Nous en avons tous déjà fait les frais.
Alors comment limiter ces erreurs qui, au mieux, génèrent quelques rigolades entre copains, mais parfois hérissent le poil du patron de chasse au point de voir des expulsions sur-le-champ ? Voici quelques astuces permettant d’identifier rapidement les animaux qui se présentent à votre poste. Et ainsi d’éviter l’erreur de tir. Tout en sachant qu’il s’agit là d’un exercice particulièrement compliqué en l’espace de quelques secondes. Face à un tel constat, il semblerait logique d’offrir aux postés un laps de temps aussi long que possible pour l’identification des animaux.
Mais ce n’est que trop rarement le cas. En effet, la battue pratiquée en plaçant les postés sur des layons étroits n’est absolument pas propice à l’identification préalable du gibier. Pas plus qu’au placement efficace de la balle. À l’inverse, la chasse collective pratiquée selon le principe de la traque-affût permet aux postés d’identifier tranquillement le gibier qui se déplace plus doucement. Voire s’arrête pour tenter de repérer où sont les chiens et les rabatteurs. Le gibier français numéro un est par définition celui qui engendre le plus d’erreurs de tir.
Pour les marcassins en livrée, l’identification visuelle est aisée, eu égard à la présence de rayures sur le pelage et à la taille proche de celle d’un petit chien. L’identification auditive peut aussi entrer en ligne de compte, les marcassins ayant pour habitude de communiquer avec la laie en poussant de petits grognements stridents. Une laie suitée n’est pas forcément une laie meneuse, et sa suite n’est pas forcément constituée de marcassins en livrée. Par conséquent, une laie suitée de bêtes rousses peut très bien faire l’objet d’un prélèvement, à condition que toutes ses bêtes rousses aient été prélevées au préalable. Ce genre d’action de chasse nécessite une maîtrise absolue de la part du chasseur et n’est en aucun cas un objectif à rechercher.
Mode de chasse le plus pratiqué en France, la chasse du sanglier en battue nécessite rapidité et efficacité d’identification de la part du chasseur. Mais comment faire pour éviter l’erreur de tir ? Les consignes au rond du matin étaient claires : pas de marcassin, pas de laie suitée, pas de sanglier au-delà de 80 kg de poids vif, à l’exception des mâles bien armés. Pourtant, après la première traque, on constate déjà plusieurs erreurs de tir. En toute bonne foi, car identifier le sanglier en battue n’est pas une mince affaire.
Comment identifier le sanglier en battue ? : un exercice compliqué
Nous en avons tous déjà fait les frais.
Alors comment limiter ces erreurs qui, au mieux, génèrent quelques rigolades entre copains, mais parfois hérissent le poil du patron de chasse au point de voir des expulsions sur-le-champ ? Voici quelques astuces permettant d’identifier rapidement les animaux qui se présentent à votre poste. Et ainsi d’éviter l’erreur de tir. Tout en sachant qu’il s’agit là d’un exercice particulièrement compliqué en l’espace de quelques secondes. Face à un tel constat, il semblerait logique d’offrir aux postés un laps de temps aussi long que possible pour l’identification des animaux.
Mais ce n’est que trop rarement le cas. En effet, la battue pratiquée en plaçant les postés sur des layons étroits n’est absolument pas propice à l’identification préalable du gibier. Pas plus qu’au placement efficace de la balle. À l’inverse, la chasse collective pratiquée selon le principe de la traque-affût permet aux postés d’identifier tranquillement le gibier qui se déplace plus doucement. Voire s’arrête pour tenter de repérer où sont les chiens et les rabatteurs. Le gibier français numéro un est par définition celui qui engendre le plus d’erreurs de tir.
Vous connaissez tous la fameuse devinette : « Quel est l’animal qui change le plus vite de sexe ? » Réponse : le keiler au saut du layon, qui devient subitement une laie… Pour les animaux qui se présentent en compagnie, la règle d’or consiste à toujours épargner la bête de tête.
Très bien, mais pour la suite, les choses se compliquent…
Laie suitée : la vache sacrée
Pour les marcassins en livrée, l’identification visuelle est aisée, eu égard à la présence de rayures sur le pelage et à la taille proche de celle d’un petit chien. L’identification auditive peut aussi entrer en ligne de compte, les marcassins ayant pour habitude de communiquer avec la laie en poussant de petits grognements stridents. Une laie suitée n’est pas forcément une laie meneuse, et sa suite n’est pas forcément constituée de marcassins en livrée. Par conséquent, une laie suitée de bêtes rousses peut très bien faire l’objet d’un prélèvement, à condition que toutes ses bêtes rousses aient été prélevées au préalable. Ce genre d’action de chasse nécessite une maîtrise absolue de la part du chasseur et n’est en aucun cas un objectif à rechercher.

Bête rousse, bête de compagnie : les rouquins d’abord
Pour les bêtes rousses, comme leur nom l’indique, c’est le pelage qui permet de faire la différence. Le dimorphisme sexuel est très difficile à ce stade, et peu importe, car en principe il est recommandé de prélever tous les animaux dans cette catégorie d’âge. Pour les bêtes de compagnie, les choses se compliquent. En effet, leur taille est plus imposante, mais leur dimorphisme sexuel est à peine marqué et elles se mélangent souvent dans les compagnies (d’où leur nom), certaines laies de compagnie pouvant très bien être suitées. La plus grande attention est par conséquent exigée pour ces dernières, attention qui doit se porter sur la présence éventuelle d’un pinceau pénien ou d’allaites, et bien sûr de marcassins à proximité.
Mode de chasse le plus pratiqué en France, la chasse du sanglier en battue nécessite rapidité et efficacité d’identification de la part du chasseur. Mais comment faire pour éviter l’erreur de tir ? Les consignes au rond du matin étaient claires : pas de marcassin, pas de laie suitée, pas de sanglier au-delà de 80 kg de poids vif, à l’exception des mâles bien armés. Pourtant, après la première traque, on constate déjà plusieurs erreurs de tir. En toute bonne foi, car identifier le sanglier en battue n’est pas une mince affaire.
Comment identifier le sanglier en battue ? : un exercice compliqué
Nous en avons tous déjà fait les frais.
Alors comment limiter ces erreurs qui, au mieux, génèrent quelques rigolades entre copains, mais parfois hérissent le poil du patron de chasse au point de voir des expulsions sur-le-champ ? Voici quelques astuces permettant d’identifier rapidement les animaux qui se présentent à votre poste. Et ainsi d’éviter l’erreur de tir. Tout en sachant qu’il s’agit là d’un exercice particulièrement compliqué en l’espace de quelques secondes. Face à un tel constat, il semblerait logique d’offrir aux postés un laps de temps aussi long que possible pour l’identification des animaux.
Mais ce n’est que trop rarement le cas. En effet, la battue pratiquée en plaçant les postés sur des layons étroits n’est absolument pas propice à l’identification préalable du gibier. Pas plus qu’au placement efficace de la balle. À l’inverse, la chasse collective pratiquée selon le principe de la traque-affût permet aux postés d’identifier tranquillement le gibier qui se déplace plus doucement. Voire s’arrête pour tenter de repérer où sont les chiens et les rabatteurs. Le gibier français numéro un est par définition celui qui engendre le plus d’erreurs de tir.
Vous connaissez tous la fameuse devinette : « Quel est l’animal qui change le plus vite de sexe ? » Réponse : le keiler au saut du layon, qui devient subitement une laie… Pour les animaux qui se présentent en compagnie, la règle d’or consiste à toujours épargner la bête de tête.
Très bien, mais pour la suite, les choses se compliquent…
Laie suitée : la vache sacrée
Pour les marcassins en livrée, l’identification visuelle est aisée, eu égard à la présence de rayures sur le pelage et à la taille proche de celle d’un petit chien. L’identification auditive peut aussi entrer en ligne de compte, les marcassins ayant pour habitude de communiquer avec la laie en poussant de petits grognements stridents. Une laie suitée n’est pas forcément une laie meneuse, et sa suite n’est pas forcément constituée de marcassins en livrée. Par conséquent, une laie suitée de bêtes rousses peut très bien faire l’objet d’un prélèvement, à condition que toutes ses bêtes rousses aient été prélevées au préalable. Ce genre d’action de chasse nécessite une maîtrise absolue de la part du chasseur et n’est en aucun cas un objectif à rechercher.

© Dominique Gest
Bête rousse, bête de compagnie : les rouquins d’abord
Pour les bêtes rousses, comme leur nom l’indique, c’est le pelage qui permet de faire la différence. Le dimorphisme sexuel est très difficile à ce stade, et peu importe, car en principe il est recommandé de prélever tous les animaux dans cette catégorie d’âge. Pour les bêtes de compagnie, les choses se compliquent. En effet, leur taille est plus imposante, mais leur dimorphisme sexuel est à peine marqué et elles se mélangent souvent dans les compagnies (d’où leur nom), certaines laies de compagnie pouvant très bien être suitées. La plus grande attention est par conséquent exigée pour ces dernières, attention qui doit se porter sur la présence éventuelle d’un pinceau pénien ou d’allaites, et bien sûr de marcassins à proximité.
© Dominique Gest
Ragot, laie : le plaisir avec doigté
Concernant les animaux adultes, le dimorphisme est parfaitement marqué. Hure allongée, corps rondelet, allaites, et souvent en tête d’une compagnie pour les laies. La règle consiste à épargner ces femelles adultes suitées, mais là où les densités de population (et de dégâts) sont insoutenables pour l’agriculture et les finances des chasseurs, il est bon d’appliquer le principe consistant à autoriser le tir des laies adultes… si d’aventure sa suite a été prélevée quelques instants auparavant. Certains chasseurs bien entraînés ont cette capacité, alors pourquoi s’en priver ?
Keiler : suites présidentielles
Les vieux mâles, appelés aussi «keilers», ont un corps plus trapu, une ligne dorsale à deux bosses. Une hure plus courte soulignée de grès et de défenses proéminentes. Un pinceau pénien bien marqué et des suites (testicules) bien visibles. Ces animaux sont en général isolés, voire accompagnés d’un page. Moins stressés par les chiens et les rabatteurs que les laies, ils ont tendance à avoir une course plus lente et s’arrêtent à intervalles réguliers pour localiser le danger. Attention aux écoutes (oreilles) qui ne sont en aucun cas un indice d’identification, certaines laies étant tout aussi poilues que les keilers ou vice versa. Exactement comme chez nous les humains !
Laie meneuse : n’interrompez jamais la danse !
C’est elle qui ouvre la voie à ses congénères de la compagnie, et qui maintient la cohésion du groupe tout en transmettant son savoir. Son rôle et son influence dans la compagnie lui octroient de fait un statut particulier face aux chasseurs. Ces derniers doivent éviter à tout prix son prélèvement. La plus grande attention est par conséquent de mise. Car il arrive que les individus d’une compagnie se mélangent avant de sauter la ligne. Et parfois, la laie meneuse n’est pas la première à franchir le Rubicon.
Quand il y a un doute…
On ne le dira jamais assez, avant d’appuyer sur la queue de détente, il faut s’assurer d’avoir parfaitement identifié la cible. Mais ce n’est pas tout. En fait, l’identification du gibier n’est que l’aboutissement d’une séquence d’observation précédant le tir. Concrètement, avant d’identifier l’animal, il faut déjà identifier votre environnement et les zones dans lesquelles le tir est possible en réunissant toutes les conditions de sécurité. Tout comme l’identification du gibier, s’il y a le moindre doute quant à la faisabilité du tir, eh bien, il ne doit alors y avoir aucun doute sur le fait de ne pas tirer !
Une règle élémentaire consiste d’ailleurs à n’armer sa carabine qu’à la dernière seconde avant le tir, et certainement pas dès que l’on perçoit un léger craquement dans le sous-bois.