Association des Chasseurs de Grand Gibier de l'Aisne



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Bienvenue sur le site de notre Association !


ADCGG Aisne - Association des Chasseurs de Grand Gibier de l'Aisne
1, Chemin du Pont de la planche
02000 BARENTON-BUGNY - Portable : 06.70.75.86.21
E-mail : adcgg02@orange.fr

Contact principal : Emmanuel WARET Président
Tél. Dom. : 06.70.75.86.21 - Port. : 06.70.75.86.21
E-mail : ewaret@wanadoo.fr
Autres contacts : Philippe SEVERIN Administrateur
Tél. Dom. : 06.86.84.33.43 - Port. : 06.86.84.33.43
E-mail : earlphseverin@wanadoo.fr

Les dernières nouvelles
5 Janvier 2020 - Bonne année 2020 !

Le conseil d'administration de l'ADCGG Aisne se joint à moi pour vous présenter ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année.
Souhaitant que 2020 vous apporte santé, bonheur et succès et que le grand gibier vous offre de belles émotions cynégétiques !

Cordialement en Saint Hubert,

Emmanuel WARET
Président ADCGG Aisne

27 Juin 2017 - Insignes ADCGG AISNE

L'association Grand gibier de l'Aisne a produit pour fêter ses 25 ans, en 2016, deux insignes commémoratifs brocard et sanglier,
de haute qualité fabriqués par FIA Augis avec broche sécurisée.

Les verts foncés (diamètre 25 mm) sont disponibles en deux versions :
La paire chevreuil et sanglier numérotée (100 ex) à 20 euros + port
ou individuellement non numérotés chevreuil ou sanglier à 7 euros pièce (14 euros la paire) + port

Il est proposé aussi une version vert pâle diamètre 27 mm, numérotée (100 ex) à 12 euros la paire + port (beaux modèles collectors, mais non conformes à notre commande initiale )

Le coût du port à ajouter est de 1,80 euros (envoi en enveloppe matelassée).

Merci d'adresser vos commandes à : Philippe SEVERIN, 6 rue Marlotte 02490 LE VERGUIER (Téléphone : 0686843343),
avec chèque à l'ordre de : ADCGG Aisne.

8 Mars 2016 - TIR EN BATTUE : ANGLES DE SECURITE

Dans ce cas de figure les chasseurs ne sont pas alignés, il convient donc de prendre ses angles de sécurité par rapport au posté le plus exposé. Si je me contente de faire les 5 pas vers mes voisins immédiats et les 3 pas au rembucher, le chasseur qui se trouve en haut et à droite de l'image sera...dans mon angle de tir !
Cette précaution à prendre est trop rarement explicitée lors des consignes, un croquis comme celui ci, exposé sur un panneau, est clair et compréhensible de tout un chacun.

8 Octobre 2015 - DE LA NÉCESSITÉ DE S’ENTRAÎNER AU TIR EN BATTUE

TEMOIGNAGE SAISON 2014/2015 : La battue vient à peine de commencer et j'entends les récris d'un seul chien se rapprocher; je me prépare car il s'agit d'une menée isolée..et c'est souvent prometteur. En effet, un beau sanglier, très en avance sur le chien, aborde seul la ligne, qu'il franchit dans les 30° de mon voisin, au trot. Je me dis : « bel animal, ta carrière terrestre s'achève ici ». Mon voisin le vise posément, attend qu'il ait bien franchi, tire....et plante sa balle de 9,3X74 R au sol ! Le sanglier prend une brusque accélération et disparaît, indemne, dans le sous bois. En fin de traque je rejoins le chasseur qui cherche « l' Anschuss » et des indices de blessure, qu'il ne trouve évidemment pas. Je lui explique qu'il a manqué et retrouve rapidement l'impact de sa balle dans le talus. J'en profite pour lui demander s'il s’entraîne régulièrement avec son arme et sa réponse me laisse...pantois ; « en fait je viens d'acheter cette carabine express et c'est la première balle que je tire avec ».
Je ne ferai pas de commentaires sur l'armurier, qui aurait du au moins proposer un tir d'essai mais je m’appesantirai sur le chasseur : comment concevoir la chasse du grand gibier en battue sans connaissance de son arme et sans un minimum d'entraînement ? Le tir de chasse au grand gibier en mouvement est plus difficile qu'il n'y paraît et se contenter d'expédier entre cinq et une quinzaine de balles par saison sur des animaux à la course se transforme en loterie, avec des coups heureux mais aussi d'énormes désillusions.
Comme il y a pléthore d'articles sur le sujet dans les revues spécialisées, je n'aurai pas la prétention de reprendre ici les calculs d'avance pour le tir, selon les calibres, la distance et la vitesse du gibier.
Ce qui est primordial est de bien sentir son arme et surtout d'être en réelle complicité avec elle, celle ci doit être le prolongement naturel des yeux du chasseur.
Pour cela le tir de quelques cartouches pendant l'inter saison est à mon sens indispensable : il permet d'une part de vérifier la conservation du bon réglage de son éventuelle optique (lunette/point rouge) pour laquelle au minimum un tir annuel s'impose, d'autre part de conserver et améliorer le « swing » du tir sur grand gibier en mouvement.
La fédération et quelques armuriers du département disposent d'installations de ciblerie mobile sur sanglier courant, j'encourage vivement chacun à profiter de ces stands pour consommer utilement quelques cartouches.
Souvent les chasseurs se contentent d'une vérification de leur optique mais ne poursuivent pas la démarche avec le tir sur cible de sanglier en mouvement, c'est un constat que fait souvent Bernard FERREIRA, responsable du stand fédéral. C'est dommage car sur place il y a véritablement unité de lieu : cible fixe/cible mobile, et le tir d'une dizaine de cartouches (compter selon les marques une dépense de 35 à 45 €) vaut la peine d'être engagé. Je pratique cet entraînement tous les ans (environ deux séances à 10 cartouches pendant l'inter saison) et j'ai constaté que la moyenne de mes tirs réussis à la chasse est passée de 50... à 80%. Quand vous tirez sur cible mobile vous pouvez aller aux résultats et interpréter vos tirs : trop en arrière donc il semble que j'arrête mon swing au moment de presser la détente, trop bas : donc je veux trop voir mon gibier ou alors je donne un coup de doigt sur la queue de détente, trop haut, etc. Il n'y a pas de honte à se tromper et au moins sur cible, on voit notre marge de progression...car sur le terrain il n'y a pas d'arrêt sur image !
En qualité de chasseurs responsables et respectueux des animaux que nous souhaitons prélever, faisons en sorte de les tirer en mettant le maximum de chances de notre coté, c'est à dire placer des balles « bien coffrées », qui feront leur travail de destruction dans des zones vitales, permettant une mort rapide ou une recherche au sang couronnée de succès.
Pour poursuivre la réflexion sur ce sujet, sachez qu'il existe d'autres types d'installations très efficaces pour l’entraînement au tir du grand gibier en mouvement, pour mieux les connaître il suffit de taper leur nom sur Internet.
Je citerai le CYNE-TIR de la FDC 67 où le chasseur tire à balles réelles sur un écran de cinéma et des animaux filmés (arrêt sur image à l'impact), mais aussi le simulateur suédois Marksman ST2, où le tir est effectué symboliquement avec son arme sur un écran et des animaux représentés en 3D, une caméra gyroscopique connectée au canon, l'ordinateur ayant les paramètres de la munition (marque, poids et type d'ogive...). Ici le « replay » est possible et le chasseur peut interpréter la trajectoire de sa balle, celle du gibier...et l'intersection (ou non) des deux !
Quelques armureries nationales et au moins la FDC 49 disposent de ce matériel ultra performant au service des chasseurs de grand gibier. En France ces installations se comptent sur les doigts des deux mains, à comparer aux dizaines de stands installés outre Rhin...nous avons donc des efforts à faire en matière d’entraînement au tir du grand gibier en battue !

François RAINON
Formateur au permis de chasser
Administrateur stagiaire ACGG02

8 Octobre 2015 - BATTUES AU GRAND GIBIER : « Alors, je tire ou je ne tire pas ? »

Je viens de faire un petit bilan des journées de chasse de la saison passée, où, comme pour beaucoup d'entre nous, après les premiers dimanches dédiés à la quête du petit gibier, j'ai troqué le fusil pour la carabine de battue.
Sociétaire au sein de la chasse militaire de Sissonne, j'ai partagé mes chasses entre le camp et les nombreuses invitations extérieures, en tout j'aurai donc participé à 19 battues en qualité de posté et occupé environ 45 postes sur une dizaine de territoires différents.
L'objet de mon propos est de revenir sur l'aspect sécuritaire des consignes reçues au « rond », sur leur teneur et surtout sur la compréhension et l'application qui peuvent en être faites.
S'agissant de la chasse où je pratique, c'est « carré comme à l'armée » (je suis ancien militaire) et, depuis cette année, la matérialisation des angles de sécurité est devenue obligatoire, comme dans une chasse d'amis dans l'Oise.
Des consignes, j'en ai reçu souvent de très claires, complètes, explicitées, mettant vraiment l'accent sur la sécurité. A contrario, sur cette vingtaine de sorties, une fois je n'en ai reçu AUCUNE, mis à part le« vous viendrez avec moi et je vous placerai » de mon invitant...à plusieurs reprises celles ci ont été assez édulcorées, en particulier sur la définition claire de la matérialisation des angles de sécurité.
On entend souvent :
« pensez à faire vos angles »
« 5 pas en direction du voisin, 3 au rembucher » ou mais de quel voisin s'agit il ? nous y reviendrons
« n'oubliez pas vos 30° »
« attention à vos voisins, faites vos angles »
J'arrête là ce descriptif désagréable que beaucoup d'entre nous ont entendu.
En fait de quoi s'agit il ? Malheureusement, l'aspect sécuritaire des consignes me semble encore trop édulcoré par certains responsables de battue, à tel point que celles ci ne sont que vaguement écoutées (« on fait comme d'hab ») et on se retrouve dans des situations où ce qui a été mal dit est fatalement non respecté en action de chasse. Vous me direz, « la critique est aisée mais l'art est difficile », et bien non, je pense qu'au contraire c'est absolument limpide.
Un croquis sur un tableau est facilement compréhensible de tout un chacun, le directeur de chasse peut montrer trois postés : s'ils sont alignés et c'est un cas fréquent, l'angle de sécurité est effectivement matérialisé par 5 pas en direction des voisins puis 3 au rembucher...mais il arrive aussi que les lignes soient « biscornues » et là il faut expliquer, encore une fois par un dessin, ce qu'il convient de faire, et cela prend une minute (voir schéma).
Sinon, sur le terrain, alors que le chasseur rejoint son poste, les 30° deviennent une idée abstraite, avec les conséquences néfastes que l'on peut imaginer.
Des consignes claires et bien exécutées permettent de passer un bon moment dans cette nature que nous aimons tant, toutefois j'encourage personnellement la mise en pratique de la matérialisation effective des angles de sécurité (c'est ce que nous apprenons aux candidats au permis de chasser), la photo montre les différents plots utilisables, que je fais passer aux candidats à chaque session de formation. Faciles à réaliser ou à trouver, ils se rangent rapidement dans la poche carnier : l'animal de chasse est « dedans » je peux tirer, il est en dehors, je l'admire et me dis « ce sera pour la prochaine fois » !
Avant de conclure mon propos, je vous expose une anecdote vécue dans une chasse familiale : trois courtes traques se sont succédées à un rythme soutenu dans l'après midi, à tel point que les postés, dont je faisais partie, se trouvaient systématiquement en retard par rapport aux traqueurs. Vous l'aurez compris, les traques démarraient avant que les chefs de ligne aient terminé leur travail : adieu les 30°, adieu le tour d'horizon pour matérialiser les zones possibles et les interdictions de tir. Dans ce cas la prudence indique qu'il faut s'abstenir de tirer si un animal se présente, si on n'est pas sur à 100% de la trajectoire de sa balle. Un peu de coordination (une affaire de quelques minutes) aurait permis de s'assurer que les postés avaient eu le temps de recevoir leurs consignes avant de démarrer les traques intermédiaires.

Pour conclure : des chasseurs bien informés au rond, matérialisant correctement et effectivement leurs angles de sécurité, bénéficiant des délais raisonnables pour occuper leurs postes avant le démarrage des traques intermédiaires, participeront à de belles journées, dans la sécurité ; la leur et celle de leur environnement.
N'oublions jamais, et c'est rappelé systématiquement : « le chasseur est responsable de son tir », quand j'appuie sur la queue de détente de ma carabine, la balle part à 800 m/s pour accomplir son travail, et je ne l'arrêterai plus.
Faites une petite rétrospective de votre saison passée et vous trouverez certainement des situations analogues à celles que j'ai vécues.
Messieurs les directeurs de battue et chefs de traque qui seraient intéressés, je vous invite à suivre les journées sécurité organisées par notre fédération de chasse, elles vous apporteront tous les éclaircissements nécessaires à l'exercice de vos responsabilités.

Je vous souhaite une belle saison à venir ! En Saint Hubert.

François RAINON
Formateur bénévole au permis de chasser FDC02
Administrateur stagiaire ADCGG Aisne

8 Octobre 2015 - EPREUVE PRATIQUE DU PERMIS DE CHASSER : CES BENEVOLES QUI VOUS FORMENT

Selon la politique de notre fédération départementale, l'accent est mis sur la gratuité de l'ensemble des cours et séances de formation et d'information, dispensées aussi bien à Pouilly sur Serre qu'au siège de NATURAGORA.
Pour cela la fédération s'appuie sur ses agents et une équipe de bénévoles, actifs ou retraités, tous chasseurs passionnés, expérimentés et désireux de « transmettre ». Ces bénévoles (on recrute!) sont d'ailleurs régulièrement rejoints par notre propre président, seul président de fédération, formateur au permis ! Les sessions pratiques sont organisées les mercredis et samedis, tout au long de l'année, pour les candidats au permis et aussi pour les jeunes en chasse accompagnée. Environ 300 personnes sont formées par an dans notre département.

Stand de tir de Pouilly, 8H00 du matin, Bernard FERREIRA, agent de développement et responsable du stand, accueille les candidats de la matinée.
Il est entouré de trois formateurs bénévoles pour cette session pratique de formation, où une dizaine de futurs chasseurs et chasseresses vont apprendre la manipulation des armes en toute sécurité, en étant mis en situation de chasse au petit puis au grand gibier , en franchissant des obstacles comme sur le terrain de chasse, en tirant à munitions d’entraînement et réelles sur des plateaux et une cible de sanglier courant.
Sur ce parcours, qu'ils effectueront seuls avec l'examinateur de l'ONCFS quelques jours plus tard, ils seront jugés sur leur maîtrise dans l'utilisation du fusil basculant ou semi automatique, de la carabine à verrou, sur leur faculté à surveiller en permanence leur environnement, sur leur bonne compréhension et application des différentes étapes de la pratique de la chasse au grand gibier en battue....

Une fois les convocations et vérifications d'identité terminées, les candidats s'équipent chacun d'un gilet fluorescent puis leur est présenté le programme de la demi journée. Il s'agira dans un premier temps d'effectuer groupés le parcours complet de l'épreuve pratique, où Bernard joue le rôle du candidat et un formateur celui de l'inspecteur. De cette manière, les élèves peuvent déjà s'imprégner des différents ateliers, de leurs spécificités et de leurs éventuelles difficultés. Après ce premier tour, les équipes sont formées et la formation peut commencer.
Par groupes de quatre à cinq candidats et deux formateurs, les différents ateliers sont abordés l'un après l'autre, où l'accent est systématiquement mis sur la sécurité dans la manipulation du fusil puis de la carabine à verrou. Chaque atelier est décortiqué, la gestuelle expliquée et chaque candidat met ensuite en œuvre ce qu'il vient d'apprendre, en répétant les gestes jusqu'à la perfection, afin qu'ils deviennent des automatismes « naturels et sécuritaires ». Les formateurs profitent de ces moments privilégiés pour donner des témoignages et de nombreux conseils, fruit de leur expérience dans la pratique de la chasse.
Souvent intimidés par l'atelier grand gibier, les candidats sont rassurés par leurs professeurs, puisque la « check list » qu'ils devront dérouler est tout simplement une suite logique de gestes et manipulations à effectuer, pour chasser, en groupe, en toute sécurité.
Arrive rapidement la fin de la matinée de formation, où les élèves, après trois heures d’entraînement, rejoignent qui son travail, qui son école. Au moment de l'au revoir tous les formateurs leur répètent à l'envi qu'un entraînement personnel à la maison, avec une arme prêtée par un parent ou un ami (munitions exclues!) sera indispensable pour conserver les acquis de cette demi journée, afin d'arriver fin prêts pour le jour tant attendu de l'examen ! Une fois réussi le cap de l'épreuve pratique, il leur faudra ensuite répondre aux questions théoriques, présentées sur ordinateur par l'inspecteur.
Toutefois, comme pour le permis de conduire, une fois le permis de chasser en poche...il va falloir apprendre...à chasser et acquérir de l'expérience, c'est ici qu'interviendront les parrains des nouveaux chasseurs, pour ceux qui ont la chance d'en avoir un.