Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier de la Somme



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Bienvenue sur le site de l'A.D.C.G.G. 80

BULLETIN D'ADHESION 2021
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A.D.C.G.G. 80 - Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier de la Somme
1, Chemin de la Voie du Bois
80450 LAMOTTE BREBIERE
E-mail : adcgg80@gmail.com

Contact principal : Philippe HARANG Président
- Port. : 06/76/96/36/31
E-mail : philippe.harang@bayer.com
Autres contacts : Bruno LEGRAND Secrétaire - Responsable du B.G.G. et Back-Office
- Port. : 07/67/22/80/78
E-mail : grandsgibiers2@yahoo.fr

Les dernières nouvelles
20 Mars 2021 - BREVET GRAND GIBIER 2021

Depuis maintenant près de 20 ans, l’Association Départementale des Chasseurs de Grands Gibiers de la Somme (ADCGG80), organise le Brevet Grand Gibier.

Ce brevet est une formation accessible à tous ceux qui veulent approfondir leurs connaissances sur le grand gibier, ses chasses et un grand nombre de sujets connexes comme les armes, la forêt, les maladies, … Cette formation, axée autour de 2 journées dédiées aux différents sujets, démarrera le samedi 20 mars 2021.

Chaque journée, un thème différent est développé. Les thèmes sont tous articulés autour de l’environnement forestier et de la chasse du grand gibier :

PROGRAMME DE LA FORMATION THEORIQUE
Le samedi 20 mars 2021, de 9h00 à 17h00, siège de la Fédération des Chasseurs de la Somme.
Le samedi 12 avril 2021, de 9h00 à 17h00, siège de la Fédération des Chasseurs de la Somme.

CONTROLE DE CONNAISSANCES
Les samedis 24 avril, 15 mai et 5 juin 2021, siège de la Fédération des Chasseurs de la Somme, horaire adapté en fonction du nombre des candidats.

EPREUVE DE TIR
Journées de perfectionnement au sanglier courant, Stand de GRATTEPENCHES et de FRICOURT de 9h00 à 17h00.

Que vous soyez chasseurs ou pas, le Brevet Grand Gibier est donc l’aboutissement d’une démarche volontaire pour tous les passionnés de Nature et de la grande faune qui la peuple.

Cette formation s’achève par l’organisation d’une épreuve théorique le samedi 26 juin 2021.

B. LEGRAND
Responsable du Brevet
Tél.: 07/67/22/80/878
@: grandsgibiers2@yahoo.fr
PS: Pour les personnes restant la journée prévoir votre panier pour le midi.

9 Décembre 2017 - Porte-cle N° 1

L'Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier de la Somme vient de réaliser 2 porte-clés différents.
Ils sont au prix de 5,00€ l'unité + 1,60€ de frais de port (part porte-clés).
Commande auprès de Mr LEGRAND Bruno
Résidence le Jardin des Peintres
34, Allée de la Joie de Vivre - Apt.: L 02
80000 AMIENS
Tél. 07.67.22.80.78 ou par e-mail: grandsgibiers2@yahoo.fr

21 Juin 2017 - Pin's A.D.C.G.G. 80

Le pin's de l'A.D.C.G.G. 80 est arrivé.
Pour vous le procurer auprès de Messieurs:
Mr LEGRAND Bruno Secrétaire : 07.67.22.80.78
Il est au prix de 5,00€ plus frais de transport pour 1 pin's 1,60€, pour 2 pin's 2,40€
Merci de votre compréhension.
Cordialement en Saint Hubert.
Mr LEGRAND

31 Janvier 2016 - GRAND RENDEZ VOUS DE LA CHASSE 2ième EDITIONS DU 5 AU 6 MARS 2016

Fête Chasse pêche equitation - du 05/03/2016 au 06/03/2016

Le grand rendez-vous Chasse, Pêche et Cheval en Somme :
un salon humain, chaleureux où partage et passion permettront
aux visiteurs de découvrir une véritable offre de produits et de
matériels, mais aussi d’échanger pour mieux se comprendre !

14 Septembre 2014 - CHARTE DE LA CHASSE EN FRANCE

La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à la gestion durable du patrimoine faunistique et de ses habitats.

Investie par la Loi « Chasse » de juillet 2000, la Fédération Nationale des Chasseurs propose une charte nationale de la chasse.

Celle-ci expose les principes d’un développement durable de la chasse et sa contribution à la conservation de la biodiversité. Ce document établit un code du bon comportement du chasseur et des bonnes pratiques cynégétiques mises en œuvre par chaque Fédération Départementale des Chasseurs et ses adhérents.

Activité authentique et conviviale, la chasse d’aujourd’hui est un Art de vivre fondé sur la recherche, la poursuite et la capture d’un gibier dans son milieu. Le chasseur de France se reconnaît ainsi dans les principes ci-dessous énoncés :

• 1 « Curieux de nature et héritier d’une culture séculaire, je pratique « l’art » de la chasse tant dans le respect d’autrui que de l’animal chassé.

• 2 Acteur engagé dans le maintien d’une chasse durable, je participe activement à la défense des habitats et à l’amélioration de la biodiversité.

• 3 Gestionnaire de l’espace naturel, je veille à maintenir l’harmonie entre l’homme et son milieu et à parfaire jour après jour mon savoir dans les sciences de la nature.

• 4 Homme d’ouverture, je vais à la rencontre de tous les intervenants dans les milieux naturels en les sensibilisant à la pratique raisonnable de la chasse et au respect de la nature.

• 5 Attentif aux risques que mon activité peut induire, j’améliore sans cesse les conditions de sécurité de la chasse tant pour les non-chasseurs que pour les chasseurs.

• 6 M’inscrivant dans une démarche citoyenne, je donne du temps à la formation et à l’accompagnement des futurs chasseurs car ils sont la chasse de demain et le garant d’une meilleure cohésion sociale.

• 7 La chasse, un bonheur à partager dans la nature vivante, riche et diversifiée ».

7 Avril 2014 - ARMES DE CHASSE

La loi du 6 mars 2012 relative à l’établissement d’un contrôle des armes moderne, simplifié et préventif, entre en vigueur le 6 septembre 2013.

La réglementation sur les armes a été modifiée récemment, vous trouverez une grande partie des nouveautés sur notre site internet avec un résumé de quelques points importants.

Les armes sont maintenant classées en 4 catégories au lieu de 8 auparavant.

A: armes et munitions interdites.
B: armes soumises à autorisation.
C: armes soumises à déclaration.
D: armes soumises à enregistrement et armes à détention libre.

Les armes de chasse sont classées en C et D.

Il n'y a pas de changements concernant l'acquisition des armes.

Certains calibres sont maintenant autorisés à la chasse ex: 30.06 ; 308; 8x57js...

Les démarches administratives ne changent pas.

Le stockage des armes au domicile doit se faire :

- soit dans une armoire forte
- soit en démontant un élément de l'arme qui sera conservé à part
- soit en utilisant un dispositif empêchant l'enlèvement de l'arme.

Le stockage des munitions doit être séparé des armes et les munitions ne doivent pas être libres d'accès.

Et enfin le dernier point qui a suscité de nombreuses questions concerne le transport des armes.

Celui-ci reste sans changement, les chasseurs devront toujours transporter leur arme déchargée et démontée ou sous étui, mais en aucun cas avec un cadenas ou un verrou de pontet.

7 Avril 2014 - LEGISLATION: LA CHASSE EN TEMPS DE NEIGE !

Il est donc opportun d’être au fait de la législation.
« Le code de l’environnement interdit par principe la chasse en temps de neige, et ce dans un souci de protection du gibier rendu vulnérable par une plus grande facilité de capture. Il permet toutefois au préfet d’autoriser la chasse en temps de neige dans un certain nombre de cas. En France, la chasse en temps de neige est donc réglementée par l’article R. 424-2 du code de l’environnement et pour l’Alsace-Moselle par l’article R. 429-5 du même code. Il convient de bien dissocier ces prérogatives de celles relatives à la suspension en cas de période de grand froid suspendant la chasse de tout ou partie des espèces d’oiseaux chassables qui ne coïncide pas nécessairement avec l’enneigement ».

Selon la jurisprudence (certains départements), nous pouvons retenir qu’il y a temps de neige quand, dans le département concerné, sur le territoire de chasse (périmètre de chasse), les terres sont dans leur ensemble recouvertes de neige, c’est à dire, de manière continue, presque complètement, et pas seulement par endroits : de telle manière que, sur la neige, il soit possible de suivre un gibier à la trace. Toujours selon la jurisprudence classique en la matière, le temps de neige est donc celui où, dans une localité donnée, la terre est entièrement ou presque entièrement couverte de neige dans laquelle les traces des animaux sont bien visibles. Il peut se faire que tel point du territoire d’une commune, une colline isolée par exemple, soit couverte de neige, tandis que la majeure partie de la campagne reste à découvert ; cet état ne constitue pas le temps de neige. A l’inverse, aucun doute ne serait possible si, la neige couvrant entièrement le sol, certains points seulement du territoire s’en trouvaient libres, à raison de leur nature ou de leur situation, par exemple, par suite de l’humidité du sol ou du voisinage d’un cours d’eau.

Le préfet peut dans l’arrêté annuel d’ouverture et de clôture de la chasse autoriser la chasse au gibier d’eau par temps de neige : en zone de chasse maritime et sur les fleuves, rivières, canaux, réservoirs, lacs, étangs et dans les marais non asséchés, le tir au-dessus de la nappe d’eau étant seul autorisé. De même, la chasse des espèces soumises à plan de chasse ainsi que celle du sanglier, du lapin, du renard et du pigeon ramier peut être autorisée selon les modalités fixées par le préfet.

Dans le cadre des mesures liées à la protection du gibier, la chasse en temps de neige est interdite pour tous les modes de chasse. Cependant, le préfet peut également autoriser la chasse à courre et la vènerie sous terre en temps de neige quelle que soit l’espèce concernée. A défaut, la chasse à courre et la vènerie sous terre peuvent se poursuivre par temps de neige dès lors que la mise à la voie a eu lieu antérieurement au temps de neige.

Si vous êtes en infraction :

La pratique non autorisée par l’arrêté annuel de chasser en temps de neige est punie de l’amende prévue pour une contravention de 4ème classe (soit 750 € maxi) (art. R. 428-6 3° C. Env.) relevable également par la voie de l’amende forfaitaire (soit 135 €).

Source et renseignements : ONCFS !

7 Avril 2014 - LES CHASSEURS VIGILANTS SUR LE PROJET DE LA LOI D'AVENIR AGRICOLE

La FNC veille au grain.
Communiqué de la FNC :
Réunis en Assemblée Générale, le 19 Mars 2014, l'ensemble des Présidents des Fédérations Départementales et Régionales des Chasseurs, représentant 1 300 000 chasseurs, a adopté, à l'unanimité, la motion suivante :
Les Fédérations des Chasseurs se félicitent des orientations de la loi d'avenir agricole, concernant l'aménagement de l'espace, notamment de l'extension des clauses environnementales du bail rural et de la prise en compte de l'agro-écologie dans les aménagements fonciers.
Elles prennent acte, au regard des enjeux énergétiques et climatiques, de la volonté du Gouvernement et des parlementaires, d'encourager le développement économique de la filière « bois » avec la création, en particulier, des groupements d'intérêt économique, environnemental et forestier (GIEEF),
mais, elles soulignent la nécessité, au regard des engagements internationaux et européens de la France, d'intégrer la préservation de la biodiversité dans ces orientations économiques,
et, elles s'étonnent que, s'agissant des documents locaux de gestion forestière, la loi ne prévoit pas leur conformité aux objectifs environnementaux définis dans les documents forestiers régionaux.
Elles refusent :
- De donner les pleins pouvoirs aux forestiers pour gérer, à la place des chasseurs, les populations de grand gibier, dont les cervidés,
- D'entériner le lien de subordination des Schémas Départementaux de Gestion Cynégétique aux Programmes Régionaux de la Forêt et du Bois,
- De démanteler la gestion du droit de chasse confiée aux A.C.C.A, dont la Cour Européenne des Droits de l'Homme a confirmé la nécessité.
Elles demandent au Gouvernement et aux parlementaires :
- D'instaurer le principe d'une prise en compte des objectifs des S.D.G.C et des programmes régionaux de la Forêt et du Bois, sans hiérarchie entre ces deux documents de programmation.
- De réaffirmer le rôle de la forêt en matière de préservation de la biodiversité, conformément aux engagements de la Stratégie Nationale en faveur de la Biodiversité et aux objectifs d'AICHI de la Convention sur la Diversité Biologique.
- D'exclure du champ de compétence des groupements d'intérêt économique environnemental et forestier (GIEEF), la gestion des droits de chasse.
Les Fédérations des Chasseurs demandent également de confirmer ou d'intégrer dans la loi :
- La limitation de la responsabilité de la surveillance sanitaire, impartie aux FDC, aux espèces chassables et régulables, et l'extension de cette obligation aux propriétaires et gestionnaires d'espaces naturels protégés, pour ce qui concerne la faune sauvage.
- L'intégration des Fédérations des Chasseurs dans les Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers et la confirmation de la Fédération Nationale des Chasseurs comme membre du Conseil d'administration de l'Office National des Forêts.
- La possibilité, pour les Agents de développement des Fédérations et les gardes-chasse particuliers, de procéder à la saisie des instruments objets de l'infraction et de délivrer leurs procès-verbaux dans les trois jours suivant leur clôture.
- Le mandatement des chasseurs pour participer aux opérations de tirs de prélèvements autorisés par le Préfet.

Source : Nos chasse.fr

7 Avril 2014 - LES CERVIDES VICTIMES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE ?

Le CNRS en alerte

Selon le journal « 20 minutes », le CNRS s’alarme de l’explosion du taux de mortalité chez les faons, dont les parents ne parviendraient pas à s’adapter aux évolutions du climat en forêt.
«En décalant les saisons, le changement climatique modifie les cycles de vie de nombreux végétaux et animaux. Certaines espèces s’adaptent au décalage de l’abondance de leurs ressources nutritives et d’autres non. C’est le cas du chevreuil des forêts dont la période de mise bas n’a pas changé entre 1985 et 2011, malgré l’avancée continue du printemps depuis 27 ans», indique les chercheurs du laboratoire de biométrie et biologie évolutive du CNRS.

Incapables de régler la période des naissances sur le pic printanier des ressources végétales dont ils dépendent, les chevreuils subiraient donc une mortalité juvénile accrue, diminuant ainsi la croissance de leur population. Les chercheurs sont parvenus à ce constat en étudiant la population de chevreuils de la forêt de Trois-Fontaines, en Champagne. Si l’avancée du printemps se poursuit, le chevreuil pourrait décliner dans les écosystèmes forestiers, mais pas avant plusieurs décennies.

Source : Nos chasse.fr

3 Avril 2014 - LES SANGLIERS SONT-ILS INTELLIGENTS ?

Pour satisfaire notre ego de chasseur, il est de bon ton de considérer que les gibiers que nous chassons, et tout particulièrement le sanglier, sont dotés d’une intelligence hors pair. C’est sans doute vrai à quelques nuances près.
La réponse à cette question qui peut paraître un tant soit peu iconoclaste, n’est pas évidente. Parler d’intelligence chez les animaux et les mammifères en la circonstance, donne à penser qu’il faudrait tout d’abord donner une définition plausible et compréhensible de l’intelligence, qui pourrait être : « capacité à résoudre des problèmes ». C’est simple mais à défaut de mieux ! Chez l’homme, l’un des changements majeurs qui a marqué son évolution et forgé son intelligence a sans doute été de passer de l’utilisation de l’outil primaire, une branche ou une pierre par exemple, à un outil pensé et crée pour une utilisation déterminée. La branche appointée et durcie au feu ou la pierre taillée en sont l’illustration.
Chez certains animaux, les primates en particulier, cette forme d’intelligence existe. Qu’un animal fasse des réserves de nourriture, se souvienne d’un itinéraire, ou se construise un abri procède sûrement plus de l’apprentissage par imitation de ses aînés que de l’intelligence. De tous les animaux vivants sur notre planète c’est sûrement l’homme le plus intelligent, bien que parfois, à voir ce qui se passe autour de nous, on pourrait être en droit d’en douter quelque peu. Si l’on se place sur le strict plan de l’anatomie, c’est le cerveau de l’homme qui est le plus complexe avec son réseau de neurones où les interconnexions sont innombrables. Les autres mammifères et a priori le sanglier ne sont pas forcément en reste. Ils ont tous des ancêtres communs et leur cerveau a la même structure de base. Les différences d’une espèce à une autre se situent simplement dans le développement de certaines parties. Les nombreuses expériences scientifiques ont d’ailleurs largement démontré que les animaux ont un cerveau tout à fait capable de raisonner et d’induire des comportements que nous pourrions facilement, avec un peu d’anthropomorphisme, comparer à ceux de nos contemporains. Il n’est pas question de prêter sans preuve aux animaux une intelligence semblable à la nôtre, ils n’utilisent pas de langage symbolique et apparemment ne font pas preuve de discernement. Par contre les animaux, et particulièrement les mammifères, sont tout à fait capables de mémoriser des événements et des lieux, d’utiliser un langage pratique, que ce soit par transmission de sons, d’attitudes et de mimiques. Ils peuvent même pour les plus évolués, utiliser des outils ou avoir des comportements d’entraide ou de protection tout à fait remarquables. Et pourquoi ne seraient-ils pas sensibles au stress et à l’angoisse ? Sont-ils conscients de la mort ?
Entre eux et nous la partie n’est pas égale

Si les sangliers ont certains handicaps par rapport à nous qui les chassons si ardemment, il faut bien admettre, même si cela doit toucher à notre modestie naturelle, que nous en avons aussi par rapport à eux. Nous avons par exemple au cours du temps, profondément modifié les écosystèmes, donc les milieux où vivent les sangliers pour les rendre plus accessibles et plus exploitables pour nous au dépend, bien sûr, de leur valeur de survie pour les animaux. Si l’Europe était en grande partie couverte par des forêts primaires quasiment vierges, nous aurions bien du mal à organiser des battues au sanglier comme nous le faisons actuellement. En effet nos résultats seraient bien piètres, car les sangliers pourraient mieux mettre leurs avantages physiques et d’exploitation du milieu face à toute notre stratégie et notre logistique. Les pêcheurs sont d’ailleurs confrontés au même problème quand ils pensent que la truite qu’ils convoitent est dotée d’une « intelligence » au-dessus de la moyenne. La belle mouchetée s’est simplement adaptée à son milieu et profite de l’oxygénation et de la turbulence des eaux vives pour déjouer la vigilance et l’adresse du pêcheur. La même truite lâchée dans un canal ou un plan d’eau calme, n’arrive pas à la nageoire (étant donné l’absence de cheville… !) d’une carpe, côté force et endurance.
Certainement que les animaux sont intelligents et tout particulièrement le sanglier…

S’il n’est pas toujours facile de faire la part des choses entre l’inné et l’acquis, pour nous qui ne nous posons pas toutes ces questions, certainement que les animaux sont intelligents et tout particulièrement le sanglier. Déjà dans la douce quiétude et la chaleur du chaudron, le petit marcassin va se forger une personnalité et développer son sens de l’adaptation au contact de sa mère et des autres membres de sa fratrie. Mais le simple fait que la laie ait construit un chaudron est déjà en soit presque une preuve d’intelligence. Par la suite, en suivant sa mère, le marcassin va mémoriser, au cours de ses itinéraires, tous les arcanes, les pièges et les ressources de son domaine. Si plus tard il donne tant de fil à retordre à nos chiens, c’est bien parce qu’il a su assimiler tous ces paramètres et qu’il est capable d’en tirer parti. Le sanglier qui va soigneusement éviter votre poste parce que vous empestez l’after-shave ou la pipe froide, fait bien preuve d’une certaine aptitude. Certainement qu’à un moment de son existence il a été confronté à ce stimuli et a su en tirer les conséquences. La notion de peur par exemple n’a de sens pour un animal qu’à partir du moment où la confrontation lui a été néfaste. Le premier coup d’un canon « Tonnefort » dans un champ de maïs fera fuir tout le monde, au deuxième on lèvera la tête et au troisième, comme il ne s’est rien passé de fâcheux on continuera de piller le champ. On peut aussi considérer que ce même sanglier qui va soigneusement s’enduire de boue dans une souille, fait preuve d’intelligence. Bien sûr ce comportement, si ce n’est que pour une simple régulation de sa température ou un espoir de communication est sûrement le fait d’un comportement inné, mais ce même bain de boue pris à la sauvette, au prix d’un détour pendant une poursuite effrénée, dénote bien d’une réflexion qui ne doit rien au hasard. Mis au ferme par la meute, le vieux solitaire va s’acculer contre une cépée pour protéger ses arrières. C’est un réflexe de défense mais c’est aussi le fruit d’une réflexion qui lui impose de voir l’ennemi de face. Et si, blessé, il va à la souille enduire de boue ses plaies, il y a bien une relation de cause à effet qui n’est plus tout à fait due au hasard.
Alors intelligence ou simple opportunisme, qui le dira ? Rien ne nous empêche de rêver et de penser que les sangliers sont vraiment intelligents.

Source : Philibert de Montembert pour Sanglier Passion