Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier d'Ille et Vilaine



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BIENVENUE SUR LE SITE DE L'ADCGGIV

Bulletin N°22 janvier 2022
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Le mardi 11 janvier 2022, les membres du Conseil d’Administration de l’ADCGGIV, se sont réunis sur le thème
de la « sécurité ». Le document de l’OFB, « BILAN DES ACCIDENTS ET INCIDENTS DE CHASSE
Saison 2020-2021 », ayant servi de base à la discussion. En 2019, l’ADCGGIV avait déjà eu une réflexion
sur ce même thème.
Cette réunion du mardi 11 janvier, a retenu 9 actions à proposer à la Fédération Départementale des
Chasseurs d’Ille et Vilaine :
1) Mise en place d’une formation spécifique pour les directeurs de battue et les chefs de lignes,
2) Mise en place d’une formation obligatoire pour les nouveaux détenteurs de carabines (armes,
balistique, optiques, utilisation),
3) Restreindre, en battue et en milieu ouvert, la distance de tir à 40 mètres,
4) En battue, limiter l’approvisionnement des armes à 2 balles (quelle que soit l’arme),
5) Rendre obligatoire le marquage des angles de 30°,
6) Favoriser l’analyse à chaud des situations à risques, (accroitre la « culture sécurité » aux chasseurs
par l’acceptation de la pratique de la remarque, inexistante actuellement),
7) Exploiter périodiquement les retours d’expériences (REX),
8) Réaffirmer que le tir n’est pas obligatoire et que « ne pas tirer » est un acte de chasse, (ne pas mettre
de pression sur un non tir)
9) Développer le marquage des postes.
La sécurité doit être de façon permanente, à l’esprit de tous. Tout manquement grave doit être
sanctionné fermement, il en va de l’image des chasseurs auprès du grand public et des médias.
Les membres du Conseil d’Administration de l’ADCGGIV

 

Ce que vous devez savoir sur le SIA


Qu’est-ce que le SIA ?
Le SIA est le nouveau Système d’Information sur les Armes. Son lancement officiel devrait avoir lieu le
08 février 2022, date à laquelle les portails numériques « Chasseur » et « Administration » seront
ouverts. Son objectif est de sécuriser le contrôle des armes en assurant une meilleure traçabilité de
celles-ci mais également de simplifier les démarches règlementaires lors de l’achat, de la vente ou de
la transmission et ce de façon dématérialisée.
Quels sont les chasseurs concernés par la mise en place du SIA ?
Les chasseurs détenteurs :
- d’armes à canon(s) rayé(s),
- d’armes semi-automatiques ou à répétition à canon lisse,
- d’armes à canon(s) lisse(s) ne tirant qu’un seul coup par canon acquises ou détenues depuis le 1er
décembre 2011.
Seuls les chasseurs ne détenant que des armes à canon(s) lisse(s) ne tirant qu’un seul coup par canon,
qu’ils possédaient avant le 1er décembre 2011 et pour lesquels ils n’ont jamais effectué de déclaration
en Préfecture, n’ont pas l’obligation de créer leur râtelier numérique : il s’agit donc d’armes de type
juxtaposés, superposés ou « Simplex » à canon(s) lisse(s) possédées avant le 01/12/2011.
Quand et jusqu’à quand créer son compte ?
Les chasseurs devront créer leur compte entre le 08 février 2022 et le 1er juillet 2023 afin de conserver
le droit de détenir leurs armes.
Que faut-il pour créer son compte ?
Pour créer son compte, le chasseur devra avoir avec lui sa carte d’identité et un justificatif de domicile
(facture EDF…).
Au départ, et en attendant l’interconnexion des systèmes, le permis de chasser et le volet de validation
seront également nécessaires. Par la suite, le SIA sera directement connecté au fichier central de la
Fédération Nationale des Chasseurs. Le numéro de permis et celui de la validation n’auront plus à être
renseignés.
Que va-t-on retrouver sur son râtelier numérique ?
En principe, dès votre compte créé, vous verrez apparaître toutes les armes détenues qui ont été
déclarées depuis 1995 en Préfecture, via votre armurier ou directement par vos soins lors d’un achat
à un particulier par exemple.
Attention cependant ! Certaines données risquent d’être manquantes ou erronées. Pas de panique…

Comment modifier ou ajouter des armes ?
Dès la création de votre compte, vous aurez six (6) mois pour corriger les erreurs (mauvais numéro,
arme manquante ou oubliée…).
Vous pourrez également rajouter à votre râtelier toutes les armes non soumises à déclaration
obligatoire telles que les armes à canon(s) lisse(s) ne tirant qu’un seul coup par canon détenues avant
le 1er décembre 2011.
Peut-on acheter une arme sans avoir créer son compte détenteur sur le SIA ?
La réponse est… non ! Si votre compte n’a pas été créé, l’armurier ne pourra ni vous vendre une arme,
ni valider la transaction de particulier à particulier.
Le compte SIA permettra aussi au chasseur de générer, jusqu’à deux fois par jour, sa carte européenne
d’armes à feu (CEAF) directement.
Enfin, toute arme « passant » par un armurier pour réparation, par exemple, sera automatiquement
entrée dans le SIA.

 


M. Morvan REHEL, jeune chasseur, étudiant a réalisé un mémoire (bac+4) au sein de l’IHEDREA sur le thème : La grande faune sauvage et l’artificialisation en Ille et Vilaine –
L'IHEDREA, campus de Rennes, est une école spécialisée dans le management des territoires, le droit rural et l'agrobusiness. Il m’a été confié le suivi de ce mémoire.
Ce mémoire collectait l’ensemble des données relatives au plan de chasse « chevreuil » et « sangliers » en Ille et Vilaine. La méthode a été de comparer les différents secteurs de gestion : secteurs urbains, secteurs ruraux bocagers et secteurs forestiers sur la période 2004-2019.
En voici, en extrait du mémoire, la Conclusion :
L’étude des populations de chevreuils et de sangliers a été menée sur des territoires présentant des biotopes différents. Celle ci révèle au travers de différents critères du nombre de prélèvements sur les territoires choisis, une augmentation de leurs populations et se confirme à l’échelle départementale.
Dans le même temps, le département de l’Ille et Vilaine a été confronté au phénomène d’artificialisation. Celui-ci, consommateur d’espaces NAF (espaces naturels, agricoles et forestiers) a exercé une pression sur ces populations, entraînant de fait une adaptation et modification comportementale de ces espèces pour faire face à la pression ou réduction de leur habitat d’origine. L’étude permet donc de constater une corrélation entre l’évolution des populations de la grande faune sauvage (chevreuils et sangliers), et l’artificialisation du département en l’Ille et Vilaine, révélant également des enjeux sanitaires, sociaux, et économiques.
La chasse est le seul outil permettant de réguler et maîtriser l’augmentation de ces populations. Confrontée à une diminution du nombre de chasseurs, à une difficulté de bonne exécution, et couplée à l’adaptation comportementale et physiologique de ces espèces, la chasse ne suffit plus à maîtriser l’augmentation. L’artificialisation des territoires au profit des espaces NAF engendre donc une problématique.
L’augmentation de ces populations ne concerne pas que le département de l’Ille et Vilaine. En effet, à l’échelle de la France, de nombreux départements y sont également confrontés dans des proportions différentes. C’est aussi à l’échelle européenne que nous pouvons faire ce constat. La ville de Berlin en Allemagne par exemple est confrontée à cette même problématique avec des sangliers retrouvés fréquemment dans les rues. Pour contrecarrer l’impact de l’artificialisation, nous pouvons penser qu’une solution à l’échelle nationale serait une simplification des strates administratives pour une meilleure gestion des territoires en vue d’atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette. A l’échelle européenne, la solution pourrait être la mise en commun d’études, de moyens, de réglementations d’obligation de prélèvements des ongulés.
Morvan REHEL

 

BREVET GRAND GIBIER : acquérir des Connaissances….mais « pas que !! »

La majorité d’entre nous, détiennent déjà un certain niveau de connaissances liées à la Nature en général et aux nombreuses facettes de la Chasse en particulier.
Mais, ces facettes, ont été acquises principalement de façon empirique, au fil des années (pour les plus anciens) au cours de sorties, qu’elles soient de promenades, de découvertes ou de quête d’un gibier.
Le module de formation Grand Gibier, ce sont les explications rationnelles de ce que nous avons pu voir sur le ou les terrains que nous fréquentons.
Mais ce sont surtout une multitude de nouvelles connaissances qui sont parties intégrantes de cet « équilibre agro-sylvo-cynégétique » que tous les acteurs participant à la gestion des écosystèmes devraient tenter de maitriser….

Cette formation est-elle complète ? De toute évidence oui au vu des différents thèmes abordés et travaillés.
C’est une promenade virtuelle ou concrète dans l’Environnement des Grands Gibiers qui peuplent notre territoire national. Leurs modes de vie et leur gestion sont présentés et expliqués.
Egalement et successivement de nombreux thèmes très variés sont abordés. :
Il en est ainsi de la règlementation et de la législation : sujets riches, complexes, incontournables mais jamais soporifiques.
- L’on effectue un voyage au cœur et à l’extérieur de nos armes et nos munitions (à balles et à flèches) et des données ayant une influence sur l’efficacité du tir…tir qui sera vérifié lors des épreuves pratiques.
- L’on étudie la flore et la petite faune de nos forêts, nos campagnes et montagnes, très diversifiées qui nous renvoient à tous nos « bons vieux » cours de Sciences Naturelles (aujourd’hui SVT).
- L’on analyse les particularités de la pratique de la Vènerie qui passe du « res nulius » au « res propria » et nous fait voyager par son vocabulaire si spécifique.
- Le panel de nos compagnons à 4 pattes est passé en revue : des races nombreuses aux caractéristiques variées et adaptées aux modes de chasse au Grand Gibier et à sa recherche avant et après le tir.
- Enfin l’on découvre la partie « Pathologie » indissociable de la pratique de notre passion, reflet parfait de la bonne gestion d’un territoire et de la diversité de sa faune.

De prime abord, on pourrait croire cet enseignement rébarbatif. Il en est comme de toute instruction et ce serait sans compter sur les qualités de pédagogue des intervenants qui nous font partager leurs expériences et passions. Au-delà, c’est comme un iceberg : 10% de cours et 90% de travail chez soi. Le brevet Grand Gibier c’est aussi et surtout un investissement personnel (pas toujours conciliable avec vies professionnelles et familiales) qui demande beaucoup plus de temps que les présentations en salle et est incontournable pour acquérir la multitude d’informations que contiennent les deux ouvrages de référence de l’ANCGG : « Le Grand Gibier » et le manuel de révision.

Et quelle en est la finalité ? Bien entendu, l’obtention du Brevet Grand Gibier reste l’objectif de la grande majorité des candidats : mais pas que !!
Ce sont aussi des rencontres d’une grande richesse entre une majorité de chasseurs de tous âges et sexes et de non chasseurs qui en plus d’enrichir leurs connaissances sont également curieux de voir une autre facette de l’image de la chasse et des chasseurs parfois négativement stéréotypée…
Et, au-delà, c’est l’acquisition d’un comportement au quotidien tout autant hors saison de chasse qu’en saison de chasse.
Que l’on soit reçu ou pas, il en reste quelque chose de riche et complet pour tous les usagers de nos écosystèmes soucieux de leurs bons équilibres.

Pierre PICHON

N.D.L.R. Pierre Pichon Médaille d’or BGG 2018 (I .& V. ) et Major de cette promotion.

 

Le Pin's de l'ADCGGIV

Très joli Pin's en vente au prix de 5€, frais de port en sus.

 

Porte-clés de l'ADCGGIV

Des porte-clés en cuir ont été créés avec le logo de l'ADCGGIV, ils sont disponibles à la vente au prix de 5€ auprès des administrateurs de l'association ou par envoi postal avec les frais de port en sus (contact par mail).

 

Audition des chasseurs: La réponse de Willy Schraen aux sénateurs


Le Président de la Fédération Nationale des Chasseurs était auditionné mardi par les sénateurs
dans le cadre de la mission sénatoriale de sécurité à la chasse. Un plaidoyer pour la chasse, ses
acteurs et le monde de la ruralité que nous avons souhaité vous relayer!
Avant toute chose, je voudrais préciser notre position afin qu’elle soit claire et sans équivoque :
un mort à la chasse est et sera toujours un mort de trop. Je me suis souvent exprimé sur cette
question de la sécurité en disant qu’il fallait être ridicule de prudence ! Ne pas tirer est aussi un
acte de chasse et nous condamnons tout tir qui n’est pas fait selon les règles de sécurité. Je ne
minimise donc en rien l’importance de la sécurité à la chasse.
Je souhaiterais néanmoins revenir sur les circonstances de cette mission parlementaire. En
décembre 2020 un jeune homme a été tué dramatiquement dans son jardin par un chasseur
irresponsable, et un collectif a été créé avec un site « Un jour un chasseur ». Il a lancé cette
pétition qui a recueilli plus de 100 000 signatures et qui nous vaut cette mission. Si la peine des
jeunes filles qui animent ce site est réelle et légitime -et je m’y associe personnellement- les
intentions des associations qui sont derrière le sont bien moins. Elles ne veulent, ni plus ni moins,
que la disparition pure et simple de la chasse !
On peut d’ailleurs se poser la question de la représentativité des associations que vous avez ou
que vous allez auditionner. Je prendrai l’exemple de ce Mr Vallençant que vous avez récemment
accueilli et qui est le président d’une puissante association de 292 personnes, alors qu’il y a une
Fédération de la montagne et de l’escalade qui elle n’a pas été invitée. Évidemment, nous n’avons
pas été épargnés par ses propos, comme nous en avons l’habitude. Mais d’autres devraient
suivre, dans la même lignée, et je pense au groupuscule AVA, dont les actions musclées contre les
activités légales sont désormais reconnues comme légitimes au sein de la haute assemblée, par le
simple fait de leur invitation à participer à ce débat.
Nous sommes donc présents ce soir par la volonté d’une association qui récolte, à travers la
France, les milliers d’incivilités dont se rendent responsables les chasseurs. Ce site en ligne peut
donner froid dans le dos à quiconque souhaiterait prendre la nature comme un espace libre de
promenade. Néanmoins, mesdames et messieurs les sénateurs, je me dois de poser plus qu’une
limite au contenu détenu par cette association. En effet, rapidement nous avons remarqué que les
histoires qui commençaient à s’étaler sur la toile des réseaux sociaux, à travers ce site,
concernant l’attitude dangereuse du monde cynégétique, avaient comme qui dirait un petit air très
répétitif dans la narration. C’est pourquoi nous avons décidé d’apporter une large contribution
personnelle dans la collecte de ces histoires rurales, afin d’amener plus de diversité dans les
exactions des chasseurs. Nous avons été surpris de la facilité à déverser des contenus haineux et
totalement mensongers à l’égard de la chasse sur ce site. La seule chose qu’on nous ait
demandée de façon explicite, c’est systématiquement d’enrichir le contenu de nos propos par
quelques détails croustillants, pour donner une force médiatique plus importante à nos petites
légendes rurales. Nous avons bien sûr en notre possession tout ce qu’il faut pour étayer la
véracité de mes propos.
Mais revenons à la sécurité qui est un sujet de préoccupation permanent des fédérations des
chasseurs qui n’ont pas attendu « un jour un chasseur », pour se saisir de cette question. J’en
veux pour preuve la baisse constante des accidents de chasse en me basant sur les chiffres de
l’ONCFS puis de l’OFB. Ainsi, en 20 ans il y a une diminution de 65 % des accidents de chasse en
général, et une baisse de 82 % des accidents mortels.
Dans le même temps les tableaux de chasse de grand gibier ont augmenté de 75 % et le nombre
de balles tirées par les armes rayées de 66 %. Contrairement à ce que certains croient, l’année
2020/2021 n’a pas connu malgré la crise sanitaire une diminution d’activité en matière de chasse,
puisque, là encore, les tableaux de chasse grand gibier 2020/2021 sont identiques à ceux des
années précédentes. A chaque accident une enquête est diligentée par la gendarmerie, avec
l’OFB. Dans la quasi-totalité des cas, les accidents sont dus à un non-respect des mesures de
sécurité en vigueur.
Encore une fois sans minimiser les faits, je vous engage à lire l’étude de Santé Publique France
sur les « Décès traumatiques en pratique sportive en France métropolitaine en 2017 et 2018 ».
Car même si les accidents mortels de chasse étaient élevés et au nombre de 34 pour ces deux
années, la chasse est bien loin, en termes de statistiques, de certaines pratiques sportives ou de
loisirs. Et contrairement à ce que j’entends régulièrement, une pratique sportive quelle qu’elle
soit, pratiquée sans cadre sécuritaire, peut s’avérer dramatique pour autrui.
Une paire de skis peut être aussi une arme mortelle, comme l’actualité récente vient encore de
nous le prouver. À partir de là, de nombreuses activités de plein air finiront par subir les mêmes
attaques, en finissant par l’interdiction de conduire un véhicule, qui devient, à partir de ce
raisonnement, l’outil pratique statistiquement le plus dangereux qui soit. D’ailleurs, si la chasse
était si accidentogène que veulent bien le dire les anti-chasse, les tarifs des assurances
« Responsabilités civile » pour la chasse seraient bien plus élevés ! Mais je pense que les propos
tenus ici il y a quelques jours par un assureur sur le risque de collision lié aux animaux sauvages
ont été exposés de façon suffisamment explicite pour ne pas y revenir à nouveau.
A part la solution émanant des grands sachants de l’écologie parfaite où nous aurions dans
l’avenir plus de 10000 loups et 5000 ours en liberté sur le territoire national pour réguler
l’ensemble des grands animaux sauvages, complexifier la pratique de la chasse, ou même la
supprimer, devrait entraîner chaque année la mort de plusieurs centaines de nos concitoyens non
chasseurs dans des collisions routières, sans oublier le retour de la prédation naturelle sur
l’espèce humaine par ces grands prédateurs .
Les chiffres ne peuvent mentir, et ils montrent clairement une forte diminution constante des
accidents liés à la chasse, et c’est la traduction directe des efforts faits en matière de sécurité par
les chasseurs eux-mêmes. La chasse est particulièrement réglementée et les mesures de sécurité
existent, et sont nombreuses. En rajouter ne changerait rien, ce qu’il faut c’est poursuivre le
travail de formation de nos chasseurs comme le font actuellement nos fédérations, et savoir
prendre des sanctions exemplaires en cas de non-respect des règles élémentaires de sécurité.
Mesdames et messieurs, si vous regardez bien les derniers accidents qui se sont produits, à
chaque fois il s’agit principalement d’un non-respect des règles élémentaires de sécurité de la part
d’un chasseur, mais parfois aussi un enchaînement d’interactions qui relèvent plus de la
malchance que de la faute grave. En fonction des départements, selon le biotope et le mode de
chasse pratiqué, certaines mesures peuvent compléter les règles générales de sécurité dans les
Schéma départementaux de gestion cynégétique (SDGC).
Je tiens d’ailleurs à attirer votre attention sur le fait que la vérité d’un territoire, d’un
département, n’est pas forcément valable et applicable chez le voisin du fait de ces biotopes, de
l’organisation de la chasse, de la superficie couverte ou des modes de chasse pratiqués. Les
schémas départementaux de gestion cynégétiques sont justement là pour fixer des règles
sécuritaires adaptées au contexte local. Vous allez auditionner différentes associations anti chasse
dans les semaines qui viennent, et j’attire votre attention sur le risque d’une dérive similaire au
lancement d’un nouveau concours Lépine de la meilleure disposition à prendre contre la chasse. Il
est d’ailleurs déjà ouvert, nous l’avons tous entendu avec l’audition du général de gendarmerie
VILLEMINEY qui veut classer les armes de chasse en catégorie B !
Comme vous le savez tous, le terrorisme et les violences urbaines ne sont nullement liés à la
détention d’armes de chasse. Nos adversaires cherchent à dire le contraire. Nous pourrions en rire
s’ils n’ajoutaient pas l’obscénité à la mauvaise foi, en rajoutant dans ces dérives les féminicides
liés, d’après eux, au cerveau reptilien du chasseur ! La chasse est une pratique légale et
populaire, issue des premières heures de la Révolution française, et elle incarne le concept même
de la liberté individuelle à la française, avec les imperfections naturelles liées à toutes les
pratiques de l’espèce humaine. Oui, nous ne sommes pas des robots ; personne dans ce pays ne
souhaite le devenir, mais le risque zéro n’existe pas, à la chasse comme dans toutes nos actions.
Puissiez-vous mesdames et messieurs garder en tête cette vérité avant de nous soumettre par
exemple au principe de la balise Argos individuelle, tant souhaité par l’anti chasse primaire.
Si la chasse est déjà très encadrée dans son volet sécuritaire, elle bouge et s’adapte sans cesse
avec la modernité de son temps, mais on l’oublie un peu vite quand un non-chasseur perd la vie -
statistiquement un tous les 2 ans pour être précis- c’est pourquoi nous cherchons
systématiquement à affiner sans cesse la sécurité dans nos pratiques. Ainsi, à ma demande, trois
règles nationales sont en vigueur depuis la loi du 24 juillet 2019 pour augmenter la sécurité :
– La généralisation du port d’un vêtement fluorescent pour les chasses collectives de façon à être
vu, aussi bien par les chasseurs eux-mêmes mais également par les autres usagers de la nature.
Les chasseurs n’avaient pas attendu cette obligation ; de très nombreux départements avaient
déjà exigé le port d’un dispositif fluo, mais certains considéraient qu’une casquette ou un brassard
pouvait suffire. Nous avons souhaité harmoniser cela.
– Toute chasse collective est obligatoirement signalée par des panneaux sur l’accotement ou à
proximité immédiate des voies publiques pour matérialiser les entrées principales de la zone de
chasse. Ceci permet une information locale et précise au moment même de l’action de chasse.
D’ailleurs il devient urgent de punir sévèrement les personnes qui s’emploient régulièrement au
vol systématique de ces panneaux de sécurité, pourtant essentiels dans certains territoires
publics.
Enfin, en arrivant à la tête de la FNC en 2016, j’ai moi-même proposé que soit mise en place une
remise à niveau en matière de sécurité, pour chaque chasseur, tous les 10 ans. Connaissez-vous
Mesdames et Messieurs, un seul sport de loisir qui ait mis cela en place de sa propre initiative ?
Aucun. Pensez, cette remise à niveau n’existe même pas pour le permis de conduire.
Chaque chasseur est convoqué pour une demi-journée durant laquelle on lui présente des
situations d’accidents de chasse réelles, afin qu’il prenne conscience que l’accident n’arrive pas
qu’aux autres. Ces règles lui sont répétées, martelées, explicitées. La crise sanitaire a
malheureusement retardé la mise en place de ces formations, et nous avons 1 million de
pratiquants à convoquer. Nous avons débuté en mai 2021 dans quelques fédérations pilotes, cela
se déploie de façon générale depuis septembre. A ce jour près de 20 000 chasseurs ont déjà suivi
cette remise à niveau. Sur une année complète cela représente une trentaine d’ETP mobilisés, et
uniquement sur nos fonds propres, puisque cette formation demeure gratuite, comme nous
l’avons souhaité.
Comme prévu également par la loi de 2019, les fédérations des chasseurs ont mis en place au
sein de leurs instances des commissions sécurité afin d’élaborer des mesures de prévention, mais
aussi des sanctions à l’égard de chasseurs au comportement dangereux. C’est une mesure que j’ai
souhaitée, et qui permet de sanctionner durablement les personnes ayant un comportement
accidentogène répétitif, sans besoin d’attendre que l’irrémédiable se produise. Les sanctions
peuvent aller jusqu’à demander au préfet de retirer le permis au chasseur concerné. De façon
générale, et contrairement à ce que l’on entend trop souvent, il n’y a aucun compromis avec la
sécurité de notre part, et aucun accident n’est « étouffé » par le monde la chasse.
Mais les fédérations des chasseurs n’avaient pas attendu ces nouvelles lois pour agir. Depuis de
très nombreuses années les fédérations ont mis en place des formations à la sécurité pour les
organisateurs de chasse, pour les chefs de battue, pour les chefs de ligne, pour la manipulation
des armes …en moyenne ce sont 27000 chasseurs qui suivent ces formations chaque année. Là
encore, c’est un investissement d’une vingtaine de salariés au sein des fédérations. Et ces
formations vont perdurer même avec la mise en place de la formation décennale.
En matière de prévention les fédérations sont aussi très actives : 92 % d’entre elles proposent
aux chasseurs des subventions pour installer, quand cela est possible, des miradors sur le
territoire ce qui permet de garantir un tir fichant. Elles distribuent des posters et fiches de
consignes de sécurité à mettre dans les cabanes de chasse et à distribuer aux chasseurs. Il faut
bien comprendre que toute journée de chasse débute parce que l’on appelle « le rond » : le
responsable de la chasse rassemble tout le monde, explique le déroulé de la journée et rappelle
les consignes de sécurité en précisant tous les cas particuliers : si un chemin ouvert au public
traverse le territoire, une ferme isolée en bas d’un vallon, … et ces mêmes consignes
personnalisées sont encore répétées lorsque le chasseur arrive à son poste de battue. Ça c’est de
la formation continue tous les week-ends.
Au titre de la pédagogie, plus d’un tiers des fédérations ont mis en œuvre avec les Parquets des
stages de sensibilisation des auteurs d’infraction de chasse, ce qui donne l’occasion à ces
personnes de passer une journée complète consacrée aux règles de sécurité vis-à-vis des
chasseurs et des tiers. Vous devez aussi avoir à l’esprit qu’une trentaine de fédérations ont
recruté des agents de développement assermentés, et que ce sont aujourd’hui des acteurs
professionnels de premier plan en matière de surveillance, de prévention et de médiation.
L’évolution des missions des inspecteurs de l’environnement de l’OFB démontre que ces quelques
200 agents de développement sont désormais souvent seuls en première ligne sur le terrain pour
éduquer le chasseur et veiller au respect des règles de sécurité. Or à la chasse comme en toute
matière, la peur du gendarme est bien réelle. Il faut mettre en place une véritable police de
proximité à vocation cynégétique en tout premier lieu ! La proposition que j’avais faite au moment
du salon des maires a été brocardée, mais elle correspond pourtant à un besoin sécuritaire
croissant sur le terrain !
Nous manquons donc cruellement de police de chasse, et je suis sûr que certains accidents
auraient pu être évités par plus de contrôle, et par peur du passage de l’agent fédéral. L’humour
mal placé de certains est de dire qu’on a plus de chance de gagner au loto que d’être contrôlé par
la police de la chasse. Même si cela est largement exagéré, il est néanmoins évident que de
l’absence de police naît le danger d’un laxisme sécuritaire. Alors plutôt que de nous retirer nos
prérogatives en matière de police de chasse faite par les agents des fédérations de chasseurs,
comme vous l’avez fait mesdames et messieurs les sénateurs, par un amendement lors de la loi
chasse de juillet 2019, j’espère que vous pourrez corriger cette erreur majeure, tout en pensant
au financement qui va avec bien sûr !
Enfin, sujet primordial dans ce qui nous intéresse aujourd’hui : la cohabitation sur les espaces
ruraux. Il faut parler de cohabitation et non de partage de la nature, car il est de notre
responsabilité collective de nous entendre dans le respect des uns et des autres. Nous n’avons pas
attendu les pouvoirs publics pour engager un dialogue de vérité avec un certain nombre de
fédérations de sports et loisirs que je veux saluer ici car elles ont eu le courage de dépasser les
préjugés pour échanger et construire avec nous.
Aujourd’hui de nombreuses fédérations de chasseurs ont signé des conventions avec les usagers
vététistes, cyclistes, cavaliers, randonneurs, etc.
La FNC a mis en place avec la FF Equitation, la FF Cyclotourisme, la FF Randonnée, la Moutain
Bike Fondation, la FF Course d’orientation, un panneau d’informations « Chasse en cours » à
destination des usagers non-chasseurs, afin de les informer sur le comportement à avoir lorsqu’ils
croisent des chasseurs ou se retrouvent au sein d’un territoire de chasse. Ce panneau avec un QR
Code permet une information détaillée. Des échanges d’informations telles que calendriers de
manifestations, dates et modalités de chasse dans certains secteurs ont lieu à l’échelon
départemental. Les associations sportives et de loisirs et les FDC encouragent leurs adhérents à
communiquer entre eux à l’échelon des communes.
Il n’y a pas particulièrement de difficultés entre les licenciés de ces clubs sportifs ou de loisirs et
les chasseurs. Néanmoins, il faut distinguer le licencié, qui est souvent destinataire
d’informations, qui est organisé et équipé souvent de vêtements de couleurs vives, et le simple
promeneur qui n’est adhérent d’aucune association ou fédération et part en toute liberté « dans la
nature » sans se renseigner et parfois sans comprendre la chasse en cours. C’est la raison pour
laquelle il faut un partenariat permanent à l’échelle départementale entre les différentes
fédérations des usagers de la nature afin de conduire des actions d’information à la fois vis-à-vis
des licenciés et plus largement des pratiquants. Au niveau national nous avons créé une Alliance
des sports et loisirs de nature avec bien sûr la chasse mais aussi la pêche, le VTT, l’équitation, le
golf, la montagne et l’escalade, la plaisance et la pêche en mer et même la pétanque.
Hélas cette information n’est pas toujours connue et le seul fait d’entendre des coups de feu peut
décourager des promeneurs, alors qu’une grande partie de la commune concernée est accessible
« en même temps ». Il faut aussi rappeler à ces usagers, qu’eux aussi doivent respecter les
consignes et les panneaux : on voit encore des promeneurs en forêt domaniale au cœur même de
la traque, malgré un panneau d’interdiction mis par l’ONF. Rappelons aussi que 75 % de la forêt
française est privée et que les promeneurs ne devraient normalement pas y pénétrer pendant une
chasse, sauf s’ils restent sur les chemins communaux autorisés.
Le droit de propriété, si cher aux valeurs de cette assemblée, me paraît essentiel dans l’approche
sécuritaire de la chasse en général. Disposer d’un cadre particulier pour le domaine public comme
c’est déjà aujourd’hui le cas me paraît acceptable, mais ailleurs, la liberté doit prévaloir quand on
pratique chez soi sa passion, et que celle-ci est une activité respectable et potentiellement
accessible librement aux quelques 4,5 millions de personnes qui possèdent un permis de chasser
en France.
Willy Schraen

ADCGGIV - Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier d'Ille et Vilaine
correspondance :
 
E-mail : adcggiv@yahoo.com

Les dernières nouvelles
24 Juin 2022 - ASSEMBLEE GENERALE 2022

ASSOCIATION DÉPARTEMENTALE DES CHASSEURS
DE GRAND GIBIER D'ILLE ET VILAINE


L'assemblée Générale s'est effectuée au siège de la FDC 35 - Beauregard - 35630 - SAINT SYMPHORIEN sous la présidence de Monsieur Éric COIRRE
33 adhérents étaient présents dont 10 administrateurs et 4 non adhérents

- 17h30/18h00 : Accueil des participants, émargement de la feuille de
présence.
- 18h00 : Assemblée Générale Ordinaire. Ordre du jour :
o Approbation du compte-rendu de l'Assemblée Générale 2021.
o Bilan financier et approbation des comptes au 31/12/2021.
o Rapport moral du Président.
o Ratification de la cooptation de M. Jean Michel ABADIE
et de M. Guillaume CHAUVEL aux postes d'administrateurs.
o Présentation du Système d’Information sur les Armes (SIA).
M. Guillaume CHAUVEL
o Questions diverses.
o Un buffet a été offert pour clôturer cette soirée


11 Juin 2022 - stage "chasse individuelle"

Un stage formation "chasse individuelle" vous est proposé, pour les adhérents et non adhérents. Attention places limitées.

Stage « Chasse Individuelle »

Le samedi 11 Juin 2022

Salle des associations (matin) et stand de tir (après midi)

Chers adhérent(e)s,
Notre association départementale a prévu une formation « Chasse individuelle du grand gibier » afin d’apporter à ceux d’entre vous qui voudraient pratiquer ce mode de chasse complémentaire à la battue traditionnelle, les connaissances spécifiques nécessaires à cette chasse passionnante. Cette formation est également destinée aux gestionnaires de territoires, soucieux de parfaire leur gestion pendant la période d’ouverture anticipée, mais aussi en fin de saison, afin d’améliorer la réalisation de leurs plans de chasse, ainsi que de parfaire, si besoin, l’équilibre des sexes et les classes d’âges.
Ce stage d’une journée a été élaboré par nos amis de l’ADCGG44 qui en assureront la mise en œuvre.

Nous avons prévu une session le samedi 11 juin 2022 qui sera honorée en fonction de la demande.
Elle se déroulera à la Fédération des Chasseurs d’Ille et Vilaine.

Le programme de la journée sera le suivant:

8h45 – Accueil des participants.

9h00 – Début de la formation en salle (projection commentée du diaporama).
Formation théorique : Législation, équipement, armement, balistique, optique (jumelles et lunettes), biologie, reproduction, alimentation, gestion des trois espèces cerf, sanglier et chevreuil, recherche du gibier blessé, sécurité…avec de nombreux conseils de pratiquants expérimentés.

12h45 – Déjeuner à l’auberge du Tertre à VIGNOC (inclus dans le prix du stage).

14h00 – Techniques de tir sur bâtons de pirsch, tripodes, stablestik ou autres, avec carabines des participants et 20 balles, aux différentes distances de 50 et 100 m. Se munir d’une carabine équipée d’une lunette et pour ceux qui en possède d’un bâton de pirsch (ou bipode ou tripode ou quadripode). (possibilité de prêt d’une carabine Remington Cal 7X64 équipée d’une lunette Schmidt and Bender)

17h30 – Remise d’un certificat de participation.

18h00 – Pot de l’amitié.

Le coût de la participation à cette journée est fixé à 35 € pour nos adhérents et à 45€ pour les autres participants, repas compris.

Vous trouverez ci-dessous un bulletin d’inscription.

Bien cordialement,
Le Conseil d’Administration.


31 Mai 2022 - Conseil d'Aministration

CA le 31 Mai 2022

28 Mai 2022 - Réglage des optiques pour le tir d’été (après midi)

Le samedi 28 Mai après midi a eu lieu le réglage des optiques d'été sur le stand de tir de la Fédération des Chasseurs d'Ille et Vilaine.
Une dizaine d'adhérents ont pu ainsi régler avec succès leurs carabines sur différentes cibles placées à 25m, 50m, 100m.

4 Mars 2022 - BREVET GRAND GIBIER 2022

Pour adhérents et non adhérents. Voir rubrique BGG.
Programme sur demande.

23 Novembre 2021 - SANGLIER COURANT

9h00 - 12h00, Journée spéciale sanglier courant (stand de tir de la FDC)
Attention pas de réglage de vos optiques !!
Une inscription sera à retourner.

5 Octobre 2021 - Conseil d'Administration

CA le 5 octobre 2021 à 19h.

18 Septembre 2021 - Réglage des optiques de battue, et sanglier courant

Une séance de réglage des optiques est organisée le samedi 18 septembre, au siège de la FDC à St Symphorien.
Une inscription sera à retourner.


5 Mars 2020 - STAGE PHOTO 2020

Ces cours s’adressent à tous les passionnés de photos quelque soit leur niveau. Comprendre et maîtriser les réglages de votre appareil photo. Apprendre à regarder et composer son image. Séance de prises de vues sur le terrain. Comment gérer ses photos sur l’ordinateur.
Venez nous retrouver tous les jeudis soir à partir du 5 mars 2020 à 20 h 30 à raison de 6 séances théoriques (le jeudi soir de 20h à 23h) dans une salle de la Fédération des Chasseurs d’Ille-et-Vilaine, ainsi qu’une matinée de prise de vues suivies d’une projection et analyse en groupe. Le nombre de places sera limité à une vingtaine de personnes, avec une priorité aux adhérents de l’ADCGGIV. Il sera demandé une participation aux frais de stage.
Renseignements et inscriptions : Jean-Claude Meslé, 06 26 83 47 77 jeanclaude.meslephoto@gmail.com (objet : stage photo 2020)

30 Janvier 2020 - flyer ADCGGIV

Le document consultable en pièce complémentaire.