERNESSE
« Demain, j’aimerais me tromper, mais je suis persuadé que l’on ne reverra pas de si tôt les densités d’ongulés que l’on a pu connaître… Quand nos générations auront été rappelées par Saint Hubert, Il y aura sans doute beaucoup moins de chasseurs… Apparaissent dans le sud-ouest de la France des battues de canton, les villages étant en déficit de chasseurs pour honorer les plans de chasse chevreuil… Le jeune mari chasseur ne pourra plus s’imposer des calendriers de chasse comme ceux que nous connaissons… Nous devrons assurément chasser moins, prélever moins sans doute, mais tout en étant plus performants dans nos chasses collectives, ce qui devrait malgré tout préserver la notion du plaisir de chasse… Deux principes sous-tendent cette nécessaire évolution : la baisse des coûts de location, et une organisation repensée de nos chasses collectives…
Sur le premier principe, envers et contre tout, souvenons-nous que le coût de location revient en réalité, et en dernier lieu, aux chasseurs adjudicataires. ..
Sur le second principe, je crois que dès maintenant, il faut penser à concevoir autrement nos battues… Qu’elles soient à cor et à cri ou bien silencieuses… Nous en vivons l’expérience depuis quelques saisons, en forêt de Haguenau avec quelques membres de notre conseil d’administration, et dans d’autres régions de France en ce qui me concerne personnellement. Le principe est de mettre sur pied les animaux, de les faire aller d’assurance sur leurs coulées habituelles vers des postes situés en dehors des routes et chemins, disposés selon le relief à terre, ou bien sur des miradors… Cela fonctionne très bien pourvu que le placement des postes soit pertinent, ce qui exige une grande connaissance des habitudes des animaux. Je ne saurais donc trop vous inciter à tenter l’expérience, et nous sommes prêts à vous y aider, en vous apportant les conseils que vous souhaitez. »

AACGG - Association Ardennaise des Chasseurs de Grand Gibier
Siège social : Centre Départemental de la Chasse et de la Nature
49, rue du Muguet - Route de Gernelle 08090 SAINT-LAURENT
E-mail : cgg.ad08@gmail.com

Contact principal : Martine GOFFINET Présidente
- Port. : 06 16 11 30 87
E-mail : martine.goffinet@gmail.com

Les dernières nouvelles
27 Octobre 2021 - Jacky MORMANNE n'est plus

Adieu Jacky

C’est à l’âge de 79 ans que Jacky MORMANNE, miné par une implacable maladie, vient de quitter notre monde : c’est une figure de la chasse du grand gibier dans les Ardennes que Saint Hubert rappelle à lui…

Administrateur fondateur de l’Association Ardennaise des Chasseurs de Grand Gibier dont il fut le vice-président durant plus de 20 ans, il répondait infailliblement à toutes les animations conduites dans ce cadre, malgré son métier de boulanger pâtissier.
Après les rallyes, comme après les chasses, ses nuits étaient bien courtes quand il fallait retourner au fournil pour diriger de main de maître son personnel. Malgré son enthousiasme pour le métier, il avait pris sa retraite suffisamment tôt pour profiter de la vie commune avec son épouse Claudine.

Devenu administrateur puis trésorier de la Fédération, il s’est investi pleinement dans ses missions, durant plusieurs mandats, devenant entre autre le pilier incontournable de l’exposition départementale annuelle des trophées de cerfs. D’initiative personnelle, il avait mis fin à sa carrière d’administrateur afin de laisser place à la jeune génération…

Il s’était par ailleurs engagé avec passion durant de nombreuses années, dans la recherche du grand gibier blessé, aux côtés de Claude et Thérèse HUBERT, et était devenu conducteur agréé, conduisant avec succès plusieurs teckels.

Assez souvent abrupte dans ses idées, il est toujours resté droit dans ses bottes et tout le monde savait qu’il n’avait pas de porte de derrière ! Mais son caractère bien trempé cachait dans la réalité un homme sensible, généreux, à l’écoute de son entourage et très chaleureux.

Il était passionné par la chasse du brocard en été et chaque sortie s’accompagnait de péripéties diverses et variées, qu’il se plaisait à nous raconter… Dans son entourage, comme avec ses amis de chasse qu’il fréquentait en particulier dans le massif de Sedan, personne n’oubliera « le corbeau et le renard » qu’il aimait réciter en patois ardennais pour le plaisir de tout l’auditoire…

Adieu l’Ami de toujours, militant actif de l’amélioration de la chasse du grand gibier !... Merci pour tout ce que tu as fait…

6 Mars 2019 - Thérèse HUBERT nous a quittés.

Hospitalisée depuis fin 2018 et souffrant d’un mal implacable, Thérèse HUBERT s’est éteinte, dans la discrétion, laissant son époux Claude, ses deux filles, Sylvie et Sandrine, et ses nombreux petits-enfants dans une grande peine.
L’image qu’elle laisse dans les milieux de la chasse et en particulier de la recherche au sang du grand gibier blessé, est celle d’une femme humble, conducteur de l’ombre acharnée, mais ô combien compétente et efficace…
Pour les chasseurs locaux, c’était aussi Thérèse, la femme de Claude, avec Pote, son fameux teckel à poil dur, qui avançait dans le silence malgré les difficultés de la piste, montrant l’infime goutte de sang à ses suiveurs étonnés et surpris et qui, finalement, conduisait toute l’équipe à la réussite !...
Elle était l’exemple concret de la devise de l’UNUCR : "Jusqu’au bout!..."
Minée par une santé qui s’était dégradée depuis plusieurs années, elle a souffert, ...très certainement beaucoup souffert, de ne plus pouvoir vivre sa passion... et sa mort est sans doute pour elle un grand soulagement…
Puisse Saint-Hubert l’accueillir dans son royaume avec tous les honneurs dévolus à une Grande Dame de la recherche du grand gibier blessé.
A Claude, à ses enfants et petits-enfants, l'AACGG présente ses bien sincères condoléances.

1 Février 2019 - PPA : POUR CEUX QUI N'AURAIENT PAS COMPRIS

Il faut bien comprendre les choses!... ce qui n'est apparemment pas évident, au vu de nombreux commentaires relevés sur notre page Facebook (ADCGG 08 - Grand Gibier Ardennes).
Il est bien évident qu'il est regrettable d'en arriver là mais en aucun cas "honteux".
Sachez bien que ce n'est pas de gaieté de coeur que les adjudicataires ou gestionnaires de ces territoires situés en zone blanche ont fait anéantir la totalité de leur population de sangliers mais ils n'ont pas eu le choix! Les ordres viennent du ministère, répercutés par la préfecture et la DDT et... exécutés par les chasseurs!... à leur grand regret!

Une zone "blanche", ça veut dire vidée de tous ses sangliers et qui ne sera de toute façon pas chassée, en sangliers tout au moins, avant plusieurs années, tout cela pour éviter la propagation de la maladie en France, ce qui serait une catastrophe!
Certes une catastrophe pour nous chasseurs, mais bien plus encore pour les éleveurs de porcs de la France entière. Au lendemain de la publication des tout premiers cas de PPA en Belgique, de nombreux pays du monde entier ont stoppé leurs importations de porcs depuis la Belgique. Tous les éleveurs de porcs du secteur ont été contraints de faire abattre leurs animaux (dont les carcasses ont été détruites et non pas consommées) et pourtant, aucun cas de PPA n'a été décelé sur un porc!
Cette zone blanche créée en France l'est à titre préventif. Elle est située entre la clôture belge (dont les larges brèches laissées dans un premier temps ont quand même fini par être colmatées) et la clôture française qui, elle, est continue et enterrée. Elle a une largeur d'une dizaine de km et... elle sera à terme vidée de ses sangliers. La probabilité de contact de sanglier belge à sanglier français n'est peut-être pas nulle mais devient très faible.

On ne peut pas être plus royaliste que le roi! Côté français, les chasseurs auront fait tout ce qu'il leur était possible de faire. Ils se retrouvent aujourd'hui sans territoire de chasse : on peut les plaindre mais en aucun cas les blâmer!
S'il existe une solidarité dans le monde de la chasse, souhaitons que ces chasseurs malheureux soient invités sur d'autres territoires, par des chasseurs qui ont eu la chance d'échapper à ce fléau!
Martine Goffinet

31 Janvier 2019 - PPA : BATTUE ADMINISTRATIVE DANS LE MASSIF DU BANEL

Une semaine après la battue administrative organisée en Meuse dans la région frontalière d’Avioth, c’est au tour des Ardennes...
Placée sous la responsabilité du Lieutenant de Louveterie local Etienne JONET et de l’ONCFS, la journée de chasse associe quelques personnels de l’ONF et essentiellement les chasseurs locaux ayant suivi la formation bio-sécurité soit quelques 99 chasseurs postés et une quarantaine de traqueurs avec chiens de petit pied. Un conducteur de l’UNUCR en la personne de David PIERRARD est aussi présent afin d’assurer les recherches. Michel HUBERT, président de la Fédération et son directeur Sylvain DEBRIELLE assistent également l’ensemble du staff d’organisation. Il s’agit en fait d’une battue concertée, une autre ayant lieu le même jour non loin de là sur le territoire de PUILLY-ET-CHARBEAUX.
Les deux traques définies par l’administration ont lieu sur le massif du BANEL, frontalier avec la Belgique, et dont l’adjudicataire est Cyril DUSSART. La traque de l’après-midi, se fait en l’absence de circulation routière, la route départementale qui traverse le massif étant, pour quelques heures interdite, à la circulation.

L’organisation sur le terrain est confiée à M. DUSSART : elle repose sur 5 chefs de lignes connaissant parfaitement le milieu, et sur le chef de traque de la société de chasse Olivier FAYNOT, chargé de répartir traqueurs non armés entre ses traqueurs habituels, armés, lesquels peuvent tirer les marcassins à plomb… Le risque que fait peser cette grande manœuvre en matière de sécurité est évident ; le tir dans la battue est donc strictement interdit ! Et tout tir doit se faire impérativement en dehors d’un angle de 30° par rapport à ses voisins. Tout contrevenant sera exclu sur le champ de la ligne de postés pour être reconduit au rendez-vous de chasse du Fond de Nanty… Les séquences filmées sont également prohibées !
La première enceinte qui dure toute la matinée est vide de sanglier…Comme l’ avait fait remarquer M. DUSSART, les sangliers ne sont pas au rendez-vous depuis ces derniers temps. D’abord, au cours de la saison, les consignes étant très ouvertes, de forts prélèvements ont été réalisés. Ensuite la pression de chasse exercée en multipliant les jours de battue sur toute la zone, va à l’inverse de la réussite : les animaux décantonnent et deviennent très "volatiles"…
La traque de l’après-midi sera à peine plus fructueuse, avec 5 sangliers levés pour 3 tués ! Tandis que celle PUILLY-ET-CHARBEAUX, affiche un tableau d’1 sanglier.
Tous les sangliers tués de la ZOR blanche sont indemnisés à raison de100€ par bête, et font l’objet d’une géolocalisation, qui selon les dire, ne s’avère pas trop fiable…

Indiscrétion qui en dit long…
Je ne saurais passer sous silence les innombrables mails reçus par les services départementaux de l’ONCFS, et la fédération de chasseurs ou de groupes de chasseurs de toutes régions proposant leurs services pour venir dans les Ardennes participer aux battues administratives… Comme quoi il y a encore pas mal d’amateurs pour venir gonfler leur palmarès de chasse sanglier, faisant fi du coût des déplacements...
J.M.T.

31 Janvier 2019 - PPA : LES CLOTURES FRONTALIERES

CLOTURES BELGES…
A l’ouest de la zone noyau où la chasse et toute pénétration sont interdites, la clôture de grillage posée en octobre de VALANSART à LIMES, n’est pas totalement hermétique… Les animaux ont forcé la clôture, et les failles repérées par un nœud de rubalise, ont été " colmatées " mais pas partout…
Comme en témoignent les coulées parallèles au grillage, il y a encore certainement pas mal de sangliers dans la zone noyau. Presque tous les jours, les personnels de la sécurité civile retrouvent des cadavres…
En décembre et janvier, les zonages ont été modifiés, et d’autre secteurs ont été clôturés, sur la zone nord à partir de l’autoroute ARLON - BRUXELLES et au sud en parallèle avec la clôture électrique française posée sur le périmètre de frontière.

CLOTURES FRANCAISES : UN CHANTIER DE 2 200 000 €
Dès la mi-janvier, faisant suite aux directives ministérielles, le projet de clôture éloigné de près de 10 km de la frontière se concrétise (24 km pour la Meuse, 27 km pour les Ardennes) : il est conduit par Saniez Clôtures une entreprise du Nord, en plusieurs chantiers mobilisant quelque 40 employés… Il s’agit d’une clôture grillagée de 2,50 m, incluant 50 cm de grillage enterré...
Définir le tracé, nettoyer le terrain, planter les piquets, creuser la tranchée, dérouler et poser le grillage, reboucher la tranchée, sont les composantes incontournables de l’opération dont le coût est estimé à 2 200 000 €, le financement étant assuré par l’état et la filière porcine…

Le travail n’est pas simple car il faut parfois défricher plusieurs centaines de mètres de haies et broussailles, contourner les propriétés bâties…Des passages canadiens sont aussi prévus au passage de routes et chemins…

31 Janvier 2019 - PPA : OU EN EST-ON APRES UNE SAISON DE CHASSE ?…

Après l’arrivée de la PPA dans la région d’ETALLE en septembre dernier, les mois de la période de chasse se sont écoulés… voyant se succéder de part et d’autre de la frontière avec la Belgique…
- Un nombre insoupçonné de réunions, de visites de terrain, associant experts locaux et étrangers, représentants d’organismes divers et variés de Belgique, de France, et de l’Union européenne…
- Des décisions et des mesures pas toujours très cohérentes dans le domaine transfrontalier notamment, concernant le zonage, l’évolution du zonage, le traitement des carcasses :
Pas de cohérence dans le choix initial des Zones d’Observation Renforcée ; Dispositions différentes concernant les sangliers tués en ZOR Belge et en ZOR française… Ainsi un sanglier tué ici à SAINT-MARD en Belgique doit-il être acheminé avec toutes mesures de biosécurité au Centre de Virton pour analyse et destruction, alors que dans la commune voisine de Meurthe et Moselle, il est comme à l’habitude partagé entre chasseurs et consommé…
- La pose de clôtures en grillage en Belgique autour de la zone noyau, en une succession d’épisodes, et sans que celles-ci ne soient dans un premier temps vraiment fermées.
- La pose d’une clôture électrifiée finalisée en une semaine à peine sur le périmètre de frontière par les chasseurs français, lesquels en assurent régulièrement la surveillance
- Des dispositions sanitaires rigoureuses, imposant une formation des chasseurs en matière de bio-sécurité, en Belgique comme en France, formation assurée par les instances cynégétiques, Royal Saint Hubert Club et fédérations départementale des chasseurs
- Des chasses collectives avec ou sans chien selon les zones, où le tir des sangliers est largement ouvert, sans consigne de restriction, avec des résultats plus ou moins efficaces en matière de prélèvement… A la mi-janvier 2019, à la faveur d’une glandée d’exception, il reste au moins autant de sangliers qu’en 2018 à la même époque, avec en plus beaucoup de marcassins !...
Pour sa part, dès le mois de décembre, le Ministre Belge René COLLIN impose à toutes les chasses de Wallonie l’organisation d’au moins 3 journées de battue sur janvier et février…

DEUX SANGLIERS FRONTALIERS SONNENT LA MOBILISATION !
Alors qu’une certaine accoutumance semblait s’installer dans tous les milieux, le 9 janvier 2019, deux sangliers tués à la chasse dans une compagnie de plusieurs animaux, à SOMMETHONNE, village belge à 2 km de la frontière avec le département de la Meuse, étaient analysés positifs à la PPA !
L’évènement déclenchait alors la mobilisation générale ! Le ministre de l’agriculture Didier Guillaume se rendait dans les Ardennes le 11 janvier : il rencontrait les représentants des chasseurs puis tous les acteurs locaux, et se rendait sur le terrain avec le ministre belge René Collin… Des mesures radicales étaient dans les couloirs, elles tardaient un peu à venir et puis tombaient au travers d’un arrêté ministériel, en date du 19 janvier 2019
- Création d’une zone blanche sur les départements frontaliers Ardennes, et Meuse, dans laquelle le sanglier devra être éradiqué, et qui comprend notamment 15 communes des Ardennes et 9 de la Meuse. Tous les sangliers tués en zone blanche sont transportés vers des points de collecte définis pour être ensuite acheminés à l’équarrissage avec toutes les mesures de biosécurité nécessaires…Mais sans que les carcasses ne soient analysées !...
- Installation d’une clôture parallèle à la frontière, donc à la clôture électrique, à une dizaine de kilomètres à l’intérieur des départements afin de créer en quelque sorte un vide sanitaire empêchant l’extension de l’épidémie.
- Création d’un groupe franco-belge de concertation qui réunit tous les acteurs concernés un fois par semaine…Enfin le sens d’une mobilisation transfrontalière prend corps ! Mais à l’heure où j’écris ces lignes, les chasseurs français n’y sont pas conviés. !...
- Prolongation de la chasse au sanglier dans les Ardennes jusqu’au 28 février.

22 Septembre 2018 - Communiqué de l'ANCGG : La peste porcine africaine à dix kilomètres des frontières françaises… Un enjeu considérable

Le 12 septembre 2018, le laboratoire national de référence belge Sciensano a confirmé la présence du virus de la peste porcine africaine (PPA) sur deux sangliers retrouvés morts dans la commune d’Etalle en Belgique, à proximité des frontières française et luxembourgeoise. Depuis 4 autres sangliers infectés ont été trouvés morts en forêt, ainsi qu’un jeune sanglier abattu pour des raisons sanitaires (faiblesse).
Compte-tenu de la vitesse de propagation de la maladie (1 à 2 km par mois par voie naturelle et potentiellement plus en cas de transport du virus par une voie humaine), la France devient susceptible d’être contaminée.
La particularité de ce virus est qu’il est extrêmement contagieux et qu’il présente un taux de mortalité très élevé en 7 à 10 jours dans la majorité des cas.
Il s’agit donc d’une maladie très contagieuse mais sur un intervalle limité dans le temps. Les clés du contrôle de cette maladie sont donc la détection puis l’élimination des animaux malades et morts suivie de la réduction des densités pour limiter la contamination.

CAUSES, MOYENS D'ACTION ET STRATEGIE

Causes d’apparition de la maladie en Belgique :
La cause accidentelle est privilégiée. La maladie a été très probablement transmise via des déchets alimentaires en provenance de pays d’Europe de l’Est infectés par la PPA et laissés sur une aire de repos sur une route à 4 voies. Les sangliers malades ont été découverts à proximité de cette aire de repos.
L’hypothèse d’une introduction volontaire s’avère improbable que ce soit pour des raisons de faisabilité ou de coût. Il faudrait en effet être allé chercher de la viande avariée en grande quantité à 2 500 km de là puis l’avoir dispersée en forêt. Toute comparaison avec une introduction volontaire du type myxomatose relève donc de l’affabulation ou de la « fake news » pour employer un anglicisme à la mode.

Moyens de lutte contre la PPA dans le cas de la faune sauvage :
Comme il n’existe ni traitement ni vaccin pour contrer la maladie, les efforts portent en priorité sur la limitation de diffusion.
Cet effort porte dans deux directions :
• Limiter la diffusion naturelle par contact entre sangliers,
• Eviter la transmission accidentelle par l’homme d’un endroit à un autre.

- Limitation de la diffusion naturelle :
Cette limitation est tout d’abord facilitée par le très fort taux de mortalité des animaux touchés : 80% meurent.
Elle doit ensuite être renforcée par l’interdiction de tout dérangement humain sur la zone suspecte. C’est ainsi que les autorités belges ont suspendu la chasse, la cueillette de champignons, le jogging ou la promenade en forêt sur les zones à risque.

- Limitation de la diffusion accidentelle :
Le virus de la PPA est capable de survivre plusieurs jours en dehors de son hôte : sanglier ou porc. Il est susceptible d’être transporté par l’homme, soit directement par la venaison ou la charcuterie, soit indirectement via des vêtements ou des chaussures souillées au contact d’un sanglier tué à la chasse et déjà infecté.
Dans le cas du foyer belge, les risques d’échange causés par des échanges ou des invitations entre chasseurs sont loin d’être négligeables. Les précautions à prendre sont décrites ci-dessous.

Stratégie générale de lutte contre la PPA en milieu sauvage :

Compte tenu de la nouveauté du phénomène en Europe occidentale et de l’absence d’un retour d’expérience validé en Europe de l’Est, il n’existe pas de stratégie absolue en la matière.

- Phase d’observation :
Lorsqu’un cas de PPA est détecté en milieu sauvage, la première opération porte sur les actions suivantes :
• Définir un périmètre de sécurité sur un rayon de 15 à 20 km (dans le cas belge d’aujourd’hui : 60 000 ha),
• Limiter drastiquement la fréquentation humaine sur ce secteur (suspension des activités de loisirs voire professionnelles),
• Rechercher activement les animaux infectés pour les signaler et les faire transporter à l’équarrissage.

Un périmètre d’observation supplémentaire est défini pour identifier des cas qui pourraient survenir plus loin. Dans le cas actuel, 100 communes françaises des Ardennes, Meuse et Meurthe et Moselle ont été mises en observation renforcée (chasse suspendue) tandis que le reste de ces départements a été placé en observation (chasse maintenue).

- Phase de reprise :
A l’issue de cette première phase d’une durée de l’ordre de trois semaines, une reprise des activités humaines sera étudiée.
La décision dépendra du développement ou de l’extinction de la maladie du fait de la mortalité générale. Les autorités sont naturellement conscientes du dilemme : ne pas chasser risque de faire progresser les dégâts agricoles et handicaper les cultivateurs, chasser risque d’accélérer la propagation de la maladie et mettre en péril les éleveurs.

- Réduction des densités :
Les fortes densités de sangliers sont à l’évidence un facteur de propagation très rapide de la maladie.
Plus que jamais le contrôle des populations apparait comme un enjeu décisif pour les chasseurs. Cette réduction préventive apparait indispensable. Les procédés artificiels (nourrissage intensif et lâchers) doivent impérativement cesser, être interdits et être sanctionnés.
La PPA s’installe comme un événement majeur et durable qui va marquer le paysage cynégétique dans les années à venir. Il s’agit là d’un rendez-vous majeur entre les chasseurs et la société qui peut valoriser la chasse ou au contraire la discréditer.

PRECAUTIONS ET PREVENTION

Précautions générales dans un pays contaminé ou susceptible de l’être (cas de la France) :
La surveillance évènementielle est primordiale : il s’agit de détecter les animaux malades ou morts et de signaler leur présence au réseau SAGIR (http://www.oncfs.gouv.fr/Reseau-SAGIR-ru105). Les antennes départementales de l’ONCFS sont les premiers interlocuteurs. En aucun cas il ne faut manipuler les animaux suspects. Les signes observés sur les animaux malades sont les suivants : abattement, paralysie des membres postérieurs, diarrhée hémorragique, vomissement, lésion de peau.
En présence d’un animal mort ou malade, il convient d’adopter les précautions suivantes :
• ne pas manipuler l’animal,
• ne plus utiliser de chiens,
• après la chasse, se laver les mains avec de l’eau et du savon,
• laver les vêtements portés au cours de la chasse à haute température (minimum 60 °C),
• nettoyer et désinfecter les bottes ainsi que tout le matériel qui a été en contact avec des sangliers, des déchets de sangliers ou avec le sol de lieux à risque où les carcasses ont été collectées et éviscérées,
• nettoyer les véhicules qui ont participé à la chasse, sans oublier les pneus et l’intérieur des véhicules,
• ne pas ramener des carcasses, des parties de carcasses ou des trophées de sangliers,
• après avoir participé à une chasse ou avoir eu un contact avec un sanglier, interdiction de pénétrer dans une exploitation porcine et d’avoir des contacts avec des porcs domestiques dans les 72 h suivant le retour.

Précautions sur le front d’avancement de la maladie :
En priorité, il est impératif de respecter les arrêtés préfectoraux. Les précautions générales sont à suivre à la lettre.
La chasse du grand gibier devient souvent interdite y compris pour les cervidés ; le principal objectif de cette mesure est de limiter le brassage des animaux pour éviter de déplacer des animaux malades et étendre la zone de contagion. De la même manière, toute activité pouvant déclencher un mouvement des animaux peut devenir interdite (promeneurs, ramasseurs de champignons, chasse du petit gibier). Des équipes sanitaires de repérage et d’élimination des cadavres sont mises en place.
Le domaine vital du sanglier est de 500 à 2 000 ha pour les femelles et jeunes et de 1 500 à 10 000 ha pour les mâles adultes. En conséquent, la mise en place d’un périmètre d’au moins 20 km autour d’un foyer est souvent adoptée.

Précautions en amont du front d’avancement de la maladie :
La réduction des densités est une priorité mais l’objectif n’est pas une éradication. Des battues administratives peuvent être mises en place ; elles sont réalisées sans chiens pour limiter la contamination par l’intermédiaire des chiens et le brassage des animaux. Plus laborieux, l’affut est une alternative pour limiter le mouvement des animaux. Le piégeage est réalisable sur les zones non chassables mais cette technique permet difficilement la capture des adultes.

Précautions pour le chasseur voyageant dans des pays infectés :
Se déplacer pour chasser dans un pays infecté (pays de l’Est de l’Europe et maintenant la Belgique) est fortement déconseillé. Si cela est réalisé, il convient de respecter les précautions générales citées précédemment.

Gérard BEDARIDA, Dr Matthieu COUSTY

20 Septembre 2018 - LES ARDENNES FACE AU VIRUS DE LA PESTE PORCINE AFRICAINE (PPA)

Une semaine après l’enregistrement de 3 premiers cas de PPA sur des sangliers à ETALLE en Belgique, la Fédération des Chasseurs a réuni les responsables des sociétés de chasse de la zone frontalière de l’Est du département. Cette réunion qui a rassemblé plus d’une centaine de personnes - en présence des responsables des différentes administrations concernées - était animée par Eva Faure vétérinaire de la FNC.

QUELQUES CARACTERISTIQUES DE LA PPA :
Le virus de la PPA est différent de celui de la peste porcine. La maladie est arrivée dans les années 60 en Espagne, au Portugal et en Sardaigne où elle est encore bien présente. Elle est arrivée en 2007 en Géorgie puis a gagné les pays baltes et finalement tous les pays de l’Est.
Elle se manifeste chez l’animal par des lésions hémorragiques et dans les viscères, par une rate anormalement grosse. Le virus de la PPA est extrêmement résistant, à la congélation, au gel donc, à la putréfaction et peut persister longtemps dans le sol comme dans les préparations de charcuterie. Seule une cuisson prolongée peut le détruire et, exposé à l’air sur une surface propre il ne survit pas plus que 48 heures.
Il ne se déplace pas très vite dans l’espace, (environ de 1 à 2 km par mois) s'il y a peu d’activité humaine. A l’inverse toute activité accélère la dispersion du virus : les transports routiers par les roues et toutes activités humaines à pied par les semelles, la nourriture, par des viandes et autres charcuteries contaminées. Il n’y a pas de relation entre le développement de la maladie et les densités d’animaux sauvages. Néanmoins, les fortes densités d’ongulés compliquent énormément la gestion en cas de crise.

LIMITER LE DEVELOPPEMENT DE LA PPA DANS L’ESPACE :
La protection de l’économie de la filière porcine qui se chiffre à plus de 10 milliards d’euros, a motivé les premières mesures que nous connaissons, dont la chasse.
La battue à cor et à cri avec chiens, reste le mode de chasse le plus dérangeant pour les sangliers, qui peuvent quitter leur domaine habituel et aller trouver la quiétude à plusieurs km de leur lieu de prédilection. Leur fidélité à leur territoire de naissance est prouvée, mais le retour sur les zones qui les a vu naître se fait parfois plusieurs semaines après leur décantonnement. C’est pour cette raison que la chasse a été suspendue sur les 43 communes de l’Est des Ardennes, même si la zone définie n’est pas cohérente au regard de celle arrêtée par les belges qui s’arrête à la route de Florenville à Pure, alors qu’en France elle est limitée à l’Ouest par l’autoroute Sedan Bouillon !
La suspension de la chasse a suscité dans l’auditoire maintes réflexions, parfois affligeantes…

LES PRECAUTIONS A PRENDRE DANS L’IMMEDIAT :
Elles découlent des caractéristiques de la maladie…Il faut absolument éviter de fréquenter les zones infectées de la région d’ETALLE TINTIGNY, où 7 cas au jour du 20 septembre 2018, sont avérés. Ne pas s’approcher des élevages de porcs, laver soigneusement bottes et chaussures…
Comme l’a fait remarquer Mme Faure, au niveau national, on n’a pas tout à fait finalisé dans le détail tous les éléments de gestion d’une telle crise. Seules les grandes lignes sont définies, à adapter selon le cas. Notamment en fonction de l’importance des élevages porcins

PREMIERE MESURE POUR LES ARDENNES : DEFINITION D’UNE ZONE D’OBSERVATION RENFORCEE (ZOR):
Elle concerne 43 communes de l’Est du département (dont 14 communes frontalières), en cohérence avec celles de la Meuse et de la Meurthe et Moselle.
Il s’agit tout d’abord de rechercher d’éventuels cadavres aux fins d’analyse. A cet effet la Fédération sollicite toutes les sociétés de chasse de la zone pour constituer des patrouilles de chasseurs responsables connaissant bien les territoires pour chercher les cadavres, ces personnes devant recevoir une courte formation qui va être mise en place.
Tout cadavre retrouvé ne doit en aucun cas être déplacé et doit être signalé au réseau SAGIR qui est dorénavant renforcé sur cette zone (SAGIR est un réseau de surveillance épidémiologique des oiseaux et des mammifères sauvages terrestres).
L'acheminement des cadavres à fin d’analyses est effectué par la Fédération des Chasseurs ou par les Services Départementaux de l'ONCFS qui ont également à leur charge l'autopsie des carcasses, une indemnisation forfaitaire de 100€ étant prévue pour toute prise en charge de cadavre. Les frais d'analyses et recherche de PPA sont à la charge de l'administration.
Dans l’ensemble si les chasseurs ont du mal à comprendre pour quelle raison les autres activités dérangeantes n’ont pas été interdites, ils ont sans doute pris conscience du rôle capital qu’ils ont à jouer dans cette situation de crise. Selon les résultats de leurs investigations, la période de veille sanitaire qui commence devrait s’accompagner de mesures adaptées concernant la chasse: ré-ouverture éventuelle sous certaines conditions, mise en œuvre d’autres modes de chasse que la battue traditionnelle, obligation de résultats quant à la réduction des effectifs de sanglier, et révision des prix des baux de chasse en liaison avec les propriétaires (état, communes, privés).
A noter qu'aucun cas de PPA n'a été détecté en France à ce jour (20/09/2018).
J.M.T.

25 Juin 2018 - L'AACGG HONORE SON PRESIDENT FONDATEUR

Prolongation surprise pour Jean-Marc Thiernesse, à l’occasion de la remise officielle des diplômes du Brevet Grand Gibier, au Centre de la Chasse et de la Nature…
En effet la toute nouvelle présidente Martine Goffinet avait convié l’ensemble du Conseil d’Administration de l’AACGG, mais encore maints responsables des milieux associatifs du grand gibier des départements voisins- Aisne, Meuse, Marne et Seine et Marne-, pour marquer le point d’orgue de quelques 35 années d’action militante de celui qui a indiscutablement imprégné de son nom l’histoire de la chasse du grand gibier dans le département.
Accompagné du directeur Sylvain Debrielle, Jean-Paul Gambier vice-président de la Fédération s’est plu à le rappeler, citant les actions originales initiées par Jean-Marc Thiernesse, comme "l’opération 5000 chevreuils" dans les années 1990, la conception du carnet de chasse instaurée dans les Ardennes bien avant les autres départements, le mémento du chasseur de grand gibier en battue, ou bien encore l’exposition annuelle des trophées de cerfs. Il salua la force de proposition que l’AACGG a toujours représentée au regard de la Fédération et de l’administration de tutelle.
Cette petite cérémonie simple et conviviale qui avait été préparée dans le secret, ne manqua pas d’émouvoir l’intéressé, dont le visage se montrait parfois tendu, à l’évocation de son passé par Martine Goffinet. Une cagnotte de 740€ constituée pour l’occasion lui était remise afin d’alimenter le budget d’un séjour de chasse à sa convenance.
Parmi les invités, Paul-Henry Hansen-Catta, ancien président de la Fédération de l’Aisne et personnalité connue du monde de la chasse, devait aussi s’exprimer en rappelant à l’auditoire les valeurs qui ont toujours guidé l’action militante impulsée par Jean-Marc Thiernesse, et de conclure en ces termes: "Jean-Marc peut être considéré comme le modèle du chasseur qui a su voir plus loin que le canon de sa carabine, et qui doit vous inspirer !..."

En intégral, le parcours cynégétique de JMT, par Martine Goffinet :
« Jean-Marc
Pour toi, l'aventure a commencé vers tes 16 ans, lorsque tu as reçu ton 1er fusil en récompense de ton brevet (…des collèges!) alors que tous tes copains demandaient une mobylette! Mais toi, tu voulais un fusil pour chasser!
Une douzaine d'années plus tard, passionné de chasse, de petit gibier essentiellement à cette époque, animé par ton esprit associatif et déjà désireux de voir s'épanouir une chasse plus rationnelle, tu fais partie des créateurs de l'association "Chasse et Nature", en 1975, association qui regroupe des chasseurs et des écolos et qui diffuse "La Hulotte", revue qui existe toujours aujourd'hui. Avec des écolos! Quoi de plus normal?!... puisque chacun sait que le 1er écologiste… c'est le chasseur!… digne de ce nom!
Puis… les écolos deviennent un peu trop écolos!... et tu fais de nouvelles rencontres… François JUNK, André Jacques HETTIER DE BOISLAMBERT, en 1982. Tu abandonnes alors "Chasse et Nature" et tu crées "l'Association Ardennaise des Chasseurs de Grand Gibier".
Engagé, convaincu, rassembleur… tu ne tardes pas à donner à cette association l'ampleur et le dynamisme qu'elle mérite! et tu assois l'AACGG dans le tableau de la vie cynégétique ardennaise.
Toujours par monts et par vaux, dans nos régions françaises mais en Belgique également, à l'affût de ce qui se fait… de ce qui doit se faire, toujours en quête de nouvelles pratiques, tu glanes à droite, à gauche les préceptes et enseignements cynégétiques pour nous les retransmettre sous forme de réunions, conférences, stages, visites et autres, tu instaures le Brevet Grand Gibier dans les Ardennes.
Compétent, actif, créatif, imaginatif…
• tu crées le Rallye Cynégétique qui perdure encore aujourd'hui avec le succès qu'on lui connait,
• tu milites auprès de la Fédération des Chasseurs et de la DDA à l'époque, afin de rendre obligatoire l'exposition des trophées de cerfs dans notre département,
• tu participes activement à l'élaboration du Schéma Départemental de Gestion Cynégétique,
• tu réalises le Mémento des Chasseurs de Grand Gibier en Battue,
• tu organises diverses visites (forêts, territoires, musées…) afin de faire partager aux autres chasseurs, ton savoir et tes connaissances,
• tu t'impliques également dans la mensuration des trophées et tu deviens le 1er cotateur ardennais,
• tu lis… beaucoup! Et tu écris aussi… beaucoup! Et c'est toujours avec plaisir que nous retrouvons tes articles dans toute la presse cynégétique!
Toutes ces qualités, et j'en oublie certainement, t'ont permis, voire imposé, de rester à la tête de l'AACGG pendant 35 ans, avec une microcoupure de deux ans au terme de laquelle on est venu bien vite te rechercher. Durant toutes ces années, tu as su gérer avec efficacité notre association, la dynamiser et la faire prospérer.
Je te succède aujourd'hui (modestement) et te promets de faire de mon mieux pour continuer à motiver les membres du Conseil d'Administration et les adhérents afin de pérenniser le dynamisme que tu as su inculquer à l'AACGG.
Et c'est au nom de notre Conseil d'Administration ici réuni, de nos adhérents, de nos amis des départements voisins, de la Fédération des Chasseurs que je te dis : Merci Jean-Marc pour tout ce que tu as fait pour rendre la Chasse plus belle. »

13 Avril 2018 - MARTINE GOFFINET SUCCEDE A JEAN-MARC THIERNESSE

Elue à l’unanimité par les 14 membres du conseil d’administration, Martine Goffinet est désormais la nouvelle présidente de l’Association Ardennaise des Chasseurs de Grand Gibier (AACGG).
Après 35 ans de présidence de Jean-Marc Thiernesse, la succession n’est certes pas facile. Mais... très rompue à la vie associative, notamment dans le domaine du sport cycliste, Martine Goffinet a toutes les compétences pour entretenir la dynamique de l’association, dans la continuité de la longue carrière de son président fondateur.

Martine Goffinet entre au conseil d’administration de l’AACGG en 2014 après deux années passées en tant qu’auditeur libre. Agée de 61 ans, géomètre de profession, elle est aujourd’hui en retraite et pratique essentiellement la chasse en battue.
C’est en 1990 qu’elle intègre le milieu de la chasse du grand gibier, traquant avec ses trois chiens…Puis elle passe son permis de chasser et devient en 1996 actionnaire de la société de chasse d’Arreux que dirige Jean-Pierre Villemin.
Elle y restera une dizaine d’années à la suite desquelles elle rejoint la société de chasse de Saint Roch les Aurains dans le massif de Vireux Hargnies et la société de chasse de la Tachenire à Hautes-Rivières.

Depuis deux ans elle assure l’organisation du Brevet grand gibier et pilote avec efficacité les formations qui le sous-tendent.