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Brenneke, FIER, Sauvestre : quelles balles de fusil pour le grand gibier ?

SO CHASSE 24 septembre 2026

Le fusil à canon lisse n’a jamais été réservé au petit gibier. Chargé à balle, un calibre 12, 16 ou 20 peut développer des niveaux d’énergie très importants et reste parfaitement adapté à certains tirs de grand gibier, notamment en battue à courte distance. Brenneke, Sauvestre, FIER, Gualandi, Foster : derrière le mot « balle » se cachent pourtant des conceptions très différentes. Poids, vitesse, énergie, comportement à l’impact et prix peuvent varier du simple au double. Tour d’horizon d’un univers beaucoup plus technique qu’il n’y paraît.

Plus d’un siècle d’histoire

Lorsqu’un chasseur français parle de « tirer une Brenneke », il emploie parfois le nom de la marque comme un terme générique désignant n’importe quelle balle destinée à un fusil de chasse. C’est dire la place prise par cette munition dans l’histoire. Wilhelm Brenneke fonde son entreprise en 1895 et présente en 1898 son premier projectile destiné aux fusils à canon lisse. Plus de 125 ans plus tard, le principe continue d’exister, même si les projectiles modernes n’ont plus grand-chose à voir avec les premières réalisations. Il faut surtout oublier l’idée selon laquelle toutes les balles de fusil fonctionnent de la même façon. Certaines sont pratiquement de plein calibre, d’autres sont sous-calibrées et entourées d’un sabot, certaines restent solidaires de leur enveloppe durant toute la trajectoire alors que d’autres s’en séparent dès la sortie du canon. Le résultat est une gamme de masses allant aujourd’hui d’environ 19 grammes à près de 40 grammes pour les modèles courants, avec des vitesses pouvant dépasser 600 m/s.

La Brenneke classique, toujours bien présente

Le principe historique de la Brenneke demeure celui d’une balle lourde dont la masse est concentrée vers l’avant et qui possède une partie arrière assurant son guidage et sa stabilité. Contrairement à une balle de carabine, les nervures visibles sur le projectile ne transforment évidemment pas un canon lisse en canon rayé. Brenneke précise notamment que les nervures de sa Classic facilitent le passage dans le choke. La stabilité du projectile repose sur l’ensemble de sa conception, avec une masse importante placée vers l’avant et un élément arrière solidaire. La Classic actuelle en 12/70 pèse 31,5 g, sort à 430 m/s et développe 2 912 joules à la bouche. En 16/70, ses 27 g atteignent 415 m/s pour 2 325 joules. Brenneke annonce son utilisation dans les fusils avec ou sans choke et présente cette munition comme destinée notamment à la chasse dans une plage allant jusqu’à une cinquantaine de mètres. La marque allemande pousse beaucoup plus loin le principe avec la SuperMagnum. En 12/76, le projectile atteint 39 g à 450 m/s, soit 3 947 joules. La version 20/76 utilise une balle de 28,4 g à 450 m/s et développe encore 2 874 joules. Voilà déjà de quoi tordre le cou à une autre idée reçue : un calibre 20 chargé à balle n’est pas nécessairement une munition légère.

Brenneke Classic calibre 12/70

Sauvestre : la flèche sous-calibrée

La Balle Flèche Sauvestre, ou BFS, a adopté une solution radicalement différente. La flèche est sous-calibrée et entourée lors du tir par un sabot formé de deux demi-coquilles. Celles-ci assurent l’étanchéité et le guidage dans le canon. À la sortie de la bouche, le sabot se sépare et seule la flèche poursuit sa trajectoire. La stabilité est alors assurée par la forme du projectile et son empennage en technopolymère. Cette conception permet d’obtenir des vitesses particulièrement élevées pour une munition de fusil. En 12/70, la BFS plomb de 26 g est annoncée à 500 m/s, soit 3 250 joules à la bouche. À 50 mètres, Sauvestre annonce encore 437 m/s et 2 490 joules. En 12/76 Magnum, toujours avec 26 g, elle atteint 580 m/s et 4 380 joules. Elle conserve encore 3 220 joules à 50 mètres. Le 20/76 est particulièrement intéressant : avec seulement 22,5 g, la BFS atteint 510 m/s, développe 2 930 joules à la bouche et conserve 2 010 joules à 50 mètres. Sauvestre propose également son projectile en calibre 16, dans une douille de 67 mm : 22,5 g à 475 m/s pour 2 540 joules. Le fabricant indique que les BFS sont prévues pour les canons lisses ou rayés, chokés ou non. Les chiffres montrent à quel point la philosophie est différente de celle d’une Brenneke classique. On oppose ici une balle relativement légère et très rapide à un projectile plus lourd lancé à une vitesse sensiblement inférieure.

Balle flèche Sauvestre calibre 20/76

FIER : une conception française très particulière

La balle FIER mérite une place à part. Il s’agit également d’un projectile sous-calibré, mais son fonctionnement ne doit pas être confondu avec celui de la Sauvestre. Le projectile FIER reste compact dans son container pendant toute sa trajectoire aérienne. Il n’y a donc pas de sabot abandonné quelques mètres après la bouche du canon. C’est seulement au moment de l’impact que le système interne intervient. Dans les modèles concernés, FIER utilise un projectile biparti composé notamment d’une flèche centrale et d’une masse que le fabricant désigne comme un « marteau ». Selon la résistance rencontrée, les différents éléments participent à la pénétration et au transfert d’énergie. En calibre 20, le principe est simplifié autour d’un élément unique qualifié de flèche-marteau. La gamme chasse couvre actuellement les calibres 12, 16 et 20, avec des chargements Magnum en 12 et 20. On retrouve les projectiles FIER sous la marque FIER elle-même mais également, selon les références, chez Vouzelaud et Mary Arm. Chez Vouzelaud, la FIER 28 en 12/70 utilise un projectile de 28 g lancé à 445 m/s. Cela représente environ 2 772 joules. La FIER 24 conserve la même vitesse avec 24 g, soit environ 2 376 joules. La FIER Expansive 12/70 utilise 27 g à 445 m/s, soit environ 2 673 joules. En 12/76 Magnum, les mêmes 27 g atteignent 480 m/s, ce qui porte l’énergie calculée à environ 3 110 joules. Vouzelaud destine explicitement ces deux Expansive au cerf, au chevreuil et au sanglier.

Balles FIER calibre 12/70

Rottweil Exact et la technologie Gualandi

La balle italienne Gualandi constitue une autre grande famille, largement connue des chasseurs européens, parfois sans que ceux-ci connaissent le nom du fabricant du projectile. La célèbre Rottweil Exact a ainsi été développée en coopération avec Gualandi et utilise cette technologie. L’Exact 12/70 pèse 32 g pour une vitesse annoncée de 415 m/s à 2,5 mètres, soit environ 2 756 joules. En 16/70, elle passe à 29 g et 420 m/s, soit environ 2 558 joules. Les versions Magnum montent sensiblement plus haut. La 12/76 conserve une balle de 32 g mais atteint 480 m/s, soit environ 3 686 joules, tandis que la 20/76 utilise 26 g à 455 m/s, environ 2 691 joules. Rottweil insiste d’ailleurs sur un point intéressant : pour le tir du sanglier au fusil lisse, le constructeur considère la précision comme prioritaire et évoque une utilisation à des distances n’excédant pas une cinquantaine de mètres.

Balles Rottweil Exact calibre 12/70

Foster : la grande famille américaine

À côté des conceptions européennes existe l’incontournable Foster, omniprésente outre-Atlantique. La Foster classique est généralement constituée d’un projectile en plomb relativement tendre, largement évidé dans sa partie arrière et dont la masse se trouve concentrée vers l’avant. De nombreuses versions présentent des nervures et sont vendues sous l’appellation « rifled slug ». Ce terme provoque parfois une confusion : « rifled slug » ne signifie pas qu’elle doit nécessairement être tirée dans un canon rayé. Federal recommande au contraire ses Foster ou « rifled slugs » pour les canons lisses, tandis que ses véritables sabot slugs destinées à prendre les rayures sont prévues pour les canons rayés. La Federal TruBall constitue un bon exemple moderne. En 12/70, sa balle d’une once, environ 28,35 g, sort à 1 600 pieds par seconde, soit environ 488 m/s. Federal annonce 2 485 ft.lb à la bouche, environ 3 370 joules. En 12/76, le même poids passe à 1 700 pieds par seconde, environ 518 m/s, et l’énergie atteint environ 3 800 joules. Federal propose également une TruBall 20/76 de trois quarts d’once, environ 21,3 g, à 1 700 pieds par seconde. Elle développe environ 2 850 joules.

Quelques chiffres pour comparer

Les valeurs ci-dessous permettent de mesurer les différences entre plusieurs grandes familles. Lorsque le fabricant publie directement une énergie, nous reprenons sa valeur. Pour FIER et Rottweil, certaines énergies sont calculées à partir du poids et de la vitesse annoncés selon la formule E = ½ mv².

MunitionCalibreProjectileVitesseÉnergie env.
Brenneke Classic12/7031,5 g430 m/s2 912 J
FIER 2812/7028 g445 m/s2 772 J
Sauvestre BFS12/7026 g500 m/s3 250 J
Rottweil Exact12/7032 g415 m/s2 756 J
Federal TruBall12/7028,35 g488 m/s3 370 J
FIER Expansive Magnum12/7627 g480 m/s3 110 J
Rottweil Exact Magnum12/7632 g480 m/s3 686 J
Brenneke SuperMagnum12/7639 g450 m/s3 947 J
Sauvestre BFS Magnum12/7626 g580 m/s4 380 J
Brenneke Classic16/7027 g415 m/s2 325 J
Rottweil Exact16/7029 g420 m/s2 558 J
Sauvestre BFS16/6722,5 g475 m/s2 540 J
Rottweil Exact Magnum20/7626 g455 m/s2 691 J
Brenneke SuperMagnum20/7628,4 g450 m/s2 874 J
Sauvestre BFS Magnum20/7622,5 g510 m/s2 930 J
Federal TruBall20/7621,3 g518 m/s2 850 J

Sources fabricants : Brenneke, Sauvestre, Rottweil, Federal, FIER et Vouzelaud.

Ces chiffres doivent cependant être lus avec prudence. Une énergie élevée ne permet pas, à elle seule, de désigner la « meilleure » balle. Masse, diamètre, vitesse, construction du projectile, pénétration, déformation et surtout précision dans l’arme utilisée comptent tout autant.

Le sans plomb arrive aussi à balle

Les balles de fusil ne sont pas restées à l’écart du développement des projectiles sans plomb. Sauvestre décline sa BFS dans cette configuration. Sa 12/70 sans plomb pèse 21 g, sort à 540 m/s et développe 3 062 joules. En 12/76, elle atteint 600 m/s pour 3 780 joules. Le 20/76 sans plomb, avec 20,6 g à 535 m/s, atteint 2 948 joules. Brenneke propose notamment la RubinSabot Nature. Avec seulement 19 g en 12/70, elle atteint 610 m/s et 3 535 joules. À 50 mètres, le constructeur annonce encore 1 888 joules. Rottweil utilise pour sa part un projectile d’étain de 25 g avec l’Exact Green. Les données publiées par le fabricant font état de 515 m/s pour la version standard et 565 m/s pour le chargement plus puissant. FIER dispose également de références Expansive Nature et Nature en calibres 12 et 20.

Balles flèche Sauvestre cuivre calibre 20/76

Sabot ne veut pas toujours dire canon rayé

C’est un point sur lequel il faut être extrêmement prudent. Aux États-Unis, de nombreuses « sabot slugs » sont spécifiquement destinées aux canons entièrement rayés. Federal l’indique clairement dans sa documentation générale. Mais ce principe ne peut pas être appliqué à toutes les munitions sous-calibrées. Sauvestre indique au contraire que sa BFS peut être utilisée dans des canons lisses ou rayés, chokés ou non. Brenneke annonce également des systèmes à sabot adaptés à certaines armes lisses. Et même chez un seul fabricant, les règles varient. La Brenneke SuperSabot, par exemple, est prioritairement prévue pour les canons rayés et Brenneke précise que son utilisation dans un canon lisse nécessite l’absence de choke. Il faut donc impérativement suivre les prescriptions propres à la munition choisie et à l’arme. La règle du « j’ai toujours tiré ce type de balle dans mon fusil » n’est pas une fiche technique.

Le fusil choisit parfois sa balle

C’est probablement le conseil le plus important de notre propos. Un fusil qui groupe parfaitement avec une Sauvestre peut être médiocre avec une Brenneke, et inversement. Une FIER, une Exact ou une Foster peut déplacer sensiblement le point d’impact. Sur un juxtaposé ou un superposé, s’ajoute la question de la convergence des deux canons. Une excellente précision obtenue avec le premier tube n’implique pas nécessairement que le second placera sa balle au même endroit. Avant de partir à la chasse, quelques cartouches tirées sur cible à 30 puis 50 mètres permettent de connaître le groupement réel de l’arme, son point d’impact et éventuellement la différence entre les deux canons. Le prix de cet essai peut sembler élevé avec certaines munitions, mais il reste dérisoire comparé au coût d’un animal blessé et d’une recherche.

La question du choke

Là encore, les vieilles affirmations définitives sont à éviter. Brenneke annonce sa Classic utilisable avec ou sans choke. Sauvestre présente la BFS pour les canons chokés ou non. FIER explique que son container plastique permet un passage dans les différents chokes. Cela ne signifie pas que toutes les balles du marché peuvent être tirées indifféremment dans n’importe quelle arme et n’importe quel rétreint. La GECO Competition Slug, par exemple, est annoncée compatible avec le full choke, mais GECO recommande plutôt des chokes ouverts, cylindre, Skeet ou quart de choke, pour obtenir de meilleures performances de tir. À l’inverse, comme nous l’avons vu, Brenneke impose l’absence de choke pour certaines de ses références lorsque celles-ci sont utilisées dans un canon lisse. La notice de la munition et celle de l’arme doivent donc rester la référence.

Une munition de chasse peut coûter cher

C’est l’autre aspect du sujet, rarement abordé : le prix d’une balle de fusil peut aujourd’hui atteindre plusieurs euros à chaque pression sur la détente. Au 23 septembre 2026, Vouzelaud affiche sa FIER 24 en 12/70 à 16,70 € la boîte de cinq, soit 3,34 € le coup. La FIER 28 est à 17,40 €, soit 3,48 € la cartouche. La FIER Expansive 12/70 atteint 20,80 € les cinq, soit 4,16 € le coup, et l’Expansive 12/76 coûte 21 €, soit 4,20 € la cartouche. Chez Armurerie Lavaux, une boîte de six Sauvestre BFS 20/76 était affichée à 28,50 €, soit 4,75 € par tir. À raison de deux ou trois boîtes simplement pour déterminer quelle munition groupe le mieux dans son fusil puis effectuer quelques séances au sanglier courant, la facture monte vite.

Pourquoi les slugs de tir peuvent tenter

C’est ici qu’intervient une confusion qu’il faut absolument éviter. Le mot anglais « slug » désigne simplement une cartouche de fusil chargée d’un projectile unique. Une Foster destinée au cerf ou au sanglier est donc elle aussi une slug. En revanche, il existe aujourd’hui toute une catégorie de slugs expressément développées pour le tir sportif, notamment le tir dynamique. Leur prix est souvent beaucoup plus faible que celui d’une munition de chasse spécialisée. Un relevé de prix effectué chez des armuriers français le 6 septembre 2026 donnait par exemple la Jocker RSD Tactical Sport Slug 28 g autour de 0,75 € le coup, la Tunet Commando Shooting Slug 28 g autour de 0,88 € et la GECO Competition Slug Red 28 autour de 1 € la cartouche. Face à une balle de chasse à 3,50 €, 4 € ou davantage, on comprend immédiatement pourquoi certains chasseurs peuvent être tentés de regarder du côté de ces munitions beaucoup moins coûteuses. Mais le raisonnement consistant à comparer uniquement le poids, la vitesse et les joules est insuffisant.

Une slug de compétition n’est pas une balle de chasse

Prenons le cas de la GECO Coated Competition Slug Black 26. Elle propulse 26 g à 450 m/s. Son énergie calculée atteint environ 2 630 joules. La Red 28 utilise 28 g à 420 m/s, soit environ 2 470 joules. Sur le seul critère énergétique, personne ne pourrait qualifier ces munitions d’anémiques. Pourtant, GECO est parfaitement clair dans sa documentation : les Coated Competition Slug Black 26 et Red 28 ont été conçues pour le tir sportif et ne sont pas destinées à la chasse. Le fabricant explique que la Black a notamment été développée pour obtenir un recul réduit et permettre des enchaînements rapides, tandis que la Red fournit une impulsion supérieure pour assurer le fonctionnement de certains semi-automatiques. Voilà toute la différence entre énergie théorique et destination réelle du projectile. Une balle de chasse doit également présenter un comportement terminal adapté au gibier : pénétration suffisante, conservation de la trajectoire dans les tissus et, selon sa conception, expansion ou transfert d’énergie maîtrisé. Une munition de compétition est d’abord développée pour toucher une cible avec précision, alimenter correctement l’arme, limiter éventuellement le recul et permettre des tirs rapides. Économiser deux ou trois euros par cartouche n’est donc pas une raison suffisante pour détourner une munition de l’usage prévu par son fabricant.

e 12 domine, mais le 16 et le 20 restent sérieux

Le calibre 12 offre évidemment le choix le plus vaste : Brenneke, Sauvestre, FIER, Rottweil, Federal et de nombreux autres fabricants proposent plusieurs chargements. Le calibre 16, beaucoup moins courant aujourd’hui dans les armes neuves, n’est pourtant pas oublié. Brenneke conserve une Classic 16/70 de 27 g développant 2 325 joules et Rottweil propose une Exact 16/70 de 29 g autour de 2 558 joules. Sauvestre et FIER utilisent pour certaines références d’étuis de 67 ou 67,5 mm. Quant au calibre 20, les chiffres montrent qu’il ne mérite certainement pas l’image d’un choix trop faible pour le grand gibier. Entre une Sauvestre 20/76 à 2 930 joules, une Brenneke SuperMagnum à 2 874 joules et une Federal TruBall Magnum autour de 2 850 joules, nous sommes loin d’une munition symbolique. Son intérêt réside également dans des armes généralement plus fines et plus légères, même si une balle Magnum dans un fusil léger rappelle rapidement au tireur les lois de la physique.

La carabine n’a pas rendu la balle de fusil obsolète

L’arme rayée possède des avantages évidents dès que la distance augmente : meilleur coefficient balistique, trajectoire plus tendue, précision généralement supérieure et vaste choix de projectiles. Mais cela ne rend pas la balle de fusil inutile. Dans une enceinte boisée où les tirs se font à quelques dizaines de mètres, avec un chasseur parfaitement habitué à son fusil, une bonne balle qui groupe correctement possède encore toute sa place. La vraie question n’est finalement pas de savoir si une Brenneke, une FIER ou une Sauvestre est « la meilleure ». Il faut savoir laquelle convient à l’arme, quelle précision elle offre réellement, quel comportement le fabricant lui a donné et à quelle distance le chasseur est capable de placer cette balle exactement là où elle doit aller. Avec un fusil à canon lisse comme avec une carabine, les joules impressionnent sur une boîte. Sur le terrain, c’est toujours la balle bien placée qui fait la différence.